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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 13:37

 

Dans les enquêtes et discours sur les violences conjugales, le partage des rôles sonne comme une évidence : les hommes sont coupables et les femmes sont victimes.  Un présupposé justifié par les faits, étayé par les statistiques, quand il s’agit des violences physiques, coups, viols, meurtres.  Mais dans la plupart des cas, incantations et travaux mélangent tous les types de violence conjugale, celle des poings et celle des mots.  C’est l’addition à laquelle s’est livrée la seule étude menée en France sur ce sujet, l’ « Enquête nationale sur les violence envers les femmes en France » (ENVEFF), rendue publique en 2001.  De ses conclusions est sorti un « indice global » sur la violence conjugale : 10 % des femmes s’en déclarent victimes.  Ce chiffre effrayant et la terminologie utilisée occultent le fait que les trois quarts de ces « violences » sont des agressions psychologiques – insultes, dénigrements ou harcèlements.  Une question se posait : et les hommes, massivement accusés à l’aulne de ces agressions psychologiques, ne leur arrive-t-il pas d’en être victimes, eux aussi ?  Selon l’étude réalisée par l’institut BVA pour l’Express, hommes et femmes se déclarent à peu près également victimes de cette guerre conjugale, qu’on doit hésiter à qualifier de « violence », fléau trop grave pour être abandonné aux mots.  Il faut s’en tenir aux faits : c’est le sens du combat mené sur ce sujet par la philosophe Elisabeth BADINTER, dont nous publions le discours [1] prononcé lors d’une conférence-débat organisée, le 16 juin, à Lyon par Amnesty International.

 

***

 

Cette enquête est une grande première. Poser aux femmes et aux hommes les mêmes questions sur les tensions qui peuvent exister au sein de leur couple constitue une rupture avec le discours dominant sur les «violences conjugales». Constater qu'hommes et femmes se plaignent à peu près également l'un de l'autre (et, même, que les hommes subissent deux fois plus d'insultes que les femmes) renforce le double malaise que j'ai toujours éprouvé, d'une part à l'égard de la méthode habituellement choisie pour parler des violences faites aux femmes et, de l'autre, à l'égard des conclusions que l'on en tire.

D'abord, la méthode revendiquée par la plupart des institutions ou associations est globalisante: la violence des hommes contre les femmes est, nous dit-on, universelle. On lit, par exemple, dans la brochure d'Amnesty International (2004): «Partout dans le monde, des femmes subissent des actes ou des menaces de violence. C'est une épreuve partagée, au-delà des frontières, de la fortune, de la race ou de la culture. A la maison et dans le milieu où elles vivent, en temps de guerre comme en temps de paix, des femmes sont battues, violées, mutilées en toute impunité.»

Une guerre à deux

C'est dit tout net, de tableau en tableau. La guerre conjugale se pratique à deux. Sondés par l'institut BVA sur les tensions qu'ils ont pu vivre durant les douze derniers mois de leur vie de couple, les Français de 20 à 59 ans ont tous le sentiment d'avoir traversé au moins l'une des situations testées dans cette étude. 44% des personnes interrogées ont essuyé, de la part de leur conjoint, des remarques désagréables sur leur propre famille ou sur leurs amis (es). 34% se sont sentis dévalorisés et critiqués. 30% ont été la cible d'une jalousie questionneuse: «Où étais-tu, avec qui?» 29% ont vu l'autre décider de dépenses importantes sans tenir compte de leur avis. Et 25% ont dû supporter de le voir «cesser de parler, refuser totalement de discuter», bref, faire la gueule. Il y a pire, mais c'est un peu plus rare. 23% se sont entendu balancer des remarques désagréables sur leur physique - «T'es moche!» - et 22% sur leurs performances sexuelles. 23% accusent leur conjoint d'avoir méprisé leurs opinions en privé, et parfois en public (13%).

Mais le plus intéressant n'est pas là. La surprise, ce sont les hommes. Comme les femmes, ils se plaignent d'être à l'occasion rabroués, maltraités, déconsidérés. Plus souvent que les femmes, ils dénoncent le harcèlement jaloux de leur conjointe: 18% d'entre eux (pour 12% des femmes) déclarent que l'autre les empêche de parler à d'autres femmes (hommes). 34% des hommes (26% des femmes) déclarent que l'autre exige de savoir avec qui et où ils étaient; 33% (27% des femmes) que l'autre décide de dépenses importantes sans tenir compte de leur avis. Ce seraient les femmes qui hésiteraient le moins à décocher des critiques sur l'apparence physique. Et elles ne seraient pas les dernières à lancer des insultes ou des injures: 15% des hommes l'affirment, alors que 8% des femmes en accusent leur conjoint. Certes, il s'agit de déclarations. A manier avec précaution, donc. Mais il n'est pas forcément facile, pour un homme, de se dire l'objet de pressions psychologiques.

Sur quelques questions, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à se déclarer victimes: leur conjoint les «dévaloriserait» plus souvent (37%, contre 30%) et s'attaquerait en particulier plus facilement à leurs compétences sexuelles (25%, contre 19%). A noter: sur certaines questions, les femmes répondent de façon plus pessimiste que dans l' «Enquête nationale sur la violence envers les femmes en France» de 2001. Le cadre de notre sondage, moins sombre et plus léger, a sans doute contribué à dédramatiser le sujet, et libéré la parole. S'il montre bien que les hommes et les femmes sont aussi capables les un(e) s que les autres de «violences» conjugales, il ne dit rien, évidemment, de toutes les querelles qui dérapent, le plus souvent au détriment des femmes, dans le fait divers.

Cette approche fait un amalgame entre toutes les sortes de violences, pourtant de nature différente: violences en temps de guerre et en temps de paix. Violences d'Etat et violences privées. La violence du mari ou du compagnon, celle du harceleur sexuel ou moral, du soldat ou du trafiquant. Amalgame aussi entre la Parisienne harcelée dans les transports et la petite Nigérienne victime d'un trafic sexuel ou la Jordanienne victime d'un crime d'honneur. Violence psychologique et violence physique. Violence des Etats totalitaires et patriarcaux, et violence des Etats démocratiques.

Cette approche admet aussi un continuum des violences en mettant sur le même plan la menace d'une gifle conjugale et la lapidation d'une femme adultère: «La main aux fesses dans le métro, les sifflets dans la rue, les coups, les insultes, les humiliations du conjoint, les mariages forcés, les filles violées, etc.» (Collectif national pour les droits des femmes, 2005). Faute de distinctions, on additionne des actes hétérogènes qui ressemblent à un inventaire à la Prévert, où tout vaut tout: l'agression verbale, les pressions psychologiques et les atteintes physiques.

Enfin, il me semble qu'on est peu regardant sur les statistiques utilisées et encore moins sur leurs sources ou leur interprétation. Ainsi, dans l'opuscule d'Amnesty, on lit: «Au moins 1 femme sur 3 a été battue, forcée à des rapports sexuels ou violentée d'une manière ou d'une autre à un moment de sa vie» (Population Reports, n° 11, Johns Hopkins, School of Public Health, déc. 1999). Que signifie «violentée d'une manière ou d'une autre»? Faute de précision, on ne retiendra qu'une chose, à savoir que 1 femme sur 3 est battue ou violée.

Pis: sur Internet, on trouve que «près de 50% des femmes dans le monde ont été battues ou maltraitées physiquement à un moment de leur vie par leur partenaire». Selon le Conseil de l'Europe, la violence domestique est, pour les femmes de 16 à 44 ans, la principale cause de mort et d'invalidité, avant le cancer ou les accidents de la route. Propos lancés par les féministes espagnoles en 2003, cités partout, notamment dans le rapport du Conseil de l'Europe. Ai-je été la seule à sursauter en lisant cela? Les statistiques de l'Inserm indiquent que, pour 2001, 2 402 femmes âgées de 16 à 44 ans sont mortes des suites d'un cancer!

L'Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (Population & sociétés, janvier 2001) révèle un indice global de violence conjugale à l'encontre des Françaises de 10%, qui se décompose bizarrement ainsi: insultes et menaces verbales (4,3%), chantage affectif (1,8%), pressions psychologiques (37%), agressions physiques (2,5%), dont répétées (1,4%), viols et autres pratiques sexuelles imposées (0,9%). Les journalistes et les politiques traduisent: 10% de femmes sont battues en France. Tous les 8 mars, nous avons droit à cette affirmation erronée, sans que jamais personne ne songe ni à consulter les chiffres ni, évidemment, à les rectifier.

 

Quatrième illustration de l'utilisation publicitaire des statistiques: en 1980, deux chercheuses, Mmes Linda MacLeod et Andrée Cadieux, publient un rapport sur la femme battue au Québec et annoncent les chiffres de 300 000 femmes battues et de 52 femmes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint. Durant vingt-quatre ans, les «300 000» deviennent le leitmotiv des mouvements féministes québécois, jusqu'à ce que l'Institut de la statistique du Québec publie une enquête digne de ce nom, en 2004, qui ne compte plus que 14 209 femmes se disant victimes de violences conjugales. Quant aux 52 Québécoises assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint, les chiffres publiés par la Sécurité publique du Québec en 2000-2001 donnent 14 femmes et 7 hommes assassinés par leur conjoint. Linda MacLeod a reconnu son erreur dès 1994. Elle s'est défendue en disant: «Je me sentais sûre de ce chiffre, parce qu'il reflétait une réalité corroborée par ceux et celles qui travaillaient sur la ligne de front. C'était une supposition admise.» Je ne mets pas en doute la bonne foi de ces chercheuses, mais je ne peux m'empêcher de penser que c'est moins la vérité que l'on cherche que la confirmation de présupposés. On charge la barque des violences masculines, on gonfle les chiffres au maximum au point de les défigurer, comme si s'exprimait là le désir inconscient de justifier une condamnation globale de l'autre genre.

 

L'enjeu n'est plus la condamnation des hommes violents, la seule légitime à mes yeux, mais celle des hommes en général.

 

D'où ma stupéfaction devant l'utilisation par les Nations unies, reprise par Amnesty, de l'expression «violence de genre». Expression tirée des travaux des féministes anglo-saxonnes les plus radicales, publiés dans les années 1980-1990. Que signifie «violence de genre»? Faut-il comprendre que la violence est le propre du mâle? Que la masculinité se définit par la domination et l'oppression de l'autre sexe? Que les femmes ignorent la violence?

 

L'enjeu des termes est considérable. Car, si l'on admet cette notion de «violence de genre», on en revient à une définition duelle et opposée de l'humanité: les bourreaux contre les victimes, ou le mal contre le bien. Je pense, pour ma part, que l'on commet une double erreur. D'une part, le concept de «violence de genre» ne me paraît pas fondé. D'autre part, en globalisant la violence masculine, sans la moindre distinction qualitative, culturelle et politique, on se condamne à n'y rien changer.

 

Pour tenter de convaincre que la violence n'est pas le propre d'un genre, je m'en tiendrai aux violences conjugales dans les démocraties occidentales, où l'on est censé avoir une approche plus fouillée et plus scientifique de la question.

