2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 13:37

 

Dans les enquêtes et discours sur les violences conjugales, le partage des rôles sonne comme une évidence : les hommes sont coupables et les femmes sont victimes.  Un présupposé justifié par les faits, étayé par les statistiques, quand il s’agit des violences physiques, coups, viols, meurtres.  Mais dans la plupart des cas, incantations et travaux mélangent tous les types de violence conjugale, celle des poings et celle des mots.  C’est l’addition à laquelle s’est livrée la seule étude menée en France sur ce sujet, l’ « Enquête nationale sur les violence envers les femmes en France » (ENVEFF), rendue publique en 2001.  De ses conclusions est sorti un « indice global » sur la violence conjugale : 10 % des femmes s’en déclarent victimes.  Ce chiffre effrayant et la terminologie utilisée occultent le fait que les trois quarts de ces « violences » sont des agressions psychologiques – insultes, dénigrements ou harcèlements.  Une question se posait : et les hommes, massivement accusés à l’aulne de ces agressions psychologiques, ne leur arrive-t-il pas d’en être victimes, eux aussi ?  Selon l’étude réalisée par l’institut BVA pour l’Express, hommes et femmes se déclarent à peu près également victimes de cette guerre conjugale, qu’on doit hésiter à qualifier de « violence », fléau trop grave pour être abandonné aux mots.  Il faut s’en tenir aux faits : c’est le sens du combat mené sur ce sujet par la philosophe Elisabeth BADINTER, dont nous publions le discours [1] prononcé lors d’une conférence-débat organisée, le 16 juin, à Lyon par Amnesty International.

 

***

 

Cette enquête est une grande première. Poser aux femmes et aux hommes les mêmes questions sur les tensions qui peuvent exister au sein de leur couple constitue une rupture avec le discours dominant sur les «violences conjugales». Constater qu'hommes et femmes se plaignent à peu près également l'un de l'autre (et, même, que les hommes subissent deux fois plus d'insultes que les femmes) renforce le double malaise que j'ai toujours éprouvé, d'une part à l'égard de la méthode habituellement choisie pour parler des violences faites aux femmes et, de l'autre, à l'égard des conclusions que l'on en tire.

D'abord, la méthode revendiquée par la plupart des institutions ou associations est globalisante: la violence des hommes contre les femmes est, nous dit-on, universelle. On lit, par exemple, dans la brochure d'Amnesty International (2004): «Partout dans le monde, des femmes subissent des actes ou des menaces de violence. C'est une épreuve partagée, au-delà des frontières, de la fortune, de la race ou de la culture. A la maison et dans le milieu où elles vivent, en temps de guerre comme en temps de paix, des femmes sont battues, violées, mutilées en toute impunité.»

Une guerre à deux

C'est dit tout net, de tableau en tableau. La guerre conjugale se pratique à deux. Sondés par l'institut BVA sur les tensions qu'ils ont pu vivre durant les douze derniers mois de leur vie de couple, les Français de 20 à 59 ans ont tous le sentiment d'avoir traversé au moins l'une des situations testées dans cette étude. 44% des personnes interrogées ont essuyé, de la part de leur conjoint, des remarques désagréables sur leur propre famille ou sur leurs amis (es). 34% se sont sentis dévalorisés et critiqués. 30% ont été la cible d'une jalousie questionneuse: «Où étais-tu, avec qui?» 29% ont vu l'autre décider de dépenses importantes sans tenir compte de leur avis. Et 25% ont dû supporter de le voir «cesser de parler, refuser totalement de discuter», bref, faire la gueule. Il y a pire, mais c'est un peu plus rare. 23% se sont entendu balancer des remarques désagréables sur leur physique - «T'es moche!» - et 22% sur leurs performances sexuelles. 23% accusent leur conjoint d'avoir méprisé leurs opinions en privé, et parfois en public (13%).

Mais le plus intéressant n'est pas là. La surprise, ce sont les hommes. Comme les femmes, ils se plaignent d'être à l'occasion rabroués, maltraités, déconsidérés. Plus souvent que les femmes, ils dénoncent le harcèlement jaloux de leur conjointe: 18% d'entre eux (pour 12% des femmes) déclarent que l'autre les empêche de parler à d'autres femmes (hommes). 34% des hommes (26% des femmes) déclarent que l'autre exige de savoir avec qui et où ils étaient; 33% (27% des femmes) que l'autre décide de dépenses importantes sans tenir compte de leur avis. Ce seraient les femmes qui hésiteraient le moins à décocher des critiques sur l'apparence physique. Et elles ne seraient pas les dernières à lancer des insultes ou des injures: 15% des hommes l'affirment, alors que 8% des femmes en accusent leur conjoint. Certes, il s'agit de déclarations. A manier avec précaution, donc. Mais il n'est pas forcément facile, pour un homme, de se dire l'objet de pressions psychologiques.

Sur quelques questions, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à se déclarer victimes: leur conjoint les «dévaloriserait» plus souvent (37%, contre 30%) et s'attaquerait en particulier plus facilement à leurs compétences sexuelles (25%, contre 19%). A noter: sur certaines questions, les femmes répondent de façon plus pessimiste que dans l' «Enquête nationale sur la violence envers les femmes en France» de 2001. Le cadre de notre sondage, moins sombre et plus léger, a sans doute contribué à dédramatiser le sujet, et libéré la parole. S'il montre bien que les hommes et les femmes sont aussi capables les un(e) s que les autres de «violences» conjugales, il ne dit rien, évidemment, de toutes les querelles qui dérapent, le plus souvent au détriment des femmes, dans le fait divers.

Cette approche fait un amalgame entre toutes les sortes de violences, pourtant de nature différente: violences en temps de guerre et en temps de paix. Violences d'Etat et violences privées. La violence du mari ou du compagnon, celle du harceleur sexuel ou moral, du soldat ou du trafiquant. Amalgame aussi entre la Parisienne harcelée dans les transports et la petite Nigérienne victime d'un trafic sexuel ou la Jordanienne victime d'un crime d'honneur. Violence psychologique et violence physique. Violence des Etats totalitaires et patriarcaux, et violence des Etats démocratiques.

Cette approche admet aussi un continuum des violences en mettant sur le même plan la menace d'une gifle conjugale et la lapidation d'une femme adultère: «La main aux fesses dans le métro, les sifflets dans la rue, les coups, les insultes, les humiliations du conjoint, les mariages forcés, les filles violées, etc.» (Collectif national pour les droits des femmes, 2005). Faute de distinctions, on additionne des actes hétérogènes qui ressemblent à un inventaire à la Prévert, où tout vaut tout: l'agression verbale, les pressions psychologiques et les atteintes physiques.

Enfin, il me semble qu'on est peu regardant sur les statistiques utilisées et encore moins sur leurs sources ou leur interprétation. Ainsi, dans l'opuscule d'Amnesty, on lit: «Au moins 1 femme sur 3 a été battue, forcée à des rapports sexuels ou violentée d'une manière ou d'une autre à un moment de sa vie» (Population Reports, n° 11, Johns Hopkins, School of Public Health, déc. 1999). Que signifie «violentée d'une manière ou d'une autre»? Faute de précision, on ne retiendra qu'une chose, à savoir que 1 femme sur 3 est battue ou violée.