 

Premier constat: les enquêtes à notre disposition, tant en France qu'en Europe, notamment celles du Conseil de l'Europe, me semblent trop souvent partielles et donc partiales. Elles sont partielles parce qu'elles ne concernent que les victimes femmes. On a choisi partout, délibérément, d'ignorer s'il y avait des hommes victimes. La justification avancée de cette omission est toujours la même. Elle tient en deux arguments: nous n'avons pas de statistiques, mais nous avons de bonnes raisons de croire que 98% des violences conjugales sont le fait des hommes (cf. Marie-France Hirigoyen dans L'Express du 25 avril 2005: «Les hommes? On ne les a pas sondés. On leur confère par définition le statut d'agresseurs: ils le sont dans 98% des cas»). Quant à la violence des femmes, elle ne serait qu'une légitime défense contre la violence première des hommes.

 

Second constat: faute de travaux indiscutables, les chiffres les plus fantaisistes circulent. Exemple: y a-t-il en France 6 femmes tuées tous les mois par leur conjoint ou ex-conjoint, soit 72 par an, ou 400, comme on l'a dit à l'émission de TF 1 Le Droit de savoir? Et comment évaluer l'ampleur et la signification de ce phénomène quand les statistiques judiciaires et policières ne distinguent pas entre les femmes mortes de violences conjugales et les autres?

 

En attendant, je voudrais montrer que la violence n'a pas de sexe, en mettant en lumière quelques aspects de la violence féminine dont on ne parle que rarement. En ce qui concerne la violence conjugale féminine, comme d'habitude, il nous faut recourir aux travaux du continent américain pour y voir plus clair. En particulier, à la dernière enquête faite pour l'Institut de la statistique du Québec par Denis Laroche, dont les statistiques ont été entérinées par le très féministe Conseil du statut de la femme du Québec en février 2005. A ma connaissance, c'est la première enquête francophone de grande envergure concernant les violences conjugales, qui traite à la fois de la violence masculine et féminine. C'est aussi la première enquête qui distingue violence grave et violence mineure, en dressant une liste de 10 situations de violences physiques qui vont de la menace aux actes. D'où il ressort quatre informations essentielles: dans les cinq dernières années qui précèdent l'enquête, 92,4% des hommes et 94,5% des femmes se sont déclarés exempts de violence physique. En 2002, au Québec, 62 700 femmes et 39 500 hommes se sont dits victimes de violence conjugale (toutes violences confondues). Les actes d'agression subis par les hommes et les femmes ne sont pas exactement les mêmes. Les femmes sont plus victimes de violences physiques graves que les hommes. Parmi elles, 25% ont été battues (pour 10% d'hommes), 20% ont failli être étranglées (4% des hommes), 19% ont été menacées avec une arme (8% des hommes). Sept fois plus de femmes que d'hommes ont été victimes d'agression sexuelle. En revanche, selon les études canadiennes, hommes et femmes sont quasi à égalité face aux «violences» psychologiques.

 

Les Canadiens ont repris du psychologue américain Michael P. Johnson (2000) la distinction, qui me paraît fondamentale, entre deux types de violences conjugales: le «terrorisme conjugal» et la «violence situationnelle».

 

La violence grave qui s'effectue dans un «contexte de terrorisme conjugal» se définit par la volonté d'annihiler le conjoint, de toutes les manières, psychologiquement et physiquement. Cette violence-là provient majoritairement des hommes.

 

Alors que la majorité des hommes victimes de leur conjointe le sont dans un contexte de «violence situationnelle», qui renvoie soit à l'autodéfense de la femme, soit à la violence réciproque, soit à la lutte pour le pouvoir des deux conjoints. Au passage est introduite la notion de «violence interactive», essentielle pour comprendre une bonne partie des violences conjugales.

 

On remarquera donc que, si les femmes sont majoritairement victimes de violences, et en particulier physiques, il leur arrive à elles aussi d'exercer cette violence-là, quand elles sont en position de domination physique ou psychique.

Pour s'en convaincre, il faut se pencher sur la violence des femmes à l'égard des plus faibles. D'abord à l'égard des enfants, sujet peu évoqué, quelques études donnent à réfléchir. Le dernier rapport de l'Odas (Observatoire national de l'action sociale décentralisée, dont dépend l'Aide sociale à l'enfance), de décembre 2004, indique le chiffre de 89 000 enfants en danger en France, dont 18 000 enfants maltraités.

 

Le rapport d'activité 2002 de l'Accueil téléphonique pour l'enfance maltraitée indique que 76,2% des auteurs de mauvais traitements sont les parents, dont 48,8% sont les mères et 27,4% sont les pères des tout-petits, chiffres qui sont probablement sous-estimés. Enfin, le rapport de l'Unicef 2003, sur les décès d'enfants des suites de maltraitance dans les nations riches, fait état de 3 500 décès d'enfants de moins de 15 ans par an. Le rapport ne précise pas la proportion de pères et de mères infanticides, mais il serait mal venu d'en accuser un seul des deux sexes.

 

Une enquête épidémiologique est en cours en France, effectuée par l'Inserm. Les premiers résultats révèlent une sous-estimation des morts par maltraitance d'enfants de moins de 1 an, qu'on aurait attribuées à la «mort subite du nourrisson» (cf. Journal de l'Inserm, mai-juin-juillet 2003). Or qui, majoritairement, prend soin des nourrissons dans notre société? Enfin, je me contenterai de mentionner l'existence de la pédophilie féminine, qu'on a semblé découvrir depuis à peine un an avec les procès d'Outreau et d'Angers.

Je rappelle que dans ce dernier, on comptait, dans le box des accusés, 29 femmes et 37 hommes. Mais sur cette violence-là, nous n'avons, à ce jour, aucune étude sérieuse.

 

Au demeurant, les enfants ne sont pas les seuls êtres faibles susceptibles de pâtir de la violence féminine. La maltraitance des vieilles personnes est un autre sujet qui implique cette violence féminine. En 2003, le ministre des Personnes âgées faisait état du chiffre de 600 000 qui seraient maltraitées. Maltraitance souvent d'origine familiale, à domicile. Mais, que ce soit dans les familles ou dans les institutions, ce sont les femmes qui s'occupent majoritairement des vieux, comme elles s'occupent majoritairement des plus jeunes.

 

Reste un sujet toujours tabou qui n'a fait l'objet que de très rares et parcellaires travaux - spécialement en France: la violence au sein des couples de lesbiennes. Une étude de l'Agence de santé publique du Canada de 1998 conclut qu'il y a la même proportion de violence dans les couples gays et lesbiens que dans les couples hétérosexuels. Toutes violences confondues, 1 couple sur 4 fait état de violence en son sein.

 

De tous ces chiffres fastidieux mais nécessaires, il ressort qu'on ne devrait pas parler de «violence de genre», mais de «droit du plus fort». Un seul crime est indiscutablement plus propre aux hommes qu'aux femmes, c'est le viol, aujourd'hui puni en France aussi sévèrement que le meurtre. Reste qu'hommes et femmes, lorsqu'ils sont en position de domination, peuvent déraper dans la violence. Les photos d'Abou Ghraib en Irak l'ont démontré, comme l'avait déjà démontré la participation des femmes dans les génocides nazi et rwandais. Que les hommes aient été dans l'Histoire les grands responsables de la violence physique est une évidence. Ils sont, depuis des millénaires, les détenteurs de tous les pouvoirs - économiques, religieux, militaires, politiques et familiaux, c'est-à-dire les maîtres des femmes. Mais, dès lors que l'on assiste au partage des pouvoirs qu'appelle la démocratie, il est inévitable que de plus en plus de femmes, en position de domination, tendent à en abuser, c'est-à-dire à être violentes à leur tour.

 

Par ailleurs, il faut reconsidérer le concept de violence, utilisé aujourd'hui pour désigner n'importe quel acte, hors de tout contexte. Le même mot ne peut pas s'appliquer à un geste déplacé dans un lieu public et à un viol. Ni s'appliquer non plus à de nombreuses situations qui figurent dans les enquêtes de violences conjugales. Une remarque désagréable, une insulte, un acte autoritaire déplacé ou même la menace d'une gifle ne peuvent être, en tant que tels, assimilés à une atteinte destructrice de l'autre. Les dérapages de la vie à deux ne suffisent pas à définir le «terrorisme conjugal», qui est d'une tout autre nature et que de nombreux spécialistes définissent aujourd'hui comme «une dynamique de couple où l'un des partenaires porte atteinte à l'intégrité et à la dignité de l'autre par un comportement agressif, actif et répété dont le but est de le contrôler». Il me semble aussi déraisonnable de mettre sur le même plan la violence contre les femmes observée dans les Etats démocratiques et celle observée dans les Etats patriarcaux, non démocratiques. Dans ces derniers, la violence contre les femmes est une violence fondée sur des principes philosophiques, traditionnels et religieux qui sont à l'opposé des nôtres. Ce sont ces principes qui doivent être combattus. Seules l'éducation des femmes et leur mobilisation finiront par mettre fin à cette aliénation systématique, qui donne tous les droits à un sexe et tous les devoirs à l'autre.

 

En revanche, la violence à l'égard des femmes dans nos sociétés est tout à fait contraire à nos principes. Elle appelle la répression de ses auteurs, mais, contrairement à ceux qui disent que toute société est structurellement violente à l'égard des femmes, je pense qu'elle révèle avant tout une pathologie psychologique et sociale, qui nécessite des soins et une réflexion sérieuse sur nos priorités. L'augmentation de la violence que l'on observe dans les sociétés occidentales, quel que soit l'âge, le sexe, et le contexte social, est peut-être à mettre en relation avec une incapacité de plus en plus grande à supporter la contrainte des devoirs et une propension inquiétante à confondre droits universels et désirs individuels.

 

L'hiver 2005 nous a appris qu'il y avait une forte augmentation de la violence des jeunes, dans les écoles, les collèges et les lycées - jusqu'aux maternelles - et qu'elle touchait toutes les classes sociales. Enervements, incivilités, insultes et coups sont devenus l'expression d'une agressivité banale, y compris à l'égard de ceux qui sont censés nous aider et nous protéger, comme les professeurs ou les médecins. Entre 1999 et 2003, l'Insee indique que le nombre de Français victimes d'agressions (injures, menaces, coups) a crû de 20%. Dans ces conditions, on devrait s'interroger sur notre incapacité de plus en plus grande à supporter les frustrations et à maîtriser notre agressivité.

 

C'est notre éducation qui est en cause, et non nos principes. C'est elle qu'il faut changer. Depuis une trentaine d'années, l'épanouissement individuel et la satisfaction de nos désirs ont pris le pas sur le respect de l'autre et de la loi commune. Cela concerne tant les hommes que les femmes et n'a rien à voir avec ce qui se passe dans d'autres régions du monde où, à l'opposé, la loi est un carcan et où l'épanouissement individuel n'a tout simplement pas de sens. En vérité, nos sociétés ont autant besoin de réapprendre la notion de devoir que les autres, de réclamer leurs droits. En voulant à tout prix confondre les deux contextes, on se condamne non seulement à l'impuissance, mais aussi à l'injustice. A force de crier à la «violence de genre», on se rend coupable d'un nouveau sexisme qui n'est pas plus acceptable que le premier. Elisabeth Badinter

 

 

__________________________________

[1]   Élisabeth Badinter, La vérité sur les violences conjugales, paru dans L'Express, lundi le 20 juin 2005 et mis en ligne sur ce lien :

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/famille/la-verite-sur-les-violences-conjugales_485479.html

(Page consultée le 2/03/2011)

Élisabeth Badinter, agrégée de philosophie et féministe, a publié en 2003 ses réflexions sur l'évolution victimiste du féminisme depuis 15 ans qui, selon elle, fait fausse route.

 

 

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Published by Will - dans Société
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 14:06

Chers lecteurs et lectrices, voici ce que Mme Céline Delforge, député bruxelloise ECOLO écrit sur son Blog à notre propos à l’occasion du 3ème Congrès Paroles d’Hommes à Bruxelles en octobre 2008.

La question est de s’inquiéter sérieusement comment pouvoir arriver à l’égalité entre les femmes et les hommes ? J’en appelle à l’aide des féministes (décentes) telles que

Élisabeth Badinter, Gaëlle Renard, Barbara Kay, Lise Bilodeau,… pour ne citer qu’elles pour leur honnêteté intellectuelle ! Merci de réagir.

À bon entendeur !

 

Paroles de masculinistes: la Région ne doit plus tomber dans le panneau

http://www.celinedelforge.be/index.php/2008/11/27/107-paroles-de-masculinistes-la-region-ne-doit-plus-tomber-dans-le-panneau







En octobre dernier, un congrès international « Paroles d’Hommes » de la mouvance dite « masculiniste » (selon laquelle le féminisme dominerait nos sociétés et opprimerait les hommes…) s’est tenu à Bruxelles. Présentée sous une apparence anodine afin de bénéficier de subsides officiels, cette activité à donné une tribune à des individus qui remettent en question les droits des femmes durement acquis et qui nient ou relativisent l’existence de leur oppression (bien réelle celle-là…). Une question orale en commission des finances du 03 novembre à la secrétaire d’Etat Brigitte Grouwels sur le soutien apporté par la Région bruxelloise à cette activité douteuse.

M. le président.- La parole est à Mme Delforge.

Mme Céline Delforge.- Les 17 et 18 octobre dernier, un congrès international intitulé «Hommes: état des lieux », était organisé à Bruxelles par l'association belge « Relais-hommes » et le réseau international « Paroles d'Hommes ». Cette activité jouit, entre autres, du soutien officiel de la Région de Bruxelles-Capitale.

Le but de ce congrès consiste, selon ses organisateurs, à mener une réflexion sur la « place des hommes dans la société, dans la famille et dans le couple ». Derrière ces objectifs d'apparence anodine et consensuelle, les principaux organisateurs et orateurs tiennent pourtant un tout autre langage, très éloigné de l'harmonie entre les hommes et les femmes qu'ils prétendent souhaiter.

Dans la présentation du précédent Congrès « Paroles d'Hommes» qui s'est tenu à Montréal en 2005, on pouvait lire : « Depuis l'avènement du mouvement féministe, on constate que les attaques contre les hommes se sont multipliées et que la virulence de ces attaques a atteint des proportions inouïes (...) pour les féministes, l'homme représente l'ennemi à abattre ou l'animal à dresser. »

Dans les Actes du 1er congrès « Paroles d'Hommes » qui s'est tenu à Genève en 2003, on trouve ceci : « Des hommes et des femmes reprennent la parole pour dénoncer les exagérations d'un mouvement au départ légitime mais qui est actuellement en train de créer de nouvelles injustices : discrimination positive au travail; préjugés favorables aux mères en cas de divorce (...), fausses allégations de violence, d'agression sexuelle ou d'inceste (40% selon certaines études) sans possibilité de poursuite pour diffamation; pensions alimentaires disproportionnées; forte hausse du décrochage scolaire des garçons.»

Parmi les animateurs de ce courant de pensée, qui se définit comme « hoministe », M. Yvon Dallaire, sexologue québecquois, intervenant à Bruxelles, a fait une communication sur le thème « L'hominisme s'oppose-t-il au féminisme ? ».

L'un de ses ouvrages s'intitule « La violence faite aux hommes, une réalité taboue et complexe», dont on peut lire sur son site internet la présentation suivante : « M. Dallaire nous présente des faits surprenants, presque incroyables à première vue, démontrant que la prévalence de laviolence féminine est égale à celle de l'homme. On y apprend même que certains types de violence se retrouvent davantage du côté des femmes, comme celle qui se pratique envers les enfants. »

Dans un autre de ses livres, « Fier d'être un homme », M. Dallaire évoque la question des violences conjugales en ces termes : « Concernant la violence conjugale, il nous faut une approche sans coupable qui responsabilise les deux protagonistes. Pour se disputer, il faut être deux (...) dans un couple, les deux participent à la dispute »

Dans un texte consacré à « la séduction », il affirme que « Pour séduire, il faut d'abord attirer l'attention. Partout, les femmes vont mettre en valeur leurs charmes physiques, les hommes, leur puissance et leur richesse ; (...) Les hommes paradent, les femmes provoquent. »

M. Serge Ferrand, réalisateur d'un documentaire intitulé "La Machine à broyer les hommes", a parlé au Congrès de Bruxelles sur le thème "Pourquoi la question du masculin ne passe-t-elle pas dans les médias ?" Dans un article sur Internet, cette personne conteste les chiffres de la violence faite aux femmes avec ce commentaire : "Effrayer les gens avec des données extraterrestres dans le but de les rallier à sa cause n'est pas étonnant en soi, c'est une pratique courante. Avant, cela s'appelait de la propagande, maintenant on parle de lobby."

Monsieur Jean Gabard, autre invité de marque du Congrès de Bruxelles, est un auteur français. Il a notamment publié un ouvrage intitulé "Le féminisme et ses dérives. Du mâle dominant au père contesté". Il explique qu'il s'agit d'une "réflexion autour de la mise en place de l'idéologie "féministe" qui, au nom d'une certaine idée de la liberté et de l'égalité, rejette l'idéologie de la société patriarcale traditionnelle, une présentation des dérives de cette nouvelle pensée dominante et de ses conséquences, notamment sur l'éducation des enfants."

Dans un texte publié dans un bulletin du Réseau Hommes Belgique, il se demande : "L'égalitarisme ambiant ne nous amène-t-il pas à un nouveau sexisme ?" Ici, cela devient sérieux. "Ainsi, comme certains le proposent, ne cherche-t-on pas, pour aller à l'unité de sexe, à guérir "l'homme malade" pour en faire un "homme nouveau" ? Ne risque-t-on pas, alors, comme ceux qui recherchaient l'unité de race (les hitlériens) ou l'unité de classe (les staliniens) de verser dans l'utopie totalitaire et la confusion ? Nous n'en sommes pas là, mais avec l'idéalisation de l'humain androgyne, ne sommes nous pas déjà un peu dans l'indifférence?"

Une autre figure de ce réseau hoministe est M. Goetelen qui a animé un atelier sur le thème "Retrouver l'estime de soi après une rupture ou un divorce". Il a notamment écrit ceci dans son bulletin électronique : "On sait qu'aujourd'hui une femme ou une mère qui accuse un homme de viol ou d'abus est crue a priori. (...) La victimisation féministe est l'arme de destruction massive d'une certaine mouvance pour abattre les hommes, les émasculer moralement. (...) La démolition du masculin est aussi alimentée par les études de genre, (une) escroquerie intellectuelle. (...) Même des hommes de talent, comme le sociologue idéologue Bourdieu, se sont laissé piéger. A moins qu'ils n'en aient eu quelques bénéfices sous forme de coucheries car on sait qu'encenser une femme est une des armes de la drague la plus grossière et la plus méprisante de celle que l'on convoite."

Sur son blog, il réagit aux protestations des féministes quant à l'organisation de ce colloque en ces termes : "A peine le 3e congrès "Paroles d'hommes" est-il annoncé que les talibanes du féminisme haussent le ton. (...) Les féministes radicales, les brigades rouges du discours dominant, vont-elles encore semer la haine impunément ? (... ) Combien de psychopathes, de staliniennes et de professionnelles de la haine comptez-vous dans vos rangs ? (...) Par la force de notre vérité, nous vous arrêterons avant que notre monde ne soit contaminé entièrement par votre poison idéologique. Avant qu'il ne soit à votre botte - botte dont le modèle est repris de vos copines nazies qui gazaient des juifs il y a soixante-cinq ans dans les camps de concentration.

Le monde doit savoir qui vous êtes vraiment, et ce qu'est devenu le féminisme. Il y a eu beaucoup de dégâts à cause de vous. Il faut maintenant construire une société post-féministe (...) Vade retro, talibanes."

Mme la secrétaire d'Etat peut-elle m'expliquer le support financier et la reconnaissance via son logo que la Région apporte à ce congrès ? Le programme du gouvernement stipule que "laRégion veillera à promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes à travers l'ensemble de ses politiques". Comment se fait-il que notre Région se trouve associée à une activité organisée par des gens qui tiennent des propos aussi hargneux et rétrogrades à l'égard des femmes et qui dénaturent de manière aussi caricaturale leur nécessaire combat? De nombreuses études de genre, que je ne doute pas que la Région finance également, sont également remises en cause ici.

M. le président.- La parole est à Mme Grouwels.

Mme Brigitte Grouwels, secrétaire d'Etat.- Je vais faire le point sur le subventionnement du colloque "Relais Hommes" organisé à Bruxelles dans le cadre de la politique de l'égalité des chances.

Mes services ont reçu une demande de subside en avril 2008. Le dossier en question concernait un congrès international qui devait se tenir à Bruxelles sous le titre "Hommes, état des lieux : ressources et besoins". L'initiateur du projet était l'asbl "Relais Hommes" dont le président siège au conseil pour l'Egalité des Chances entre hommes et femmes de la Région wallonne. Le projet bénéficiait déjà du soutien de l'Institut fédéral pour l'Egalité entre hommes et femmes, qui en était même le sponsor principal, et dans les locaux duquel allait se tenir la première journée du congrès.

Mes services ont étudié le dossier dont il ressortait que le programme aborderait différents aspects de la position et du rôle des hommes dans une société qui aspire à l'égalité des chances entre hommes et femmes. La liste des orateurs était assez diversifiée. Vous comprendrez que, pour évaluer le subventionnement d'un dossier lié à la tenue d'une conférence, mes services ne peuvent vérifier systématiquement les antécédents ou les écrits de chaque orateur prévu. Et ce fut le cas ici aussi. Il convient de remarquer, par ailleurs, que certaines organisations de terrain avec lesquelles nous étions familiers dans le cadre de la politique bruxelloise d'égalité des chances collaboraient également au colloque. Je cite à titre d'exemple l'asbl "Praxis", qui est active dans le domaine de la violence entre partenaires.

Sur la base du dossier introduit - qui était irréprochable et qui cadrait parfaitement avec la politique de l'Egalité des chances - il a été décidé en juin 2008 d'accorder un subside de 3.000 euros.

Je constate à présent que d'autres autorités ont fait de même, qu'il s'agisse de la Région wallonne, de la Communauté française ou de la Province du Brabant wallon.

Le congrès a, en effet, donné lieu à diverses contestations. La nouvelle organisation "VAMOS", en particulier, allait saisir l'occasion pour partir en guerre contre le "masculinisme". Je constate, pour ma part, que vous-même, Mme Delforge, vous vous faites le porte-parole des critiques de "VAMOS", sans pour autant aborder le programme de l'événement en question, hormis le fait que vous le qualifiez d' "anodin et consensuel". Nous pouvons être d'accord à cet égard.