Pis: sur Internet, on trouve que «près de 50% des femmes dans le monde ont été battues ou maltraitées physiquement à un moment de leur vie par leur partenaire». Selon le Conseil de l'Europe, la violence domestique est, pour les femmes de 16 à 44 ans, la principale cause de mort et d'invalidité, avant le cancer ou les accidents de la route. Propos lancés par les féministes espagnoles en 2003, cités partout, notamment dans le rapport du Conseil de l'Europe. Ai-je été la seule à sursauter en lisant cela? Les statistiques de l'Inserm indiquent que, pour 2001, 2 402 femmes âgées de 16 à 44 ans sont mortes des suites d'un cancer!

L'Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (Population & sociétés, janvier 2001) révèle un indice global de violence conjugale à l'encontre des Françaises de 10%, qui se décompose bizarrement ainsi: insultes et menaces verbales (4,3%), chantage affectif (1,8%), pressions psychologiques (37%), agressions physiques (2,5%), dont répétées (1,4%), viols et autres pratiques sexuelles imposées (0,9%). Les journalistes et les politiques traduisent: 10% de femmes sont battues en France. Tous les 8 mars, nous avons droit à cette affirmation erronée, sans que jamais personne ne songe ni à consulter les chiffres ni, évidemment, à les rectifier.

 

Quatrième illustration de l'utilisation publicitaire des statistiques: en 1980, deux chercheuses, Mmes Linda MacLeod et Andrée Cadieux, publient un rapport sur la femme battue au Québec et annoncent les chiffres de 300 000 femmes battues et de 52 femmes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint. Durant vingt-quatre ans, les «300 000» deviennent le leitmotiv des mouvements féministes québécois, jusqu'à ce que l'Institut de la statistique du Québec publie une enquête digne de ce nom, en 2004, qui ne compte plus que 14 209 femmes se disant victimes de violences conjugales. Quant aux 52 Québécoises assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint, les chiffres publiés par la Sécurité publique du Québec en 2000-2001 donnent 14 femmes et 7 hommes assassinés par leur conjoint. Linda MacLeod a reconnu son erreur dès 1994. Elle s'est défendue en disant: «Je me sentais sûre de ce chiffre, parce qu'il reflétait une réalité corroborée par ceux et celles qui travaillaient sur la ligne de front. C'était une supposition admise.» Je ne mets pas en doute la bonne foi de ces chercheuses, mais je ne peux m'empêcher de penser que c'est moins la vérité que l'on cherche que la confirmation de présupposés. On charge la barque des violences masculines, on gonfle les chiffres au maximum au point de les défigurer, comme si s'exprimait là le désir inconscient de justifier une condamnation globale de l'autre genre.

 

L'enjeu n'est plus la condamnation des hommes violents, la seule légitime à mes yeux, mais celle des hommes en général.

 

D'où ma stupéfaction devant l'utilisation par les Nations unies, reprise par Amnesty, de l'expression «violence de genre». Expression tirée des travaux des féministes anglo-saxonnes les plus radicales, publiés dans les années 1980-1990. Que signifie «violence de genre»? Faut-il comprendre que la violence est le propre du mâle? Que la masculinité se définit par la domination et l'oppression de l'autre sexe? Que les femmes ignorent la violence?

 

L'enjeu des termes est considérable. Car, si l'on admet cette notion de «violence de genre», on en revient à une définition duelle et opposée de l'humanité: les bourreaux contre les victimes, ou le mal contre le bien. Je pense, pour ma part, que l'on commet une double erreur. D'une part, le concept de «violence de genre» ne me paraît pas fondé. D'autre part, en globalisant la violence masculine, sans la moindre distinction qualitative, culturelle et politique, on se condamne à n'y rien changer.

 

Pour tenter de convaincre que la violence n'est pas le propre d'un genre, je m'en tiendrai aux violences conjugales dans les démocraties occidentales, où l'on est censé avoir une approche plus fouillée et plus scientifique de la question.

 

Premier constat: les enquêtes à notre disposition, tant en France qu'en Europe, notamment celles du Conseil de l'Europe, me semblent trop souvent partielles et donc partiales. Elles sont partielles parce qu'elles ne concernent que les victimes femmes. On a choisi partout, délibérément, d'ignorer s'il y avait des hommes victimes. La justification avancée de cette omission est toujours la même. Elle tient en deux arguments: nous n'avons pas de statistiques, mais nous avons de bonnes raisons de croire que 98% des violences conjugales sont le fait des hommes (cf. Marie-France Hirigoyen dans L'Express du 25 avril 2005: «Les hommes? On ne les a pas sondés. On leur confère par définition le statut d'agresseurs: ils le sont dans 98% des cas»). Quant à la violence des femmes, elle ne serait qu'une légitime défense contre la violence première des hommes.

 

Second constat: faute de travaux indiscutables, les chiffres les plus fantaisistes circulent. Exemple: y a-t-il en France 6 femmes tuées tous les mois par leur conjoint ou ex-conjoint, soit 72 par an, ou 400, comme on l'a dit à l'émission de TF 1 Le Droit de savoir? Et comment évaluer l'ampleur et la signification de ce phénomène quand les statistiques judiciaires et policières ne distinguent pas entre les femmes mortes de violences conjugales et les autres?

 

En attendant, je voudrais montrer que la violence n'a pas de sexe, en mettant en lumière quelques aspects de la violence féminine dont on ne parle que rarement. En ce qui concerne la violence conjugale féminine, comme d'habitude, il nous faut recourir aux travaux du continent américain pour y voir plus clair. En particulier, à la dernière enquête faite pour l'Institut de la statistique du Québec par Denis Laroche, dont les statistiques ont été entérinées par le très féministe Conseil du statut de la femme du Québec en février 2005. A ma connaissance, c'est la première enquête francophone de grande envergure concernant les violences conjugales, qui traite à la fois de la violence masculine et féminine. C'est aussi la première enquête qui distingue violence grave et violence mineure, en dressant une liste de 10 situations de violences physiques qui vont de la menace aux actes. D'où il ressort quatre informations essentielles: dans les cinq dernières années qui précèdent l'enquête, 92,4% des hommes et 94,5% des femmes se sont déclarés exempts de violence physique. En 2002, au Québec, 62 700 femmes et 39 500 hommes se sont dits victimes de violence conjugale (toutes violences confondues). Les actes d'agression subis par les hommes et les femmes ne sont pas exactement les mêmes. Les femmes sont plus victimes de violences physiques graves que les hommes. Parmi elles, 25% ont été battues (pour 10% d'hommes), 20% ont failli être étranglées (4% des hommes), 19% ont été menacées avec une arme (8% des hommes). Sept fois plus de femmes que d'hommes ont été victimes d'agression sexuelle. En revanche, selon les études canadiennes, hommes et femmes sont quasi à égalité face aux «violences» psychologiques.

 

Les Canadiens ont repris du psychologue américain Michael P. Johnson (2000) la distinction, qui me paraît fondamentale, entre deux types de violences conjugales: le «terrorisme conjugal» et la «violence situationnelle».

 

La violence grave qui s'effectue dans un «contexte de terrorisme conjugal» se définit par la volonté d'annihiler le conjoint, de toutes les manières, psychologiquement et physiquement. Cette violence-là provient majoritairement des hommes.