La contestation repose uniquement sur le fait que certains orateurs du congrès sont étiquetés comme appartenant à la mouvance "masculiniste", et ce sur la base d'écrits ou de discours antérieurs. Nulle part, il n'est question que quelque chose dans le programme du congrès porterait atteinte aux femmes ou à l'égalité entre hommes et femmes, que ce soit de manière explicite ou implicite.

Je ne vois dès lors aucune raison de remettre en cause le subside accordé, à plus forte raison quand je n'ai reçu aucun écho négatif sur les propos qui ont été tenus durant le colloque. Bien entendu, nous restons ouverts aux critiques.

M. le président.- La parole est à Mme Delforge.

Mme Céline Delforge.- J'en conviens : vos services n'ont pas eu l'opportunité d'approfondir des recherches sur ce point. Il importe néanmoins que la Région bruxelloise cesse de soutenir ce genre de colloque.

Il s'avère que certains ateliers évoquaient le fait que la mysandrie, le contraire de la mysoginie, prédominerait dans les sociétés occidentales. On y remettait en question les études comparatives entre les sexes paraissant notamment dans les médias sur les salaires, la violence, les tâches domestiques, avec leurs conséquences négatives stigmatisant les "bons" et les "mauvais". Par ailleurs, on remettait en cause également l'existence du "plafond de verre", les femmes, plus naïves, n'ayant pas la même capacité que les hommes à négocier avec leur patron. Par ailleurs, si un homme jouit d'un salaire supérieur à celui des femmes, cela bénéficierait néanmoins à son épouse...


Sur la base de ces divagations évoquées dans le cadre de ce colloque, je souhaiterais qu'à l'avenir la Région n'apporte plus son soutien à ce type d'événement.

 








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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 22:41

La guerre n'est plus ce qu'elle était
Elle est bien plus sournoise

Au vingtième siècle de notre civilisation, une guerre en appelant une autre, deux guerres mondiales vinrent occuper le terrain. La première, stupide et incontrôlée, prépara la seconde, par nazisme interposé. Une logique militaire infernale s’était déclenchée d’elle même, servie par la culture militaire.

Des millions de morts.

Au lieu de se révolter (comme les jeunes hommes le feraient à ce jour, placés dans les mêmes obligations), les hommes ressentirent le besoin de servir la Patrie, l’honneur des Français, l’Armée, etc. Puis, la machine infernale nazie justifia la Résistance. Tous ceux qui périrent ou risquèrent la mort pour résister à la haine nazie contre la fraternité humaine méritent bien sûr notre respect, pour ne pas dire notre admiration.

Mais le vingtième siècle fut, dès 1914, dévolu à la cause militaire. Beaucoup de nos élus furent des anciens combattants. En France, les plus célèbres furent Pétain et de Gaulle, tous deux militaires et chefs d’état. Le premier, héros de la première guerre, fut condamné pour collaboration lors de la seconde. Le second, inexistant lors de la première, détrôna le premier et prit ensuite sa place. Il incarna la résistance en s’exilant, représentant l’armée, mais ne fut pas torturé, déporté, assassiné. Il ne se battit jamais sur le terrain boueux, il ne résista jamais à la torture.

Il fut un chef d’orchestre éloigné des musiciens.

Puis vint 1968. Le vieux militaire ne comprenait plus rien. Une révolution ? Non, une révolte.

Contre le père. Contre l’armée, la religion. Contre la morale judéo chrétienne.

Pour la femme. Pour la mère. Pour le droit, pour la psychanalyse.

Le long cortège des anciens militaires hantant l’Assemblée nationale et les postes d’élus du peuple furent peu à peu réduits en cendres, faute de combattants.

La relève était assurée. Un long cortège de professionnels du droit vint s’asseoir à leur place. Mitterrand puis le caricatural Sarkozy à la place de de Gaulle. Des avocats et juges par centaines dans les fauteuils des anciens militaires. Flanqués de conseillers psychologiques, de pédopsychiatres.

Dans les médias, Dolto écrase Rousseau, Cyrulnik détrône Hugo, Higelin ridiculise Beethoven.

La " justice " triomphe sur la guerre. Jeunes hommes, vous n’êtes plus des militaires : vous êtes des justiciables.

Etes-vous pères ? Alors vous serez jugés, si Madame le veut d’emblée ou si Madame se laisse faire par l’appareil à juger. Car aujourd’hui comme hier, les hommes ne se révoltent pas du présent. Ils se mobilisent contre le passé.

Ils sont antinazis, quand le nazisme est mort. Mais pas anti-légazistes, quand ce fanatisme est le pire que notre siècle ait connu.

La Terreur, ce serait donc hier, au bon vieux temps des anciens avocats, ce ne serait que Marat, l’assassin " ami du Peuple ", éliminé par une femme elle-même ensuite assassinée légalement ? Ce ne serait pas aussi ce que nous vivons aujourd’hui, au nom du droit de normaliser, de tuer ou protéger suivant qu’on est puissant ou misérable ?

Madame a tant souffert, jadis, quand son mari ou son amoureux allait se faire tuer dans les tranchées, dans les camps. Elle peut bien se venger aujourd’hui, grâce au progrès humaniste qu’incarnent quarante mille professionnels du droit de tuer sans rien risquer.

Monsieur a vécu tellement pire sans se rebeller qu’il peut bien aujourd’hui accepter de payer pour elles, de payer pour ses aïeux belliqueux, de payer pour ses enfants, de payer pour l’appareil à affaires qui ne prospère pourtant que grâce à lui.

Notre triste sire président de la " République " se vanta lors de sa promotion avant élection d’avoir commencé sa carrière d’avocat en cassant un père. C’était avant de faire de la politique en singeant de Gaulle, en mimant aussi grossièrement que stratégiquement quiconque pourrait servir sa carrière. Piquant la femme d’un copain, le poste d’un pote, les enfants d’un autre, il est parvenu à être ce qu’il a toujours été. Il en est fier.

On pourrait croire que cet antidestin serait réservé aux tenants de l’argent facile, de la réussite carriériste, de la " droite ".

Pas du tout. Car à " gauche " c’est pareil.

Imaginons par exemple un ex ministre de la justice de " gauche " opposé à la peine de mort.

Un avocat, bien sûr.

Il se vante encore à ce jour d’incarner l’abolition de la peine de mort ordonnée jadis sans état d’âme par des milliers de juges (les mêmes qui à ce jour se révoltent à l’idée que la peine de mort ait existé).

Mais depuis la révolte de 1968, et même si les juges ne peuvent plus tuer directement par bourreau interposé, par bourreau exécutant et non décideur, ces meurtres légalisés se sont démultipliés.

Les juges tuent cent fois plus depuis que la peine de mort est abolie. Chaque jour un homme se tue après torture judiciaire, chaque jour des enfants perdent leurs repères à cause de la perversité judiciaire.

Messmer, de Gaulle, Pétain, Van Ruine Bec, Jolly, De Villepin, Mammers, Sarkozy, Mitterrand, Dati, et vous autres du long cortège des professionnels bruns de la hiérarchie militaire, puis vous autres les noirs parés d’hermine, ceux du droit de tout faire sans jamais rien risquer,

Vous êtes nos zéros.

Vive la ripoublique, vive la fRrance !

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 13:09

Par Yvon Dallaire, M. Ps. Psychologue

Il faut beaucoup d’amour et de bonne foi pour vivre à deux, mais c’est loin, très loin, d’être suffisant. Il faut aussi des connaissances et d’énormes efforts pour empêcher que le fantasme amoureux présent au début ne se transforme en cauchemar, laissant deux adultes au plancher, et des enfants qui répèteront le scénario conjugal de leur parent : passion, fusion, confusion et séparation, parce qu’ils n’auront pas su dans quoi ils s’embarquaient en se mariant et n’auront pas réussi à utiliser les crises conjugales pour en faire des crises de croissance personnelle. Ils se convaincront qu’ils ont tiré un mauvais numéro et qu’une âme sœur les attend désespérément quelque part et qu’en la trouvant, ils trouveront enfin le bonheur.

 

La plus grande illusion sur le couple est que le couple rend heureux. La réalité est que la vie à deux constitue le creuset de nombreuses crises et conflits. À peine 20 % réussissent à les surmonter, les autres divorcent ou se résignent. Le couple, tout comme l’argent, ne rend pas heureux : il nous aide à découvrir qui nous sommes réellement et qui est réellement la personne que nous avons épousée. Cette découverte constitue d’ailleurs le premier moment critique du couple. Personne n’est réellement préparée à la vie de couple car personne ne sait se disputer harmonieusement.

Nous sommes laissés à nous-mêmes pour apprendre les choses les plus importantes de la vie : l’amour, la communication, la sexualité, l’éducation des enfants. Pas étonnant que si peu réussisse. Il faudrait des cours de préparation au mariage basés sur les réalités quotidiennes auxquelles devront faire face les amoureux, sur les différences fondamentales homme – femme, sur la gestion de la lutte pour le pouvoir inévitable lorsque deux personnes vivent longtemps sous le même toit, sur les différentes étapes de la vie amoureuse, sur l’irréalisme de certaines attentes ou perceptions, sur la différence entre l’amour et la passion, sur ce que les hommes doivent éviter de faire et apprendre à faire pour vivre heureux et longtemps avec une femme et l’inverse pour la femme.

Il existe certes des couples heureux, mais ils ne sont pas légion et ne savent pas pourquoi ils sont heureux. Ces couples ont fait, depuis une dizaine d’années, l’objet d’une attention particulière des psychologues à la recherche des raisons qui expliqueraient leur bonheur et qui pourraient être enseignées aux nouveaux couples. Ils n’ont pas trouvé de formule magique, mais ils ont découvert que les couples heureux à long terme manifestent certaines caractéristiques qui font défaut aux couples malheureux et qu’ils évitent les pièges dans lesquels tombent facilement les autresi. Grosso modo, on pourrait résumer ces recherches en disant que les personnes formant les couples heureux ont décidé d’être heureuses plutôt que de chercher à avoir raison sur l’autre. Ils ont découvert que le meilleur pronostic des couples heureux se trouve dans la façon de gérer les crises inévitables de la vie à deux. C’est donc la façon dont un couple se dispute, et non la façon dont un couple s’aime, qui influence son bonheur et sa durée.

D’où la nécessité de savoir au plus tôt que le couple est synonyme de crise, d’apprendre tout aussi rapidement à gérer ces crises par la négociation et d’accepter que l’on puisse vivre heureux ensemble même si des désaccords subsistent. Le couple est synonyme de crises parce qu’il est formé de deux personnes que les crises permettront de confronter pour se remettre en question et évoluer. Le couple générera des crises parce qu’il est formé de deux personnes différentes, à plus forte raison lorsqu’il est formé d’un homme et d’une femme.

Cartographie d’une dispute de couple décrit les neuf moments critiques de la vie d’un couple et les six sources de conflits trop souvent insolubles. L’originalité de ce livre réside dans la présentation des bases neuro-bio-psychologiques à la schismogenèse complémentaire que l’on retrouve dans tous les couples qui viennent en thérapie. Vous y trouverez aussi des stratégies pour apprendre à gérer ces crises et ces conflits et différents « secrets » partagés par tous les couple heureux à long terme.

Ce texte est tiré du livre d’Yvon Dallaire, Cartographie d’une dispute de couple, Genève, Éditions Jouvence, 2007

http://www.psychanalyse-en-ligne.org/index.php?3077-cartographie-dune-dispute-de-couple

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 19:31

Moi, Mirabeau WATERLOO*, je dénonce cette justice qui viole la dignité humaine et encourage le mensonge, en réfutant le droit à la défense de ceux qu’elle juge.

1993/1996 - Cadre commercial pour une multinationale de salon de cuir haut de gamme, j’étais très apprécié de mes patrons et de mes collègues. Je réalisais un bon chiffre d’affaire et je gagnais correctement ma vie. J’étais l’époux d’une femme alcoolique et infidèle qui voyait venir le divorce à ses tors. Mais elle tenait à ma villa, dont elle avait décidé de m’éjecter.

Mon fils aîné, Alain avait 26 ans, et vivait depuis ses 17 ans ½ chez sa grand-mère maternelle Mme POGNON, pour pouvoir poursuivre plus facilement ses études à Bruxelles. Ma fille Vinciane avait 25 ans et vivait maritalement à Bruxelles depuis ses 18 ans. Ma fille Valérie avait 17 ans. Elle avait un studio de 4 m x 5 m pour elle seule dans notre villa, avec un canapé-lit de deux personnes, une télé, une chaîne HIFI et invitait souvent une copine pour loger.

Je venais de découvrir que sa mère tolérait à mon insu, que Valérie brossait les cours, ce qui expliquait un décrochage scolaire. J’avais décidé de mettre mes trois mineurs au pensionnat, comme pour Alain, afin de les protéger de leur mère. David et Alexandra n’avaient que 9 et 10 ans. Ils étaient trop jeunes pour supporter cette ambiance.

L’impensable est apparu dans les conclusions pour la demande en divorce de Mme PINARD : l’horreur des déclarations d’une adolescente qui poignarde son père pour ne pas aller au pensionnat. Ma fille Valérie a écrit :

-         « Depuis que j’ai environ 14 ans, mon père me « colle » sans cesse… Il me chipote sans cesse c’est à dire qu’il me caresse les jambes, me chatouille, me pince les fesses. Ce sont vraiment des attouchements sexuels. Je dois toujours le repousser… il voulait m’embrasser sur la bouche. Je précise qu’il agit de la sorte avec ma petite sœur de 10 ans. Quand je suis à la maison, je suis d’ailleurs toujours dans ma chambre pour ne pas le voir et afin qu’il ne me « colle » pas sans cesse… »

Jamais je n’aurais imaginé toucher une de mes filles. Vinciane le savait et m’a remis toutes les lettres de sa sœur Valérie, qui lui racontait une aventure amoureuse avec un jeune homme, puis lui disait que « papa est gentil et ne sait que faire pour maman, qui boit 4 litres de vin par jour et elle, n’est pas gentille avec lui… ». Elle racontait donc un détournement de mineur qui présume qu’elle n’ignorait en rien les modalités du harcèlement sexuel, dont elle m’avait accusé. Elle avait décidé de me sacrifier pour continuer à vivre sous la tutelle d’une mère dépravée, qui fermait les yeux sur ce que je n’admettais pas.

Mais Mme RINCHON, assistante sociale du Juge de la Jeunesse LOBET, a refusé de lire les lettres de Valérie, sous prétexte qu’elle « ne pouvait pas trahir son intimité ». Cette jeune fille de 17 ans allait donc pouvoir m’accuser d’abominations, me priver de mes enfants cadets, mais surtout, les priver de l’équilibre que je pouvais leur apporter, face à une mère constamment ivre.

Comprenne qui pourra !!!! 

La question se pose sur la logique de cette déclaration, quand on lit le témoignage d’une enfant réellement abusée, ainsi qu’en témoigne une femme éducatrice :

-         « Lorsqu’elle avait 12 ans, hébergée en Famille d’Accueil, lorsqu’elle était seule dans sa chambre, une fille se faisait « chipoter » par le fils (d’âge majeur) de la Maîtresse de la Maison. Elle évitait donc d’être seule dans sa chambre pour que le fils n’en profite de monter pour la rejoindre et la « chipoter ».

Si Valérie passait toute la journée, seule, dans sa chambre, c’est bien parce qu’elle s’y sentait en sécurité, à écouter sa musique et regarder sa télévision, en parfaite connaissance que je n’y viendrais pas pour poser la main sur elle. Jamais elle ne s’est plainte de moi à sa sœur.  ?

Mon fils, qui ne vivait plus à la maison depuis neuf ans, a écrit une longue lettre, où il décrit des faits qui se sont déroulés en son absence. Il répète sans moindre honte ce que sa mère lui dicte, et non ce qu’il a pu voir. Ainsi, la justice a conclu sans débat contradictoire que mon fils…  

-         « a rédigé une lettre à l’attention de Monsieur le Substitut de Procureur du ROI et dans laquelle il dénonce avec force les agissements du défendeur (Mirabeau Waterloo) tant passé qu’actuels, à son égard et à l’encontre de tous ses frères et sœurs… »

Le commissaire-adjoint FRIQUET est également intervenu dans mon couple en crise, en se substituant tour à tour, en expert comptable et en psychologue, alors que je ne l’avais jamais rencontré, ni eu affaire à la police.

Il s’est contenté, dans son procès verbal d’information du 6 janvier 1994 « à la demande de Monsieur le Procureur du ROI » d’un entretien de plus de 2 heures avec la femme dont j’étais en instance de divorce et avec mon fils aîné, pour rédiger un tissu de déclarations mensongères.

Le commissaire-adjoint FRIQUET m’a transformé en « magasinier » qui percevait un salaire mensuel de 40.000 BEF à mi-temps et 22.000 BEF de chômage. En réalité, un accident m’avait causé une invalidité à plus de 66% et ne me permettait plus de travailler qu’à mi-temps. Mon salaire était de 15.000 BEF, additionné d’une commission sur chiffre d’affaire et d’une pension d’invalidité.

Il ajouta : « … que WATERLOO Mirabeau a un comportement anormal et dangereux à l’égard des enfants et de son entourage en général. (…).Nous connaissons WATERLOO Mirabeau depuis des années. Nous apercevons chez cet individu une régression constante de son comportement. Nous le connaissons comme un être rustre et sujet à des crises de colères… présentant une tendance générale de trouble de la personnalité schizoïde.»

Je serais également « haineux et vindicatif », selon le commissaire-adjoint FRIQUET, ce qui correspond au caractère de mon ancienne épouse, que je n’ai supporté qu’en croyant faire le bien de mes enfants. J’ai au contraire, le profile d’un cadre commercial et négociateur en vente aux particuliers, qui se doit d’avoir une attitude souple, correcte et constante envers des centaines de clients, s’il veut réaliser un bon chiffre d’affaire.

Ce PV d’enquête, rédigé uniquement sur base de déclarations mensongères proférées dans le but de me voler ma villa et de me nuire, a été transmis au Procureur de Roi. Il est apparu dans la procédure de divorce, prononcé en mon absence à la suite d’une « erreur administrative », dont la convocation fut envoyée à une mauvaise adresse. Mon ancienne épouse a pu me mettre à la rue et me voler tous mes biens. Elle a également obtenu, par une « erreur administrative » supplémentaire, une pension alimentaire de 5.000 euros par an de plus que je devais payer par la loi et m’a fait saisir mon allocation d’invalidité.

Alexandra, ma fille cadette sait parfaitement que je ne l’ai jamais touchée et que sa sœur a menti à ce sujet. Valérie maintient son mensonge monstrueux mais qui épouserait une femme qui a menti sur son père, pour pouvoir continuer à brosser les cours ? De quoi va-t-elle accuser son mari, quand elle voudra s’en débarrasser ?

Je dénonce une « justice » qui encourage le mensonge !

Je rends hommage à JP que j’ai bien connu et qui est mort d’avoir mis des enfants au monde. Sans oublier les autres pères qui ont traversé mon chemin et qui ont subi le même sort.

Doit-on médiatiser l’impensable horreur sociale ? Des millions d’êtres humains ont été victimes du LEGAZISME, mais beaucoup en sont morts et ne pourront plus jamais rien dire.

Il faut dénoncer ces abominations !

* Les noms des gens de lois sont bien réels, mais les noms de mon ex-famille et de moi-même ont été modifiés, pour que justice se fasse.

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 13:41

Sauvons Marcel !

 

Sauvons aussi notre Justice !

 

Tout le monde a le droit mais aussi le devoir

de se révolter et de lutter

contre l’oppression de qui que ce soit, et où que ce soit !

 

Il y a 20 ans, un père de famille a connu l’horreur des crimes de pédopornographie.  Il s’est engagé dans un noble combat, celui de traquer et de dénoncer ces criminels. 

 

Après la Marche Blanche de 1996, où plus de 300.000 personnes se sont révoltées à Bruxelles, des Parents, de tous pays, se sont mobilisés pour traquer et pour dénoncer ces criminels.  

 

Depuis 1998, cet homme n’a cessé de connaître des ennuis avec la justice, à la suite de fausses accusations contre lui, pour le faire taire !

 

Il fut condamné lourdement à torts !  Les Instances d’Appel et de Cassation n’ont rien changé à sa condamnation.

 

Il est entré en Prison pour 4 ans, malgré son état de santé qui ne permet pas l’incarcération en prison.  Il a décidé de faire la grève de la faim et de la soif pour se révolter contre cette infamie judiciaire.  Il est entré dans le coma.  Il n’a plus que quelques jours à vivre ou quelques heures. 

 

Des représentants de la Justice ont donc commis un crime de plus : un assassinat afin de faire taire cet homme qui a dénoncé un réseau de plus de 90.000 enfants exploités sexuellement. C’est aussi pour ne pas devoir enquêter sur les Réseaux de Pédophilie.

 

La Prison refuse les visites de ses proches et même de sa fille.  Elle doit prouver qu’elle est bien sa fille, et faire une demande écrite.  Les proches sont obligés de fournir une demande écrite, avec une attestation de composition de ménage et un certificat de bonne vie et meurs.  Alors que pour les autres prisonniers, le dépôt de la carte d’identité suffit !  

 

Aujourd’hui, nous comprenons tous la raison pour laquelle des représentants de la Justice Belge ont refusé de poursuivre les enquêtes sur les réseaux de pédocriminels, afin de pouvoir refuser officiellement l’existence de Réseaux de pédophiles.  

 

La Justice Belge, représentée par de tels fonctionnaires, risque de verser encore plus dans l’esprit de Malfaisance Sociale et Nationale !

 

Les Parents militants de plusieurs pays ont décidé de se mobiliser pour demander des comptes à la Justice à l’encontre des actes intolérables de criminels en cols blancs.

 

Il est temps de donner un sérieux coup de balais dans les Palais de Justice !

 

Pour plus de détails et réactions : http://droitfondamental.eu/

 

__________________________

De 1942 à 1943 j’ai failli mourir dans le ventre de ma mère se révoltant en luttant contre l’oppression des Nazis !

Aujourd’hui, de 1994 à 2008 je suis encore obligé de me révolter et de lutter contre l’oppression d’État qui détruit l’avenir et la vie de milliers de citoyens.  

C’est une Honte Nationale !