 

Alors que la majorité des hommes victimes de leur conjointe le sont dans un contexte de «violence situationnelle», qui renvoie soit à l'autodéfense de la femme, soit à la violence réciproque, soit à la lutte pour le pouvoir des deux conjoints. Au passage est introduite la notion de «violence interactive», essentielle pour comprendre une bonne partie des violences conjugales.

 

On remarquera donc que, si les femmes sont majoritairement victimes de violences, et en particulier physiques, il leur arrive à elles aussi d'exercer cette violence-là, quand elles sont en position de domination physique ou psychique.

Pour s'en convaincre, il faut se pencher sur la violence des femmes à l'égard des plus faibles. D'abord à l'égard des enfants, sujet peu évoqué, quelques études donnent à réfléchir. Le dernier rapport de l'Odas (Observatoire national de l'action sociale décentralisée, dont dépend l'Aide sociale à l'enfance), de décembre 2004, indique le chiffre de 89 000 enfants en danger en France, dont 18 000 enfants maltraités.

 

Le rapport d'activité 2002 de l'Accueil téléphonique pour l'enfance maltraitée indique que 76,2% des auteurs de mauvais traitements sont les parents, dont 48,8% sont les mères et 27,4% sont les pères des tout-petits, chiffres qui sont probablement sous-estimés. Enfin, le rapport de l'Unicef 2003, sur les décès d'enfants des suites de maltraitance dans les nations riches, fait état de 3 500 décès d'enfants de moins de 15 ans par an. Le rapport ne précise pas la proportion de pères et de mères infanticides, mais il serait mal venu d'en accuser un seul des deux sexes.

 

Une enquête épidémiologique est en cours en France, effectuée par l'Inserm. Les premiers résultats révèlent une sous-estimation des morts par maltraitance d'enfants de moins de 1 an, qu'on aurait attribuées à la «mort subite du nourrisson» (cf. Journal de l'Inserm, mai-juin-juillet 2003). Or qui, majoritairement, prend soin des nourrissons dans notre société? Enfin, je me contenterai de mentionner l'existence de la pédophilie féminine, qu'on a semblé découvrir depuis à peine un an avec les procès d'Outreau et d'Angers.

Je rappelle que dans ce dernier, on comptait, dans le box des accusés, 29 femmes et 37 hommes. Mais sur cette violence-là, nous n'avons, à ce jour, aucune étude sérieuse.

 

Au demeurant, les enfants ne sont pas les seuls êtres faibles susceptibles de pâtir de la violence féminine. La maltraitance des vieilles personnes est un autre sujet qui implique cette violence féminine. En 2003, le ministre des Personnes âgées faisait état du chiffre de 600 000 qui seraient maltraitées. Maltraitance souvent d'origine familiale, à domicile. Mais, que ce soit dans les familles ou dans les institutions, ce sont les femmes qui s'occupent majoritairement des vieux, comme elles s'occupent majoritairement des plus jeunes.

 

Reste un sujet toujours tabou qui n'a fait l'objet que de très rares et parcellaires travaux - spécialement en France: la violence au sein des couples de lesbiennes. Une étude de l'Agence de santé publique du Canada de 1998 conclut qu'il y a la même proportion de violence dans les couples gays et lesbiens que dans les couples hétérosexuels. Toutes violences confondues, 1 couple sur 4 fait état de violence en son sein.

 

De tous ces chiffres fastidieux mais nécessaires, il ressort qu'on ne devrait pas parler de «violence de genre», mais de «droit du plus fort». Un seul crime est indiscutablement plus propre aux hommes qu'aux femmes, c'est le viol, aujourd'hui puni en France aussi sévèrement que le meurtre. Reste qu'hommes et femmes, lorsqu'ils sont en position de domination, peuvent déraper dans la violence. Les photos d'Abou Ghraib en Irak l'ont démontré, comme l'avait déjà démontré la participation des femmes dans les génocides nazi et rwandais. Que les hommes aient été dans l'Histoire les grands responsables de la violence physique est une évidence. Ils sont, depuis des millénaires, les détenteurs de tous les pouvoirs - économiques, religieux, militaires, politiques et familiaux, c'est-à-dire les maîtres des femmes. Mais, dès lors que l'on assiste au partage des pouvoirs qu'appelle la démocratie, il est inévitable que de plus en plus de femmes, en position de domination, tendent à en abuser, c'est-à-dire à être violentes à leur tour.

 

Par ailleurs, il faut reconsidérer le concept de violence, utilisé aujourd'hui pour désigner n'importe quel acte, hors de tout contexte. Le même mot ne peut pas s'appliquer à un geste déplacé dans un lieu public et à un viol. Ni s'appliquer non plus à de nombreuses situations qui figurent dans les enquêtes de violences conjugales. Une remarque désagréable, une insulte, un acte autoritaire déplacé ou même la menace d'une gifle ne peuvent être, en tant que tels, assimilés à une atteinte destructrice de l'autre. Les dérapages de la vie à deux ne suffisent pas à définir le «terrorisme conjugal», qui est d'une tout autre nature et que de nombreux spécialistes définissent aujourd'hui comme «une dynamique de couple où l'un des partenaires porte atteinte à l'intégrité et à la dignité de l'autre par un comportement agressif, actif et répété dont le but est de le contrôler». Il me semble aussi déraisonnable de mettre sur le même plan la violence contre les femmes observée dans les Etats démocratiques et celle observée dans les Etats patriarcaux, non démocratiques. Dans ces derniers, la violence contre les femmes est une violence fondée sur des principes philosophiques, traditionnels et religieux qui sont à l'opposé des nôtres. Ce sont ces principes qui doivent être combattus. Seules l'éducation des femmes et leur mobilisation finiront par mettre fin à cette aliénation systématique, qui donne tous les droits à un sexe et tous les devoirs à l'autre.

 

En revanche, la violence à l'égard des femmes dans nos sociétés est tout à fait contraire à nos principes. Elle appelle la répression de ses auteurs, mais, contrairement à ceux qui disent que toute société est structurellement violente à l'égard des femmes, je pense qu'elle révèle avant tout une pathologie psychologique et sociale, qui nécessite des soins et une réflexion sérieuse sur nos priorités. L'augmentation de la violence que l'on observe dans les sociétés occidentales, quel que soit l'âge, le sexe, et le contexte social, est peut-être à mettre en relation avec une incapacité de plus en plus grande à supporter la contrainte des devoirs et une propension inquiétante à confondre droits universels et désirs individuels.

 

L'hiver 2005 nous a appris qu'il y avait une forte augmentation de la violence des jeunes, dans les écoles, les collèges et les lycées - jusqu'aux maternelles - et qu'elle touchait toutes les classes sociales. Enervements, incivilités, insultes et coups sont devenus l'expression d'une agressivité banale, y compris à l'égard de ceux qui sont censés nous aider et nous protéger, comme les professeurs ou les médecins. Entre 1999 et 2003, l'Insee indique que le nombre de Français victimes d'agressions (injures, menaces, coups) a crû de 20%. Dans ces conditions, on devrait s'interroger sur notre incapacité de plus en plus grande à supporter les frustrations et à maîtriser notre agressivité.