Ça n’arrive pas qu’aux autres !  Nous devons réagir si nous sommes humains

 

http://translate.google.fr/translate_t#

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 15:38

Mise en perspective

Dans les années 80 et suivantes ont été judiciarisés ou précisés certains délits et crimes sexuels qui jusque là étaient restés dans le cadre de définitions incertaines, ou ignorés. Il s'agit des délits d'agression sexuelle, d'atteinte sexuelle (exercée par un majeur sur un mineur de moins de quinze ans), des crimes de viol et de viol aggravé (commis sur un mineur de moins de quinze ans). Ces mesures ont constitué un indéniable progrès, permettant de sanctionner des actes qui auparavant ne l'étaient pas, ou peu, et d'apporter aux victimes le soutien de la société.

Malheureusement, un certain nombre de personnes ont ensuite utilisé et manipulé ces mesures en portant de fausses accusations. Elles y ont été incitées par l'accueil légitimement bienveillant fait par l'institution judiciaire aux présumées victimes, sa propension à accorder foi à leur version des faits plutôt qu'à celle des auteurs présumés, surtout quand il s'agit d'enfants ou de femmes, la facilité à échapper aux sanctions même lorsqu'elles sont démasquées, et d'autres facteurs. Elles ont inventé un nouveau délit et fait à leur tour des victimes.

La reconnaissance de la réalité des fausses accusations d'abus sexuel n'est nullement en contradiction avec la reconnaissance de la réalité des abus sexuels. Il s'agit des deux faces d'un même problème, dont la solution consiste à les combattre conjointement.

Sommaire

·         Les divers contextes

·         Fausses accusations portées par un enfant contre un de ses parents, ou d'autres adultes

·         Fausses accusations d'abus sur les enfants du couple, portées par un conjoint contre l'autre conjoint dans un contexte de divorce

·         Fausses accusations d'abus sur des enfants, lancées par un adulte contre un ou d'autres adultes

·         Fausses accusations portées par des élèves contre des enseignants

·         Fausses accusations de viol portées par une ex-compagne contre l'ex-compagnon

·         Les réparations

·         Comment comprendre ?

·         Mediagraphie

 

Textes intégraux : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fausses_accusations_d'abus_sexuel

La pertinence du contenu de cet article est remise en cause. - Considérez le contenu de cet article avec précaution. Discutez-en ou améliorez-le !

Dernière modification de cette page le 17 août 2008 à 01:54 - Droit d'auteur : Tous les textes sont disponibles sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL). - Wikipedia® est une marque déposée de la Wikimedia Foundation, Inc., organisation de bienfaisance régie par le paragraphe 501(c)(3) du code fiscal des États-Unis. Politique de confidentialité - À propos de Wikipédia - Avertissement

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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 10:38

Angleterre : constats 27/08/2008

 

L'Anglais habitué aux ciels pluvieux ne craint pas la douche froide, même quand elle est immobilière. Non pas "cold as a cucumber" mais flegmatique comme le veut la réputation, le sujet de la reine voit le meilleur dans le pire : la crise immobilière consolide les ménages. Se Loger s'invite dans l'intimité de nos voisins. Alors, cup of tea ou assiettes brisées ?

Immobilier et divorce : quand une crise chasse l'autre

Dans les pays latins, l'interdiction de fumer dans les lieux publics pouvait faire craindre une recrudescence des divorces, la nicotine ou le besoin d' "en griller une" mélangeant les tables sur le trottoir et favorisant les rencontres. En Angleterre, l'augmentation a porté sur les saisies de logements (+ 48% sur un an). Mauvaise nouvelle, sauf pour le couple britannique, sauvé du divorce d'après les études. Là-bas, la corrélation entre le prix des biens immobiliers et le nombre de divorces s'explique psychologiquement : quand la valeur de la pierre est à la hausse, les propriétaires se sentent plus riches... et par conséquent plus à même de financer leur divorce. Car même si le coût d'un divorce ne se chiffre pas en millions de dollars comme pour les séparations de stars (Steven Spielberg avait dû verser à son ex-femme, Amy Irving, 500 millions de dollars), il a un prix.

L'être cher et la baisse des prix de l'immobilier

Dans le cadre de la baisse actuelle du marché britannique, l'appauvrissement des deux parties immanquablement entraîné par le divorce est inenvisageable, ce qui se traduit par un ralentissement des séparations.

La maison, crise et correction

Selon les dernières statistiques du premier prêteur britannique, Halifax, les prix immobiliers ont chuté de 8,8% ces 12 derniers mois. Une gible ? Plutôt une correction. Le rééquilibrage du marché immobilier était inévitable, un logement valant l'an dernier en moyenne 6 fois le salaire annuel d'un Britannique alors que depuis 1995 un logement coûtait en moyenne deux fois moins, soit 3 fois le salaire annuel.

Quand "défaut de crédit" rime avec "pour la vie"

Les "subprime" ayant abouti à un durcissement des conditions d'octroi d'un crédit immobilier, il est en Grande-Bretagne de plus en plus dur de faire toits à part : les formules de financement les plus généreuses ont été retirées, les crédits couvrant la totalité de la valeur du logement ont disparu du marché. Désormais, les Britanniques doivent se contenter de faire chambres à part ou d'ébrécher les tasses de thé au cours de leurs scènes de ménage.

Des liens resserrés autour des cordons de la bourse

Pas de fumée de cigarette dans les causes de divorce, mais de l'essence dans les motifs de cohabitation ! Oui, face à la flambée des prix à la pompe, des factures d'électricité, de gaz et du panier de courses, les liens des ménages confrontés à de lourdes charges de remboursement se resserrent autour des cordons de la bourse... de plus en plus proches pour cause de billets en peau de chagrin. La baisse du pouvoir d'achat freine les divorces !

Une décohabitation à venir ?

Pour les experts, le principal facteur de soutien de l'immobilier se porte bien puisque 413.000 personnes sont venues depuis un an accroître le nombre des actifs, l'emploi atteignant ainsi le record de 29,5 millions pour la période actuelle. Les fondamentaux de l'économie restés sains laissent présager un avenir aussi "sweet" que la "home" pour le secteur immobilier. Mauvaise nouvelle donc pour la durée de vie des couples ? Le couple n'est pas encore en péril. Pierre qui a la peau du ménage n'est pas encore pour demain.

La mort et les taxes

Si le premier ministre Gordon Brown souhaite faire un geste pour relancer le marché immobilier, l'annulation complète envisagée de la taxe sur les ventes immobilières ne devrait pas entraîner la mort de la cohabitation du couple puisque cette taxe ne s'élève dans la plupart des cas qu'à 1% du bien. Le taux de divorce en Grande-Bretagne ne devrait donc pas tout de suite augmenter.

Du divorce dans la pénurie de logements

Un mariage sur deux se termine par un divorce et un divorce engendre un besoin supplémentaire de logements, mais le divorce n'est pas le seul à participer à la pénurie de logement, surtout sensible dans les grandes agglomérations : il y a aussi l'explosion des familles monoparentales, les Bridget Jones et les "Sans Domicile Commun", autrement dit les couples vivant dans des logements séparés.

Divorce et immobilier : l'exception française ?

La pénurie de logements fait grimper les prix des biens immobiliers, et c'est cette hausse des prix qui ici force les couples à cohabiter parce qu'ils ne peuvent plus se permettre la séparation de domicile, d'autant que la pension alimentaire ou le fisc qui n'accorde qu'une seule part au nouveau célibataire contribuent à l'appauvrissement des deux parties. On pourrait à nouveau s'exclamer "bonne nouvelle pour le divorce !", mais un maintien forcé sous le même toit ne contribue pas plus à la "home sweet home" qu'au retour de flamme ou à la paix des ménages.

Les "Frogs" à la sauce britannique ?

Avec la hausse des taux et les conditions des emprunts immobiliers qui se durcissent, les Français s'orientent vers le défaut de crédit et pourraient bien être mangés à la même sauce que les "Rosbifs" pour ce qui est du ralentissement des divorces. Mais le rééquilibrage du marché immobilier prévu par les professionnels du secteur pourrait engendrer un mouvement inverse avec une baisse des prix permettant de faire domiciles séparés !
Source: http://www.selogerpro.com/156244/209532/article.htm

Si ces divorces ne sont pas que des spéculations pour s’enrichir en se mariant dans l’intention de divorcer plus tard… alors… c’est quoi d’autres ?  On aime donc l’autre pour le fric ! ?  On se marie pour avoir plus dans sa poche et puis on divorce pour se remplir encore plus les poches !  Mariages = Associations d’escroqueries ? CQFD (Will)

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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 12:22

Bonjour,

Des sites ultra féministes - voire « sectaro-femininazis » - comme diraient les associations les plus ultra paternantes (souvent aussi juridico-dépendantes), utilisent exactement le même texte pour démonter la courageuse Elisabeth Badinter...

Sysiphe serait même proche des courants conspirationnistes du Dr. Erick Dietrich (sexopsy/échangisme et thérapies sexuelles/lutte contre la "pedoclastie"...et de Christian Cotten du lobby pro sectaire /liberté de "choix thérapeutique"/piste esotero-mystico-sectaire selon le Nouvel Obs et Le Point pour l'affaire AZF/SNCF en 2002.

Qu'en pensez-vous?

Merci, parentalement, Michel


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FAUSSE ROUTE. d'Elisabeth BADINTER Odile Jacob (221 pages - 17 euros). par Philippe Grün et Marie Bataille. Deux critiques arrivées au moment de l'opération ...
ecrits-vains.com/critique/fausse_route.html - 23k - En cache - Pages similaires - À noter

Amazon.fr: Fausse route : Réflexions sur 30 années de féminisme ...

Fausse route d’Élisabeth Badinter dresse un état des lieux des luttes féministes. ... Broché: 221 pages; Editeur : Odile Jacob (25 avril 2003) ...
www.amazon.fr/Fausse-route-Réflexions-années-féminisme/dp/273811265X - 163k - En cache - Pages similaires - À noter

Fausse route Elisabeth Badinter

Elisabeth Badinter Fausse route. Odile Jacob. Katell Plaisir avec ce livre qui se lit tout seul, de l'écriture fine d'Elisabeth Badinter, de sa réflexion ...
www.voixauchapitre.com/archives/2003/fausse_route.htm - 28k - En cache - Pages similaires - À noter

Fausse route par Élisabeth Badinter

Fausse route. par Élisabeth Badinter. ( Livre ) Odile Jacob 2003, 225 p., 17 euros ISBN : 273811265X. Réflexions sur 30 années de féminisme ...
www.bibliomonde.net/livre/fausse-route-2630.html - 13k - En cache - Pages similaires - À noter

Editions Odile Jacob

Élisabeth Badinter. Fausse Route. « Les stéréotypes d’antan, pudiquement appelés " nos ... Editions Odile Jacob - Tous droits réservés -Qui sommes-nous ?
www.odilejacob.fr/.../index.php?op=par_auteur&auteur=92&cat=&count=&option=&desc=2068

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Femmes en terre d'islam Lez/zone
Cet article classe, à tort , Elisabeth Badinter parmi les féministes. ..... de divorce s'inscrivent précisément dans un contexte de violence conjugale. ...
lezzone.over-blog.com/20-categorie-927193.html - 223k - En cache - Pages similaires - À noter

[Chiennes de garde] Fausse route ou faux procès ?