 

C'est notre éducation qui est en cause, et non nos principes. C'est elle qu'il faut changer. Depuis une trentaine d'années, l'épanouissement individuel et la satisfaction de nos désirs ont pris le pas sur le respect de l'autre et de la loi commune. Cela concerne tant les hommes que les femmes et n'a rien à voir avec ce qui se passe dans d'autres régions du monde où, à l'opposé, la loi est un carcan et où l'épanouissement individuel n'a tout simplement pas de sens. En vérité, nos sociétés ont autant besoin de réapprendre la notion de devoir que les autres, de réclamer leurs droits. En voulant à tout prix confondre les deux contextes, on se condamne non seulement à l'impuissance, mais aussi à l'injustice. A force de crier à la «violence de genre», on se rend coupable d'un nouveau sexisme qui n'est pas plus acceptable que le premier. Elisabeth Badinter

 

 

__________________________________

[1]   Élisabeth Badinter, La vérité sur les violences conjugales, paru dans L'Express, lundi le 20 juin 2005 et mis en ligne sur ce lien :

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/famille/la-verite-sur-les-violences-conjugales_485479.html

(Page consultée le 2/03/2011)

Élisabeth Badinter, agrégée de philosophie et féministe, a publié en 2003 ses réflexions sur l'évolution victimiste du féminisme depuis 15 ans qui, selon elle, fait fausse route.

 

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 16:23

 

Enfant et enjeu au sein des séparations[1]

Enfant et enjeu au sein des séparations[2]

Enfant et enjeu au sein des séparations[3]

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 16:19

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 18:44

La Violence appartient à l’Humanité…

Un document VIDEO important à écouter.

 

Phénomène tabou, méconnu et sans doute largement sous estimé par les statistiques, il arrive que des hommes soient aussi les victimes de violences domestiques. Malmenés physiquement et psychiquement par leur épouse, certains d'entre eux ont choisi de rompre le silence. Temps Présent a recueilli leurs témoignages, souvent poignants, et également donné la parole aux femmes responsables de ces violences.

 

Le fait est avéré, le domicile privé, la maison est un des lieux les moins sûrs. C'est dans l'intimité du foyer, à l'abri des regards que l'on compte le plus grand nombre d'homicides et d'agressions graves.

Dans l'esprit général, violences conjugales rime souvent avec femmes battues. Pourtant des hommes sont aussi les cibles de leur compagnes.

Ecrasés par le tabou, les hommes victimes de violence conjugale qui décident de briser le mur du silence ne savent souvent pas où s'adresser pour trouver de l'aide. Sur le terrain, il n'existe pratiquement rien pour leur porter assistance. Battus physiquement, malmenés psychiquement par leurs épouses, souvent séparés de leurs enfants après des divorces difficiles, beaucoup sombrent dans la solitude et la dépression.

(Diffusé le vendredi 14 mars 2008 à 01h00 et lundi 17 mars 2008 à 10h30 et 15h00 sur TSR2.)

 

Vidéo sur : http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=370501&sid=8762712

Un reportage de Jean-Daniel Bohnenblust et Antoine Plantevin

Image : Pierre-Alain Jaussi

Son : Philippe Combes Montage : Jeanine Weber

 

Publié sur: 

« Hommes d’Aujourd’hui » Les défenseurs des droits des hommes et la violence conjugale

http://laviedeperes.over-blog.com/50-comments-16967115.html

Commentaire n° 56 posté le 20/06/2009 

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 14:06

Chers lecteurs et lectrices, voici ce que Mme Céline Delforge, député bruxelloise ECOLO écrit sur son Blog à notre propos à l’occasion du 3ème Congrès Paroles d’Hommes à Bruxelles en octobre 2008.

La question est de s’inquiéter sérieusement comment pouvoir arriver à l’égalité entre les femmes et les hommes ? J’en appelle à l’aide des féministes (décentes) telles que

Élisabeth Badinter, Gaëlle Renard, Barbara Kay, Lise Bilodeau,… pour ne citer qu’elles pour leur honnêteté intellectuelle ! Merci de réagir.

À bon entendeur !

 

Paroles de masculinistes: la Région ne doit plus tomber dans le panneau

http://www.celinedelforge.be/index.php/2008/11/27/107-paroles-de-masculinistes-la-region-ne-doit-plus-tomber-dans-le-panneau







En octobre dernier, un congrès international « Paroles d’Hommes » de la mouvance dite « masculiniste » (selon laquelle le féminisme dominerait nos sociétés et opprimerait les hommes…) s’est tenu à Bruxelles. Présentée sous une apparence anodine afin de bénéficier de subsides officiels, cette activité à donné une tribune à des individus qui remettent en question les droits des femmes durement acquis et qui nient ou relativisent l’existence de leur oppression (bien réelle celle-là…). Une question orale en commission des finances du 03 novembre à la secrétaire d’Etat Brigitte Grouwels sur le soutien apporté par la Région bruxelloise à cette activité douteuse.

M. le président.- La parole est à Mme Delforge.

Mme Céline Delforge.- Les 17 et 18 octobre dernier, un congrès international intitulé «Hommes: état des lieux », était organisé à Bruxelles par l'association belge « Relais-hommes » et le réseau international « Paroles d'Hommes ». Cette activité jouit, entre autres, du soutien officiel de la Région de Bruxelles-Capitale.

Le but de ce congrès consiste, selon ses organisateurs, à mener une réflexion sur la « place des hommes dans la société, dans la famille et dans le couple ». Derrière ces objectifs d'apparence anodine et consensuelle, les principaux organisateurs et orateurs tiennent pourtant un tout autre langage, très éloigné de l'harmonie entre les hommes et les femmes qu'ils prétendent souhaiter.

Dans la présentation du précédent Congrès « Paroles d'Hommes» qui s'est tenu à Montréal en 2005, on pouvait lire : « Depuis l'avènement du mouvement féministe, on constate que les attaques contre les hommes se sont multipliées et que la virulence de ces attaques a atteint des proportions inouïes (...) pour les féministes, l'homme représente l'ennemi à abattre ou l'animal à dresser. »

Dans les Actes du 1er congrès « Paroles d'Hommes » qui s'est tenu à Genève en 2003, on trouve ceci : « Des hommes et des femmes reprennent la parole pour dénoncer les exagérations d'un mouvement au départ légitime mais qui est actuellement en train de créer de nouvelles injustices : discrimination positive au travail; préjugés favorables aux mères en cas de divorce (...), fausses allégations de violence, d'agression sexuelle ou d'inceste (40% selon certaines études) sans possibilité de poursuite pour diffamation; pensions alimentaires disproportionnées; forte hausse du décrochage scolaire des garçons.»

Parmi les animateurs de ce courant de pensée, qui se définit comme « hoministe », M. Yvon Dallaire, sexologue québecquois, intervenant à Bruxelles, a fait une communication sur le thème « L'hominisme s'oppose-t-il au féminisme ? ».