Fausse route ou faux procès ? Elisabeth Badinter ou la philosophie dans ..... de l’identité masculine, Odile Jacob, 1992 ; Fausse route, Odile Jacob, 2003. ...
www.chiennesdegarde.org/article.php3?id_article=238 - 38k -
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Sisyphe.org - La percée de la mouvance masculiniste en Occident

Chez les philosophes, Elisabeth Badinter s’intéresse depuis longtemps aux hommes, .... de fausses allégations de violences domestiques, d’inceste etc. ...
sisyphe.org/spip.php?article2941 - 62k - En cache - Pages similaires - À noter

Les hommes doivent retourner sur Mars, raconté sur Injustices en ...

Chez les philosophes, Elisabeth Badinter s’intéresse depuis longtemps aux hommes ... consacrée à la violence conjugale et nous présentait quelques messieurs ...
injustices.be/forum/forum.php?fid=79&msg=35744&return=1 - 103k - En cache - Pages similaires - À noter

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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 11:39

D’après « L’imposture Judiciaire » de Pascal DAZIN – Médecin social - Présentation et Résumé par le Collectif La Vie De Pères et SOS Papa BW - Bruxelles Wallonie

http://laviedeperes.over-blog.com/

laviedeperes@hotmail.com

 

Constats collectifs sur plus de 10.000 cas de destructions familiales de 1993 à 2008 en France et en Belgique par le Groupe de Recherches et d’Actions des Pères Violés et Spoliés

La « justice » familiale : entre l’enfer et le cauchemar.

Vous qui entrez dans ce monde, perdez tout espoir…

 

Nous avons le droit et le devoir de nous révolter contre les injustices et les abus de pouvoir des institutions ou de ceux qui les représentent.

Des codes civils interprétables en tous sens

(…) sont brandis aujourd’hui des codes civils interprétables en tous sens, des procédures aussi multiples et complexes qu’il le faudra suivant les cas, des conventions bafouées, des effets de manche, des huissiers et des experts serviles…

Un expert psy d’aujourd’hui est aussi dévoué à son tribunal que jadis un curé l’était à son seigneur

Un expert psy d’aujourd’hui est aussi dévoué à son tribunal que jadis un curé l’était à son seigneur, car on ne mord pas la main qui vous nourrit: il doit donc disséquer la famille naturelle sur ordonnance judiciaire. La décomposer en force du bien et force du mâle.

Quant aux enfants, qui n’existaient jadis que s’ils survivaient pour aider la famille, leur statut a changé: ils existent à présent en tant que prétexte à procès afin d’aider le lobby noir à valider ses honoraires…

Si les pères résistent au traitement judiciaire qu’on leur administre, ils sont psychorigides voire paranoïaques

Pour qu’on les fasse passer en justice, les pères d’aujourd’hui y sont traités comme des sorcières ou des envoûteurs. Au mieux ils sont absents, c’est ce qu’ils ont de mieux à faire pour éviter les ennuis. Mais au pire, sils résistent au traitement judiciaire qu’on leur administre pour leur bien et celui de leurs enfants, ils sont psychorigides voire paranoïaques, incapables de le comprendre et de se soigner…

Les Divorces, mannes providentielles pour le système judiciaire

Cette énorme machine judiciaire familiale est en effet soigneusement huilée, et à travers ses adaptations régulières, tout se passe comme si elle devait réviser ses rouages afin de maintenir son pouvoir absolu sur tous ces parents en difficulté, artificiellement mais quasi-systématiquement happés dans ses engrenages...

La nécessité de discriminer les parents transformés artificiellement en justiciables.

En effet, ce qui caractérise principalement la machine à juger les parents, c’est  en général son caractère intrusif, abusif, son fonctionnement basé par principe sur la nécessité de violer deux conventions ratifiées pour asseoir ses procédures mercantiles, et c’est pour chaque cas particulier, qui ne supporte aucune exception, la nécessité de discriminer les parents transformés artificiellement en justiciables.

 

Le titre de mon premier ouvrage était « les séparations parentales : l’impasse judiciaire ». Il était basé sur une expérience personnelle d’aide bénévole apportée pendant plus de dix ans à des  milliers de personnes spoliées de leurs responsabilités fondamentales, violées dans leur honneur, paupérisées et exclues, volées du plus simple de leur sens de vivre. J’ai démontré que le fonctionnement de cette institution était dévoyé, que plus rien ne pouvait la faire assimiler à cette justice que chacun appellerait de ses vœux, animée de nos idéaux…

Si les femmes sont favorisés c’est parce qu’elles sont instrumentalisées.

Qu’on ne se trompe pas : au contraire de ce qu’elle plaide, cette machine n’est animée d’aucun égard particulier envers les femmes, lesquelles sont tactiquement privilégiées, mais pas respectées : elles sont elles aussi instrumentalisées. Autrement dit, que la plupart des mères l’emportent en pouvoir parental et en pensions sur les pères n’est absolument pas un cadeau gratuit que le monstre en robe noire accorde à la gente féminine. La justice familiale est un monstre froid qui n’aime les parents que pour sa consommation personnelle, mais non pas pour eux ou leurs enfants. Si ce monstre sans limites ni maître dévore quotidiennement du père, discrimine positivement les mères et prélève les deux parents, c’est par stratégie. Epouser le conformisme féministe lui donne de belles allures : il se tient bien à table. Les formes sont respectées…

 

Et sur le fond maintenir et conforter ce féminisme discriminatoire obéit à une autre impérieuse règle : pour mouliner, très vite, pour multiplier les affaires, pour sortir les sacs de farine homologués et homogénéisés des familles recomposées, il faut que les rouages soient fiables. Pas de bavures, pas de grains de sable, donc pas de jurisprudence, car sinon deux conséquences terribles viendraient paralyser la machine à normaliser: la clientèle féminine craindrait d’entrer en justice, de peur de ne plus « gagner », et les ce qu’il resterait d« affaires » durerait beaucoup plus longtemps, et rapporterait moins d’argent.

 

La cruauté ordinaire du lobby le plus conformiste et le plus impuni de France s’abat à présent banalement sur une foule de  parents en difficulté. Elle prétend  sans vergogne être exercée au nom du Peuple français et dans l’intérêt supérieur de leurs enfants.  C’est pourquoi mon nouveau livre ne fera plus référence à « l’impasse judiciaire », mais va bel et bien évoquer l’imposture des gens de droit, qui font tout de travers pour nos enfants et leurs parents, consciemment, comme on exploite sans aucun risque un filon.

 

Avant de condamner les agissements de toutes ces mères dites abusives, il faut se demander pourquoi elles peuvent abuser, quelles forces les y incitent et pourquoi leur dérive est facilitée par le milieu psycho judiciaire et même policier. Car nous vivons dans une jungle de droits discriminants et légalement organisés, que l’on appelle « état de nature ». L’exemple type est assurément cette organisation méticuleuse de la décomposition familiale avec préférence sexuelle obligée dans les tribunaux…

Des magistrats violent chaque jour les conventions ratifiées

Si tous les magistrats violent chaque jour deux conventions ratifiées (celle des droits de l’Homme et celle des Droits des Enfants), c’est qu’ils sont impunis, et se tiennent les coudes avec les autres intervenants, de manière à satisfaire leur goût du pouvoir, qu’il serait vraiment naïf de confondre avec le désir de justice, à conserver leur travail sans risques, et leurs strates d’honoraires providentiels.

L’ensemble du lobby noir continue également de faire la politique de l’autruche, de jouer son rôle dans ce vaste théâtre, parce qu’aucun devoir de suivi, aucun principe de précaution réel, ne s’oppose à la perpétuation de l’exploitation…

Les verrous se sont multipliés pour empêcher toute amélioration de la situation, pour écraser tout projet social

Les verrous illégaux se sont multipliés pour empêcher toute amélioration de la situation, pour écraser tout projet social et républicain de passer la porte du progrès.

-Souvenons-nous, par exemple, de cet arrêt de cassation (arrêt dit « Lejeune » qui empêcha d’invoquer dans les tribunaux  les préceptes d’une convention ratifiée, alors qu’ils s’imposent à tous en dehors de ces lieux d’exercice du droit.

Car les invoquer aurait empêché toute discrimination basée sur le sexe, et toute discrimination entre parents. Cela aurait entraîné que le juge renonce à discriminer, et donc à juger des parents Respecter ces valeurs civilisées fondamentales aurait en conséquence privé le monde des robes noires de sa première source de gains!

-Ou relisons, par exemple, la loi de 2002, dite loi Royal-Ayrault, qui enferme définitivement les parents dans les cabinets d’avocats et les contraint à entrer en procédure pour tout événement familial. A cet égard, le principe de la « résidence alternée » imposée en justice n’est que poudre aux yeux : les parents séparés qui pratiquement ce type de vie familiale ont heureusement échappé à la « justice », et c’est précisément celles et ceux qui ont besoin de la faire peser sur l’autre parent qui devraient se voir purement et simplement interdire ce type de partage égalitariste!)…

Il sera comme d’habitude retenu que la justice manque de moyens

Cette montagne a accouché d’une souris d’ailleurs morte née, puisque sous la pression indécente de ce lobby, il sera comme d’habitude retenu que la justice manque de moyens

(Alors qu’au contraire elle s’investit beaucoup trop dans des missions lucratives mais exorbitantes du droit), que les experts, même mauvais, retrouvent leur job sans risque et sur payé, et que demain nous risquons d’être jugés par encore plus de juges aussi déconnectés des réalités et plus corporatistes et conformistes que jamais…

La justice familiale brise le sens de vivre de dizaines de milliers de gens

Depuis trente cinq ans, sans état d’âme, sans jamais rembourser ni même s’excuser, la justice familiale a brisé le sens de vivre de dizaines de milliers de gens, a brisé la vie de dizaines de milliers d’autres, et tue tous les jours des parents poussés aux réactions extrêmes. N’importe quel médecin serait sous les verrous pour avoir fait dix fois moins de mal à un patient, n’importe quel maire serait sévèrement condamné s’il négligeait autant d’administrés.

 

La première partie de ce livre se rapportera à ce que j’ai personnellement vécu durant treize ans de résistance. L’acharnement actif et passif des robes noires a failli me coûter la vie, et m’a précipité au bord de l’exclusion sociale. De nombreux textes accompagnèrent mes tentatives de résistance lors des audiences en « justice ». Ils restèrent systématiquement et même scrupuleusement lettres mortes, comme si je n’avais pas écrit, pas déposé mes écrits dans les formes. Comme si je n’existais qu’en tant que perdant et condamné d’avance.

 

La seconde partie propose des réflexions sur les nouvelles nuisances sociales entraînées par la pollution judiciaire contemporaine, amorale et  violant les lois civilisées, ainsi qu’une refonte définitive du droit de la famille, qui replace le monde judiciaire à sa vraie place chronologique dans l’ordre naturel des recours…

Le droit, mais surtout le devoir pour chacun de se révolter contre les injustices et les abus de pouvoir

En effet, la Constitution née de la révolution française a affirmé non pas seulement le droit, mais surtout le devoir pour chacun de se révolter contre les injustices et les abus de pouvoir des institutions ou de ceux qui les représentent…

Tous les pilotes de ces institutions font à présent partie du lobby judiciaire

Car en réalité, tous les pilotes de ces institutions font à présent partie du lobby judiciaire. Il est tellement plus avantageux de faire un discours sur les enfants de « sans-papiers » que sur les millions d’enfants illégalement, injustement, et illogiquement privés de père et flanqués d’une mère artificiellement toute puissante dans la France des Droits de l’Homme au service d’un lobby qui ne peut accepter la fin d’une guerre des sexes qui grossit mieux que tout autre filon leur portefeuille boursier...