L'un de ses ouvrages s'intitule « La violence faite aux hommes, une réalité taboue et complexe», dont on peut lire sur son site internet la présentation suivante : « M. Dallaire nous présente des faits surprenants, presque incroyables à première vue, démontrant que la prévalence de laviolence féminine est égale à celle de l'homme. On y apprend même que certains types de violence se retrouvent davantage du côté des femmes, comme celle qui se pratique envers les enfants. »

Dans un autre de ses livres, « Fier d'être un homme », M. Dallaire évoque la question des violences conjugales en ces termes : « Concernant la violence conjugale, il nous faut une approche sans coupable qui responsabilise les deux protagonistes. Pour se disputer, il faut être deux (...) dans un couple, les deux participent à la dispute »

Dans un texte consacré à « la séduction », il affirme que « Pour séduire, il faut d'abord attirer l'attention. Partout, les femmes vont mettre en valeur leurs charmes physiques, les hommes, leur puissance et leur richesse ; (...) Les hommes paradent, les femmes provoquent. »

M. Serge Ferrand, réalisateur d'un documentaire intitulé "La Machine à broyer les hommes", a parlé au Congrès de Bruxelles sur le thème "Pourquoi la question du masculin ne passe-t-elle pas dans les médias ?" Dans un article sur Internet, cette personne conteste les chiffres de la violence faite aux femmes avec ce commentaire : "Effrayer les gens avec des données extraterrestres dans le but de les rallier à sa cause n'est pas étonnant en soi, c'est une pratique courante. Avant, cela s'appelait de la propagande, maintenant on parle de lobby."

Monsieur Jean Gabard, autre invité de marque du Congrès de Bruxelles, est un auteur français. Il a notamment publié un ouvrage intitulé "Le féminisme et ses dérives. Du mâle dominant au père contesté". Il explique qu'il s'agit d'une "réflexion autour de la mise en place de l'idéologie "féministe" qui, au nom d'une certaine idée de la liberté et de l'égalité, rejette l'idéologie de la société patriarcale traditionnelle, une présentation des dérives de cette nouvelle pensée dominante et de ses conséquences, notamment sur l'éducation des enfants."

Dans un texte publié dans un bulletin du Réseau Hommes Belgique, il se demande : "L'égalitarisme ambiant ne nous amène-t-il pas à un nouveau sexisme ?" Ici, cela devient sérieux. "Ainsi, comme certains le proposent, ne cherche-t-on pas, pour aller à l'unité de sexe, à guérir "l'homme malade" pour en faire un "homme nouveau" ? Ne risque-t-on pas, alors, comme ceux qui recherchaient l'unité de race (les hitlériens) ou l'unité de classe (les staliniens) de verser dans l'utopie totalitaire et la confusion ? Nous n'en sommes pas là, mais avec l'idéalisation de l'humain androgyne, ne sommes nous pas déjà un peu dans l'indifférence?"

Une autre figure de ce réseau hoministe est M. Goetelen qui a animé un atelier sur le thème "Retrouver l'estime de soi après une rupture ou un divorce". Il a notamment écrit ceci dans son bulletin électronique : "On sait qu'aujourd'hui une femme ou une mère qui accuse un homme de viol ou d'abus est crue a priori. (...) La victimisation féministe est l'arme de destruction massive d'une certaine mouvance pour abattre les hommes, les émasculer moralement. (...) La démolition du masculin est aussi alimentée par les études de genre, (une) escroquerie intellectuelle. (...) Même des hommes de talent, comme le sociologue idéologue Bourdieu, se sont laissé piéger. A moins qu'ils n'en aient eu quelques bénéfices sous forme de coucheries car on sait qu'encenser une femme est une des armes de la drague la plus grossière et la plus méprisante de celle que l'on convoite."

Sur son blog, il réagit aux protestations des féministes quant à l'organisation de ce colloque en ces termes : "A peine le 3e congrès "Paroles d'hommes" est-il annoncé que les talibanes du féminisme haussent le ton. (...) Les féministes radicales, les brigades rouges du discours dominant, vont-elles encore semer la haine impunément ? (... ) Combien de psychopathes, de staliniennes et de professionnelles de la haine comptez-vous dans vos rangs ? (...) Par la force de notre vérité, nous vous arrêterons avant que notre monde ne soit contaminé entièrement par votre poison idéologique. Avant qu'il ne soit à votre botte - botte dont le modèle est repris de vos copines nazies qui gazaient des juifs il y a soixante-cinq ans dans les camps de concentration.

Le monde doit savoir qui vous êtes vraiment, et ce qu'est devenu le féminisme. Il y a eu beaucoup de dégâts à cause de vous. Il faut maintenant construire une société post-féministe (...) Vade retro, talibanes."

Mme la secrétaire d'Etat peut-elle m'expliquer le support financier et la reconnaissance via son logo que la Région apporte à ce congrès ? Le programme du gouvernement stipule que "laRégion veillera à promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes à travers l'ensemble de ses politiques". Comment se fait-il que notre Région se trouve associée à une activité organisée par des gens qui tiennent des propos aussi hargneux et rétrogrades à l'égard des femmes et qui dénaturent de manière aussi caricaturale leur nécessaire combat? De nombreuses études de genre, que je ne doute pas que la Région finance également, sont également remises en cause ici.

M. le président.- La parole est à Mme Grouwels.

Mme Brigitte Grouwels, secrétaire d'Etat.- Je vais faire le point sur le subventionnement du colloque "Relais Hommes" organisé à Bruxelles dans le cadre de la politique de l'égalité des chances.

Mes services ont reçu une demande de subside en avril 2008. Le dossier en question concernait un congrès international qui devait se tenir à Bruxelles sous le titre "Hommes, état des lieux : ressources et besoins". L'initiateur du projet était l'asbl "Relais Hommes" dont le président siège au conseil pour l'Egalité des Chances entre hommes et femmes de la Région wallonne. Le projet bénéficiait déjà du soutien de l'Institut fédéral pour l'Egalité entre hommes et femmes, qui en était même le sponsor principal, et dans les locaux duquel allait se tenir la première journée du congrès.

Mes services ont étudié le dossier dont il ressortait que le programme aborderait différents aspects de la position et du rôle des hommes dans une société qui aspire à l'égalité des chances entre hommes et femmes. La liste des orateurs était assez diversifiée. Vous comprendrez que, pour évaluer le subventionnement d'un dossier lié à la tenue d'une conférence, mes services ne peuvent vérifier systématiquement les antécédents ou les écrits de chaque orateur prévu. Et ce fut le cas ici aussi. Il convient de remarquer, par ailleurs, que certaines organisations de terrain avec lesquelles nous étions familiers dans le cadre de la politique bruxelloise d'égalité des chances collaboraient également au colloque. Je cite à titre d'exemple l'asbl "Praxis", qui est active dans le domaine de la violence entre partenaires.

Sur la base du dossier introduit - qui était irréprochable et qui cadrait parfaitement avec la politique de l'Egalité des chances - il a été décidé en juin 2008 d'accorder un subside de 3.000 euros.

Je constate à présent que d'autres autorités ont fait de même, qu'il s'agisse de la Région wallonne, de la Communauté française ou de la Province du Brabant wallon.

Le congrès a, en effet, donné lieu à diverses contestations. La nouvelle organisation "VAMOS", en particulier, allait saisir l'occasion pour partir en guerre contre le "masculinisme". Je constate, pour ma part, que vous-même, Mme Delforge, vous vous faites le porte-parole des critiques de "VAMOS", sans pour autant aborder le programme de l'événement en question, hormis le fait que vous le qualifiez d' "anodin et consensuel". Nous pouvons être d'accord à cet égard.

La contestation repose uniquement sur le fait que certains orateurs du congrès sont étiquetés comme appartenant à la mouvance "masculiniste", et ce sur la base d'écrits ou de discours antérieurs. Nulle part, il n'est question que quelque chose dans le programme du congrès porterait atteinte aux femmes ou à l'égalité entre hommes et femmes, que ce soit de manière explicite ou implicite.

Je ne vois dès lors aucune raison de remettre en cause le subside accordé, à plus forte raison quand je n'ai reçu aucun écho négatif sur les propos qui ont été tenus durant le colloque. Bien entendu, nous restons ouverts aux critiques.

M. le président.- La parole est à Mme Delforge.

Mme Céline Delforge.- J'en conviens : vos services n'ont pas eu l'opportunité d'approfondir des recherches sur ce point. Il importe néanmoins que la Région bruxelloise cesse de soutenir ce genre de colloque.

Il s'avère que certains ateliers évoquaient le fait que la mysandrie, le contraire de la mysoginie, prédominerait dans les sociétés occidentales. On y remettait en question les études comparatives entre les sexes paraissant notamment dans les médias sur les salaires, la violence, les tâches domestiques, avec leurs conséquences négatives stigmatisant les "bons" et les "mauvais". Par ailleurs, on remettait en cause également l'existence du "plafond de verre", les femmes, plus naïves, n'ayant pas la même capacité que les hommes à négocier avec leur patron. Par ailleurs, si un homme jouit d'un salaire supérieur à celui des femmes, cela bénéficierait néanmoins à son épouse...


Sur la base de ces divagations évoquées dans le cadre de ce colloque, je souhaiterais qu'à l'avenir la Région n'apporte plus son soutien à ce type d'événement.

 








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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 02:51

Le 18 décembre 2008

 

Traduction - Translation

http://translate.google.fr/translate_t#

 

Imaginez pour un instant d’Allumer des Bougies dans le Monde Entier et toutes au même moment.

 

Imaginez que nos enfants sachent que nous Allumons des Bougies dans le Monde Entier seulement pour eux.

 

Nous y avons pensé longuement et sommes arrivés à la conclusion que quiconque peut allumer une bougie chez soi ou dans sa propre ville dans un endroit donné.

 

Vous pouvez faire partie de cette initiative pour faire partie du front uni en faveur des enfants et de leur besoin d’avoir leurs deux parents et tous leurs grands-parents présents dans leurs vies.

 

Nous avons choisi la date du 18 décembre 2008 pour notre premier évènement annuel « Allumes une bougie dans le monde entier », exactement une semaine avant Noël, qui représente la période de l’année la plus difficile pour tous ceux qui sentent le manque de leurs enfants mais tout particulièrement pour les enfants qui sont éloignés de l’un de leurs parents et de certains/tous de leurs grands-parents ou, dans certains cas, de toute leur famille.


Nous sommes conscients du fait que, dans trop de cas, les enfants payent un prix très élevé pour les actions de leurs parents. Nous vous demandons de tous vous unir à cette journée vraiment spéciale à l’occasion de « Allumer une Bougie dans le Monde Entier ».

Une bougie que nous allumerons tous au même moment donnera vie à une lumière vibrante dans le monde entier et fera de Noël prochain une fête très spéciale.

 

Nous sommes convaincus que si nous le lui demandions, un enfant choisirait d’avoir ses deux parents au lieu d’un seul. Nous sommes également convaincus qu’un enfant ne devrait jamais être obligé ou contraint par la tromperie de renoncer à l’un de ses parents parce que l’autre n’a plus besoin de lui/elle ou ne le/la veut plus.

 

Nous vous demandons de placer l’enfant en première ligne et de permettre à nos pays de guérir la famille. Il n’y a rien de plus important que la famille. Il n’y a pas de don plus grand que la famille.

La deuxième édition de « Allumer une Bougie dans le Monde Entier » se déroulera le 25 avril 2009.

 

Trois parties pour chaque histoire

 

Définition de la mission


La mission de « Trois parties pour chaque histoire » est très simple. Notre objectif est l’“Union” pour les enfants et leur famille après le divorce ou la séparation.

 

Notre fondatrice s’est retrouvée elle-même au beau milieu de la bataille de sa vie lorsque son fils a perdu ses enfants après le divorce. Les mensonges et les fraudes commises dans le but de tenir éloignés ces enfants durant ces huit très longues années ont représenté quelque chose qu’elle ne voulait plus revivre… étant donné qu’elle-même en tant que petite fille avait été l’objectif de tels abus et fraudes.

 

Nous luttons pour une prise de conscience de cette grave situation dans laquelle se trouvent les enfants et leurs familles. Aucun enfant ne mérite d’aller se coucher le soir avec le sentiment de ne pas être aimé de ses deux parents, de ses grands-parents paternels et maternels et de toute sa famille. Notre but est non seulement d’éduquer les deux parents, mais aussi de provoquer une prise de conscience de la part de tous ceux qui aident à la création des lois dans nos pays.

 

Les Enfants ont Besoin des Deux Parents” et par tous les moyens “Ils Méritent d’être Aimés par leurs Grands-parents

 


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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 00:20

TOUT AUTRE CHOSE

La vie s'invite à la radio ! Des naissances prématurées à la cohabitation légale, des énergies renouvelables au commerce équitable, de l'estime de soi à l'épanouissement au travail : Martine Cornil aborde tous les aspects du quotidien et propose chaque jour les clefs d'une meilleure compréhension du monde qui nous entoure. Un magazine de société qui fait aussi appel à vos témoignages.

L'APPROCHE DU DIVORCE CONFLICTUEL

Présentation : Martine Cornil

Depuis quelques années, la Belgique connaît le taux de divorce le plus élevé en Europe avec 30.000 divorces par an, dont 20 à 25% sont de type conflictuel c'est-à-dire qu'ils entraînent des situations difficiles à supporter et des dégâts psychologiques pour les parents et pour les enfants. A partir du livre 'Approcher le divorce conflictuel' (Ed. Feuilles Familiales), Tout Autre Chose tente d'analyser ces situations de divorce conflictuel et de favoriser une prévention et une meilleure prise en charge de ce type d'explosion d'une cellule familiale.

Livre de Jean-Émile Vandereyden, Neuropsychiatre, 236 pages, 2008

ISBN 2-930280-21-2 - 18€

 

Jean-Emile Vandereyden est Neurologue clinicien et Neuropsychiatrique. Il a fait une superbe émission radio sur le sujet, ce lundi 10 novembre 2008 de 10 à 11H30 sur la Première radio RTBF: "Approcher le divorce conflictuel" pour annoncer son livre remarquable. Le lancement officiel de ce livre se fera prochainement. Vous en serez averti : voir commentaire sur cet article

 

L'émission "Approcher le divorce conflictuel" est diffusée sur Internet.

 

Voici  le site :    www.lapremiere.be        et cliquer sur l’onglet PODCAST      puis cliquer sur la liste des émissions   « Toute autre de chose »

http://old.rtbf.be/rtbf_2000/bin/view_something.cgi?id=0183210_sac

Lien direct :

http://podcasting.rtbf.be/player/index.htm?soundref=http://podaudio.rtbf.be/rod/LP-TAC_Tout_autre_chose_-_10-11-2008_-_Divorc_6197541.mp3&chaine=La%20Premiere&info=Tout%20autre%20chose%20-%2010/11/2008%20-%20Divorce%20conflictuelMartine%20CORNIL

 

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 22:41

La guerre n'est plus ce qu'elle était
Elle est bien plus sournoise

Au vingtième siècle de notre civilisation, une guerre en appelant une autre, deux guerres mondiales vinrent occuper le terrain. La première, stupide et incontrôlée, prépara la seconde, par nazisme interposé. Une logique militaire infernale s’était déclenchée d’elle même, servie par la culture militaire.