Un système qui rend les enfants orphelins de père

Je dénonce donc un système qui rend les enfants orphelins de père actif quel qu’il soit, quoi qu’il ait fait ou fasse,  et quoi qu’il veuille faire pour sa famille...

Des officines d’avocats « spécialisés dans le droit de la famille »

A travers quelques écrits rédigés au long de ces années de lutte personnelle et collective (puisque j’ai soutenu des milliers de mes contemporains se heurtant à la néo-barbarie judiciaire), je présenterai également un tableau désastreux de l’involution sociale en cours, de cette fonte des neiges de nos valeurs civilisées, qui paraissent éternelles, et qui s’épandent à présent en eau sale et glacée, évacuées des tribunaux ou des officines d’avocats « spécialisés dans le droit de la famille », pour venir souiller l’ensemble de la population et vicier leur culture…

Quiconque rencontre un problème de santé ne consulte ni un architecte ni une couturière

D’autre part, quiconque rencontre un problème de santé ne consulte ni un architecte ni une couturière. S’il le faisait, son comportement évoquerait  un désordre mental.

 

Pourtant, dans la très grande majorité des cas, qui rencontre un problème de famille se retrouve précipité dans le monde judiciaire. C’est ce qui m’arriva, comme à tant d’autres, voici seize ans.

Toute la société marche sur la tête

C’est donc toute la société qui marche sur la tête. Car aussi vrai qu’un parent n’est pas un délinquant ou qu’un enfant n’est pas un usufruit, la vie de famille ne devrait qu’en bien peu de cas se retrouver d’emblée dans les serres des hommes d’affaires et dans les affres des conflits judiciaires.

Quelques lobbies opportunistes exploitent les difficultés humaines comme jadis on exploitait les mines

Personne ou presque, ne tire la sonnette d’alarme sociale. J’y vois la preuve de notre peur du monde corporatiste le plus puissant et le plus infiltré dans les sphères de pouvoir, et un signe complémentaire de cette folie collective de « justice pour tous». De cette folie qui s’est emparée de nos contemporains, sous la pression, il faut le dire, de quelques lobbies opportunistes qui exploitent les difficultés humaines comme jadis on exploitait les mines…

 

De fait, filon d’hier contre filon d’aujourd’hui, nous sommes passés depuis trente cinq ans de l’âge des carrières de pierre et des valeureuses gueules noires à celle de l’exploitation des familles en difficulté par les robes noires carriéristes…

 

Nous sommes entrés dans l’ère des bénéfices secondaires soutirés par la plus sale des guerres modernes, la guerre des parents sous prétexte de l’intérêt de leurs enfants et de la folie des « droits » qui ont terrassé les libertés, les devoirs, ou même les règles de la vie civilisée…

Aucune étude sur les irréparables dommages que les familles puissent endurer par la faute de cette intrusion judiciaire

Aucune étude concernant les conséquences de la main mise judiciaire  sur la vie de famille n’est réalisée. Elle est pourtant extraordinaire au plan logique et exorbitée du droit conventionnel au plan du fonctionnement républicain de nos institutions. Ce qui s’applique au commun des mortels ne s’applique donc jamais un juge, un huissier, un avocat, un psy agréé, quels que soient les irréparables dommages que les familles puissent endurer par la faute de cette intrusion judiciaire autoritaire. En fait, le principe de précaution et le devoir de suivi s’arrêtent à la porte des tribunaux, section familiale…

Aucune responsabilité sur les provocations de suicides et d’exclusions

Remarque : alors que les harceleurs sont condamnés lors du suicide de la victime, les faiseurs d’injustices, eux, ne sont jamais inquiétés.

 

Qu’un homme se suicide en sortant d’un tribunal où il était rentré en espérant rester père ne pose aucun problème à ceux qui l’ont poussé à cette fin. Et pourtant, en trois décennies de capture judiciaire de cette problématique sociale, il y en a eu des milliers…

 

Que des dizaines de milliers d’autres aient peu à peu été aspirés dans la spirale des exclusions ne fait pas trembler les robes de ces quarante cinq mille hommes de droit, qui martèlent dans leurs publicités se tenir à notre service...

 

Et que des millions gens vivent à présent la norme imbécile des « droits » parentaux calibrés (selon le sexe parental le plus souvent) avec les pertes progressives de liens familiaux qui découlent de ces mesures autoritaires inadaptées, ce n’est pas non plus le problème d’un lobby qui amasse le plus gros de son chiffre d’affaires par le biais de ces procédures artificielles…

Conditionnement à l’affrontement au lieu d’épaulement vers l’apaisement

Je ne me contenterai pas d’évoquer les incroyables péripéties que ce monde noir m’a fait vivre, puisqu’en tant que militant associatif au service de la socialisation républicaine de la vie de famille, ce livre reprendra quelques-unes de mes analyses sociologiques et propositions concrètes pour prévenir les cruautés ordinaires que cette corporation fait subir à tant de familles en désarroi, conditionnées à l’affrontement au lieu d’être épaulées vers l’apaisement…

L’irresponsabilité et l’inimaginables ! On ne peut pas imaginer ça dans notre société !

Jamais je n’aurais imaginé que tout ce qui m’est advenu soit possible dans notre pays. Quand je vois à présent un homme « sans domicile fixe », quand j’entends parler d’un autre qui vient de se suicider, pris dans la spirale infernale, quand j’assiste impuissant à un meurtre familial, je sais à présent que le milieu judiciaire s’en lave les mains, tel Pilate, et parle inlassablement de « forcené », de « drame du divorce », de « crime passionnel » ou de « maladie mentale »…

Résister pour ne pas se supprimer

J’ai résisté peut-être parce que j’ai eu le réflexe d’aider des milliers d’autres, connaissant ces mêmes épreuves, peut-être parce que médecin, j’ai appris à supporter et à ne pas me plaindre, à aider et proposer, peut-être parce que j’ai voulu aller jusqu’au bout avant de démissionner. J’ai résisté parce qu’au dernier moment, je me suis dit que me supprimer serait encore pire pour ma famille…

 

…Car au-delà de la perte des illusions, c’est bien le naufrage des espoirs humains qui est programmé.

 

Tout se passe comme si être père de famille ici et maintenant, et vouloir le rester, expose à la perte de responsabilités, du sens de vivre, au déshonneur, à l’exclusion, au suicide, selon que vous abandonnez tout de suite, ou plus tard, ou jamais, face à un lobby intouchable qui profite de vos difficultés, et même qui les exacerbe afin de mieux en profiter. Ma conviction est faite à ce sujet : l’Homme se plie très souvent aux conditionnements auxquels il est soumis. Notre société conditionne les hommes à démissionner de l’essentiel, ne les aide absolument pas, et pousse les femmes à se sentir toutes puissantes avec l’aide du monde judiciaire et psychologisant agréé, les deux grands bénéficiaires de tous les désordres sociaux…

Recours impossibles afin de protéger le dysfonctionnement judiciaire

Il est intéressant de noter que depuis quelques années, les jugements de séparations parentales ne peuvent plus donner lieu à un recours en cassation et que quiconque s’adresse à cette commission européenne pour ce type de problème social judiciarisé se voit répondre la même chose…Comment mieux prouver la volonté d’un lobby de protéger son propre fonctionnement normalisateur et prédateur ?...

Refus d’application de la Convention des Droits des Enfants et la non discrimination des parents

Alors que je demandais l’application de la Convention des Droits des Enfants et la non discrimination des parents, la juge, très agacée, fit tomber une pile de documents de son estrade, et les avocats en fond de salle firent un chahut très révélateur. Cette magistrate tint à écrire dans l’ordonnance que c’était « évidemment en conformité avec cette convention » que le jugement était rendu (alors qu’un arrêt de cassation interdisait de l’évoquer directement. Ce monde professionnel n’en est pas à une transgression près pourvu qu’il en profite)...

Discriminations légalisées

Inutile également de contacter la « HALDE », structure (En France) récemment créée par le président de la République : cette « Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité », dont l’un des présidents est aussi vice-président de la cour de cassation, ne veut pas entendre parler de cette discrimination là, certes la plus banale de toutes, mais non sujette à critique puisque c’est une discrimination légalisée!...

Une justice indigne d’un pays civilisé

Quand j’écrivis, bien avant Outreau (En France), à un collège de trois magistrates qu’elles et tant d’autres ont fait de la justice une machine indigne d’un pays civilisé, avant tout en s’accaparant une problématique qu’il était illégal et non civilisé d’avoir capté, et que je le fis avec des termes que des centaines d’autres ont depuis repris après analyse du massacre d’Outreau, je fus condamné pour « outrage à magistrats »…

Actes de bassesses sous couvert de la loi

Or, quand on peut commettre des bassesses sans danger et sous couvert de la loi, bien peu résistent à la facilité de l’exploitation de l’homme par l’homme, et certains, plus nombreux que l’on croit dans une corporation sans morale,  y prennent même un plaisir pervers. Il ne faut pas vivre en 1940 pour cela : exploiter les autres sans danger, et sous couvert d’une idéologie, est l’un des deux métiers les plus vieux du monde…

Juges et auxiliaires de justices, esprits de malfaisance sociale 

Zola accusait « les esprits de malfaisance sociale », condamnant à Rennes un peuple à travers un homme, parce qu’il était juif. « Je ne les connais pas », écrivait-il…

Il suffit aux femmes de claquer des doigts car les juges n’aiment pas les pères

J’étais déboussolé, culpabilisé, mais encore amoureux. Je m’arrangeai d’autre part pour que mon fils rencontre sa mère à mi-temps. C’est exactement au moment où son amant fut soulagé des démarches de son divorce qu’elle m’informa souhaiter « clarifier » la situation de notre enfant, m’annonçant, je la cite, « que les juges n‘aiment pas les pères » et « qu’elle n’aurait qu’à claquer dans ses doigts pour que je perde tous mes droits » (cette menace limpide était survenue parce que je lui avais solennellement demandé, en privé, de ne pas exhiber leur sexualité devant mon fils de trois ans, qui en était très perturbé. Cet avertissement n’eut pas l’heur d’être apprécié par le « psy » décrit comme « spécialiste des enfants », ni par leur avocat commun)…

On ne connaît les gens que quand ils vous quittent

(…) on ne connaît les gens que quand ils vous quittent, à la façon dont ils le font, avec les complicités qui sont ensuite les leurs pour vous détruire,  ou à défaut vous réduire pour vous exploiter…

Pour commander gratuitement le manuscrit

Le manuscrit de Pascal DAZIN (par courriel électronique Microsoft Word Document 662 Ko – 154 pages A4) est disponible en écrivant à Pascal DAZIN : pascal.dazin@wanadoo.fr (uniquement en ce moment et avant la publication en Librairie).

 

Nous ne pouvons pas tolérer tant de dysfonctionnements !

Nous devons réagir si nous sommes humains.

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