Des millions de morts.

Au lieu de se révolter (comme les jeunes hommes le feraient à ce jour, placés dans les mêmes obligations), les hommes ressentirent le besoin de servir la Patrie, l’honneur des Français, l’Armée, etc. Puis, la machine infernale nazie justifia la Résistance. Tous ceux qui périrent ou risquèrent la mort pour résister à la haine nazie contre la fraternité humaine méritent bien sûr notre respect, pour ne pas dire notre admiration.

Mais le vingtième siècle fut, dès 1914, dévolu à la cause militaire. Beaucoup de nos élus furent des anciens combattants. En France, les plus célèbres furent Pétain et de Gaulle, tous deux militaires et chefs d’état. Le premier, héros de la première guerre, fut condamné pour collaboration lors de la seconde. Le second, inexistant lors de la première, détrôna le premier et prit ensuite sa place. Il incarna la résistance en s’exilant, représentant l’armée, mais ne fut pas torturé, déporté, assassiné. Il ne se battit jamais sur le terrain boueux, il ne résista jamais à la torture.

Il fut un chef d’orchestre éloigné des musiciens.

Puis vint 1968. Le vieux militaire ne comprenait plus rien. Une révolution ? Non, une révolte.

Contre le père. Contre l’armée, la religion. Contre la morale judéo chrétienne.

Pour la femme. Pour la mère. Pour le droit, pour la psychanalyse.

Le long cortège des anciens militaires hantant l’Assemblée nationale et les postes d’élus du peuple furent peu à peu réduits en cendres, faute de combattants.

La relève était assurée. Un long cortège de professionnels du droit vint s’asseoir à leur place. Mitterrand puis le caricatural Sarkozy à la place de de Gaulle. Des avocats et juges par centaines dans les fauteuils des anciens militaires. Flanqués de conseillers psychologiques, de pédopsychiatres.

Dans les médias, Dolto écrase Rousseau, Cyrulnik détrône Hugo, Higelin ridiculise Beethoven.

La " justice " triomphe sur la guerre. Jeunes hommes, vous n’êtes plus des militaires : vous êtes des justiciables.

Etes-vous pères ? Alors vous serez jugés, si Madame le veut d’emblée ou si Madame se laisse faire par l’appareil à juger. Car aujourd’hui comme hier, les hommes ne se révoltent pas du présent. Ils se mobilisent contre le passé.

Ils sont antinazis, quand le nazisme est mort. Mais pas anti-légazistes, quand ce fanatisme est le pire que notre siècle ait connu.

La Terreur, ce serait donc hier, au bon vieux temps des anciens avocats, ce ne serait que Marat, l’assassin " ami du Peuple ", éliminé par une femme elle-même ensuite assassinée légalement ? Ce ne serait pas aussi ce que nous vivons aujourd’hui, au nom du droit de normaliser, de tuer ou protéger suivant qu’on est puissant ou misérable ?

Madame a tant souffert, jadis, quand son mari ou son amoureux allait se faire tuer dans les tranchées, dans les camps. Elle peut bien se venger aujourd’hui, grâce au progrès humaniste qu’incarnent quarante mille professionnels du droit de tuer sans rien risquer.

Monsieur a vécu tellement pire sans se rebeller qu’il peut bien aujourd’hui accepter de payer pour elles, de payer pour ses aïeux belliqueux, de payer pour ses enfants, de payer pour l’appareil à affaires qui ne prospère pourtant que grâce à lui.

Notre triste sire président de la " République " se vanta lors de sa promotion avant élection d’avoir commencé sa carrière d’avocat en cassant un père. C’était avant de faire de la politique en singeant de Gaulle, en mimant aussi grossièrement que stratégiquement quiconque pourrait servir sa carrière. Piquant la femme d’un copain, le poste d’un pote, les enfants d’un autre, il est parvenu à être ce qu’il a toujours été. Il en est fier.

On pourrait croire que cet antidestin serait réservé aux tenants de l’argent facile, de la réussite carriériste, de la " droite ".

Pas du tout. Car à " gauche " c’est pareil.

Imaginons par exemple un ex ministre de la justice de " gauche " opposé à la peine de mort.

Un avocat, bien sûr.

Il se vante encore à ce jour d’incarner l’abolition de la peine de mort ordonnée jadis sans état d’âme par des milliers de juges (les mêmes qui à ce jour se révoltent à l’idée que la peine de mort ait existé).

Mais depuis la révolte de 1968, et même si les juges ne peuvent plus tuer directement par bourreau interposé, par bourreau exécutant et non décideur, ces meurtres légalisés se sont démultipliés.

Les juges tuent cent fois plus depuis que la peine de mort est abolie. Chaque jour un homme se tue après torture judiciaire, chaque jour des enfants perdent leurs repères à cause de la perversité judiciaire.

Messmer, de Gaulle, Pétain, Van Ruine Bec, Jolly, De Villepin, Mammers, Sarkozy, Mitterrand, Dati, et vous autres du long cortège des professionnels bruns de la hiérarchie militaire, puis vous autres les noirs parés d’hermine, ceux du droit de tout faire sans jamais rien risquer,

Vous êtes nos zéros.

Vive la ripoublique, vive la fRrance !

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 13:09

Par Yvon Dallaire, M. Ps. Psychologue

Il faut beaucoup d’amour et de bonne foi pour vivre à deux, mais c’est loin, très loin, d’être suffisant. Il faut aussi des connaissances et d’énormes efforts pour empêcher que le fantasme amoureux présent au début ne se transforme en cauchemar, laissant deux adultes au plancher, et des enfants qui répèteront le scénario conjugal de leur parent : passion, fusion, confusion et séparation, parce qu’ils n’auront pas su dans quoi ils s’embarquaient en se mariant et n’auront pas réussi à utiliser les crises conjugales pour en faire des crises de croissance personnelle. Ils se convaincront qu’ils ont tiré un mauvais numéro et qu’une âme sœur les attend désespérément quelque part et qu’en la trouvant, ils trouveront enfin le bonheur.

 

La plus grande illusion sur le couple est que le couple rend heureux. La réalité est que la vie à deux constitue le creuset de nombreuses crises et conflits. À peine 20 % réussissent à les surmonter, les autres divorcent ou se résignent. Le couple, tout comme l’argent, ne rend pas heureux : il nous aide à découvrir qui nous sommes réellement et qui est réellement la personne que nous avons épousée. Cette découverte constitue d’ailleurs le premier moment critique du couple. Personne n’est réellement préparée à la vie de couple car personne ne sait se disputer harmonieusement.

Nous sommes laissés à nous-mêmes pour apprendre les choses les plus importantes de la vie : l’amour, la communication, la sexualité, l’éducation des enfants. Pas étonnant que si peu réussisse. Il faudrait des cours de préparation au mariage basés sur les réalités quotidiennes auxquelles devront faire face les amoureux, sur les différences fondamentales homme – femme, sur la gestion de la lutte pour le pouvoir inévitable lorsque deux personnes vivent longtemps sous le même toit, sur les différentes étapes de la vie amoureuse, sur l’irréalisme de certaines attentes ou perceptions, sur la différence entre l’amour et la passion, sur ce que les hommes doivent éviter de faire et apprendre à faire pour vivre heureux et longtemps avec une femme et l’inverse pour la femme.

Il existe certes des couples heureux, mais ils ne sont pas légion et ne savent pas pourquoi ils sont heureux. Ces couples ont fait, depuis une dizaine d’années, l’objet d’une attention particulière des psychologues à la recherche des raisons qui expliqueraient leur bonheur et qui pourraient être enseignées aux nouveaux couples. Ils n’ont pas trouvé de formule magique, mais ils ont découvert que les couples heureux à long terme manifestent certaines caractéristiques qui font défaut aux couples malheureux et qu’ils évitent les pièges dans lesquels tombent facilement les autresi. Grosso modo, on pourrait résumer ces recherches en disant que les personnes formant les couples heureux ont décidé d’être heureuses plutôt que de chercher à avoir raison sur l’autre. Ils ont découvert que le meilleur pronostic des couples heureux se trouve dans la façon de gérer les crises inévitables de la vie à deux. C’est donc la façon dont un couple se dispute, et non la façon dont un couple s’aime, qui influence son bonheur et sa durée.

D’où la nécessité de savoir au plus tôt que le couple est synonyme de crise, d’apprendre tout aussi rapidement à gérer ces crises par la négociation et d’accepter que l’on puisse vivre heureux ensemble même si des désaccords subsistent. Le couple est synonyme de crises parce qu’il est formé de deux personnes que les crises permettront de confronter pour se remettre en question et évoluer. Le couple générera des crises parce qu’il est formé de deux personnes différentes, à plus forte raison lorsqu’il est formé d’un homme et d’une femme.

Cartographie d’une dispute de couple décrit les neuf moments critiques de la vie d’un couple et les six sources de conflits trop souvent insolubles. L’originalité de ce livre réside dans la présentation des bases neuro-bio-psychologiques à la schismogenèse complémentaire que l’on retrouve dans tous les couples qui viennent en thérapie. Vous y trouverez aussi des stratégies pour apprendre à gérer ces crises et ces conflits et différents « secrets » partagés par tous les couple heureux à long terme.

Ce texte est tiré du livre d’Yvon Dallaire, Cartographie d’une dispute de couple, Genève, Éditions Jouvence, 2007

http://www.psychanalyse-en-ligne.org/index.php?3077-cartographie-dune-dispute-de-couple

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 02:25

http://www.cfe.gouv.qc.ca/publications/rapports.asp?categorie=1101104

 « L’engagement des pères »

Rapport 2006-2008 sur la situation et les besoins des familles et enfants http://www.cfe.gouv.qc.ca/publications/pdf/rapport-peres-introduction.pdf

 

Extrait Intro:

 

C’est sur la paternité que le Conseil de la famille et de l’enfance a choisi de porter son attention pour élaborer son rapport annuel sur la situation et les besoins des familles. Ce choix s’explique par plusieurs raisons qui tiennent à la fois de l’actualité et de la mission du Conseil, plus particulièrement celle remplie au moyen de son rapport annuel. Au cours des dernières années, l’actualité a, à quelques reprises, ramené la question des pères à l’avant-plan, les revendications des groupes de pères attirant l’attention des médias.

Cependant, au-delà des quelques manifestations parfois bruyantes menées par ces groupes, nous sommes de plus en plus nombreux à être témoins de l’évolution tranquille du rôle des pères dans la vie de tous les jours, une évolution de plus en plus visible de la place que prennent les enfants dans la vie des hommes québécois.

 

Ont y mentionne les groupes de pressions des pères et F4J

Page 119 :

 

Annexe – Bref regard sur la paternité dans d’autres pays ou territoires. Dans l’objectif de situer le rapport annuel sur la paternité par rapport aux autres travaux gouvernementaux sur la question, il est intéressant de comparer la situation au Québec avec celle d’autres pays ou territoires. Cette brève présentation n’est pas le résultat d’une recherche exhaustive et, par conséquent, vise plus à donner une idée générale qu’à présenter des données précises. Le choix des pays présentés s’est fait en fonction de la littérature existante.

Dans l’ensemble, mentionnons que la question des pères et de la redéfinition de leur rôle dans la société est grandement liée à la montée du mouvement des femmes en Occident et à la fragilité des unions conjugales. Ainsi, la paternité se présente comme un enjeu dans toutes les sociétés où nous trouvons ces phénomènes (Europe, États-Unis, Canada anglais, Australie, Japon).

 

- En France, le père autrefois cantonné dans un rôle de pourvoyeur prend désormais beaucoup plus de place dans la vie domestique. La question de la perception des pensions alimentaires a été le sujet d’un vaste débat au milieu des années quatre-vingt. Celles-ci sont désormais perçues et recouvrées par les organismes chargés de verser les prestations familiales. Les modalités de garde à la suite d’une rupture ont également été débattues entre les tenants d’une garde conjointe automatique (Naouri) et ceux favorisant le respect du lien privilégié entre la mère et l’enfant (Berger). Notons également que les groupes de pères québécois entretiennent de nombreux liens avec les groupes et les experts français.

 

- La situation des pères a suivi presque la même évolution en Grande-Bretagne qu’en France ou au Québec. Jusqu’à très récemment, la loi britannique distinguait les droits et responsabilités des pères mariés de ceux qui ne l’étaient pas. C’est donc autour de cet enjeu que le débat sur la paternité se fait. Le montant des pensions alimentaires à verser à la suite d’une rupture d’union y est déterminé de façon administrative. Mentionnons également que c’est en Grande-Bretagne qu’a été fondé le groupe Fathers-4-Justice.

 

- Dans les pays du Maghreb, plus particulièrement au Maroc, en Algérie et en Tunisie, les pouvoirs publics ont réagi à l’évolution des mœurs familiales en cristallisant les droits des pères dans la législation. Des lois récentes y affirment notamment la tutelle de la femme mariée et l’autorité du père sur les enfants. Le débat sur la famille, et donc sur les pères, suit les courants contradictoires de l’islamisme et de la modernisation qui s’affrontent sous plusieurs aspects dans ces pays.

Malgré certains reculs législatifs, le débat sur l’exercice de l’autorité paternelle est engagé.

 

- En Australie, les groupes de pères exercent un lobbyisme très important auprès du gouvernement.

Ils ont même fondé leur propre parti politique, le Family Law Reform Party.(de moi : http://en.wikipedia.org/wiki/Family_Law_Reform_Party)

 

- En Allemagne et en Belgique, des groupes de pères réclament que la garde partagée devienne

la norme à la suite d’une rupture et que toutes autres formes de garde soient une exception.

De telles positions ont également été adoptées par des groupes de pères en France, au Canada et en Australie.

 

- Au Japon, bien que l’absence de repère quant à la paternité et la redéfinition du rôle paternel soient des enjeux, les fonctions parentales restent grandement divisées en complémentarité entre les sexes. La fragilité des unions reste un phénomène beaucoup moins important qu’au Canada.

 

- Aux États-Unis, le gouvernement agit beaucoup sur la question de l’engagement paternel (fatherhood initiative). Les déficiences à ce sujet sont considérées comme les responsables de la criminalité juvénile, du décrochage scolaire et du fort taux de suicide chez les jeunes.

 

Article du Devoir  http://www.ledevoir.com/2008/09/24/207139.html paru en sept 2008 : Rapport du Conseil de la famille et de l'enfance - Les pères sont de moins en moins présents auprès de leurs enfants

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