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Nous, Pères, Mères et Grands-parents Spoliés, dénonçons de trop nombreuses atteintes aux droits des enfants, en Belgique.  Nous demandons la construction d’une stratégie où il faut absolument d’apporter nos visions.  Il conviendrait d’appuyer nos positions et relayer les opinions des autres associations européennes... ASSOCIATIONS FROM HOLLAND, UK, ITALY, SPAIN and others EU countries : could you send your recommandations about "EU strategy on rights of the child" (in your native language) ?

Divers points relatifs à l’enfance en danger sont connus :
 enfants abandonnées, nés sous x,
 enfants des rues, dans les foyers, infanticides et mères en danger, la "pauvreté des enfants",
 pauvreté de femmes seules, avortement, vulnérabilité des enfants,
 exploitation de petites filles etc. etc.

Selon Kerim Maamer, représentant du Centre des Droits Parentaux :

« L’enfant est un être en construction et en devenir.  Il a besoin et de son père et de sa mère.  Or, la séparation et le divorce ont atteint des proportions importantes.  Près de 75% de la population adulte (en Belgique) a connu le divorce/séparation.  De nombreux enfants vivent la rupture de leurs parents, qui se traduit parfois par une rupture avec un parent.  Les statistiques sont imprécises mais elles indiquent que près de 2/3 des enfants du divorce, perdent le contact avec un parent, souvent le père.  20% des enfants du Royaume de Belgique sont privés de leur père.  Or, le père est le principal protecteur de l’enfant, il a une contribution dans le développement et l’épanouissement des enfants.  Cette rupture du lien paternel est interpellant.

On constate encore que les enfants du divorce sont de plus en plus jeunes.  L’enfant est à peine bébé que surgissent les difficultés de la séparation et du divorce.  Il est connu des psychiatres combien les cinq premières années sont déterminantes dans la construction du schéma mental de l’enfant.  Avec des troubles à cet âge, l’enfant le paie cash.  Dès 6 ou 7 ans, on observe des troubles du comportement.

Notre association en tant que témoin privilégié des déchirures familiales, aimerait apporter un complément d’information au panel des oratrices et de tout ce qui a été dit sur la violence, la paupérisation, l’abandon de famille (que nous avons aussi observé)... Mais beaucoup de pères aimeraient tenir leur rôle paternel.  Ils n’y parviennent pas à cause de procédures judiciaires, de complications diverses qu’il convient d’évaluer.  C’est le couple qui a besoin d’être aidé dans le meilleur intérêt de l’enfant et non pas de la seule mère. ».

Nous recommandons
 l’affinement des statistiques sur la relation pères/enfants, apports, image
 la protection de la fonction paternelle
 (...) divers autres points de recommandations

Des experts ont constaté que la découverte tardive de ce phénomène sournois qu’est le Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP) provoquera un appauvrissement à l’égard des enfants et ce, à plusieurs aux niveaux... cognitifs, économiques, relationnels, familiaux,...

De leurs côtés, des experts de la Commission Européenne disent que sans changement rapide du niveau de l’appauvrissement des droits de l’enfant, un désastre perdurera sur plusieurs générations !  Désastre, au moins sur la génération des enfants actuels et désastre sur la génération de leurs propres enfants.

 

A l’audition conjointe vers une stratégie européenne sur les droits de l’enfant, à la commission du Parlement Européen du mardi 17 avril 2007, nous avons pris connaissance des réalités sur les appauvrissements des droits de l’enfant.

Sans être des experts reconnus, nous oeuvrons depuis de nombreuses années dans des recherches permanentes sur des expériences vécues qui ont abouti aux mêmes conclusions à l’égard du SAP.

 

Malheureusement, depuis 1994, les responsables politiques, qui ont pourtant le pouvoir de changer les choses restent sourds à nos messages.

 

Le combat continue... C’est la solidarité qui triomphera !  Ce n’est pas en oeuvrant, chacun de son côté que l’on arrivera vite à des solutions.  Le phénomène est international et même mondial.

 

En Australie, dès 1998, le problème fut pris très au sérieux.  Il faudrait se renseigner dans ce pays, ce qu’il advient aujourd’hui...

C’est pour cette raison que nous insistons sur l’importance de rencontres fréquentes.  Nous devrons coordonner toutes nos actions d’interpellations à différents niveaux : médias, responsables politiques, ONG, Société civile,...

L’idéal serait de créer une Alliance Internationale pour endiguer cette forme vicieuse d’ultralibéralisme socioéconomique et en particulier de ces formes d’inégalités propres à l’ultralibéralisme et ce, au niveau des procédures judiciaires lors des séparations / divorces conflictuels, véritables génocides sociaux.

 

Michel WILLEKENS

CLVDP

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Les droits de l'enfant: Quelles perspectives pour le IIIème millénaire :

[Paris - France] - 10-10-2007 (Magloire Kede Onana)

 

Comme chacun sait, il y a un chemin que tous les enfants doivent parcourir jusqu’à leur épanouissement complet. Le Docteur FITZHUGH DODSON, dans son livre intitulé « Tout se joue avant six ans », observe effectivement que tout se joue avant cet âge .Tout comme un maçon qui élève les murs d’un immeuble, rien ne doit être pris à la dérobade ou bricolé dans ce processus d’acquisitions. De la solidité des fondations dépendra la construction du premier étage, du deuxième et ainsi de suite jusqu’aux finitions. Il faut donc retenir que dès cette tranche d’âge, toutes les bases de l’avenir, voire du devenir d’un enfant sont déjà jetées.

http://www.icicemac.com/news/index.php3?nid=8493&pid=70&cid=1

 

Comme chacun sait, il y a un chemin que tous les enfants doivent parcourir jusqu’à leur épanouissement complet. L e Docteur FITZHUGH  DODSON, dans son livre intitulé « Tout se joue avant six ans » (1), observe effectivement que tout se joue avant cet âge. Autrement dit, les premières années de notre vie sont plus importantes, plus déterminantes, plus prévalentes. Les spécialistes s’accordent à les qualifier « d’années formatrices ». Nous pouvons ainsi lire sous la plume  de notre psychologue qu’  « au moment où l’enfant atteint six ans, les structures essentielles de sa personnalité sont formées ; personnalité qu’il portera en lui toute sa vie. Elle déterminera en grande partie sa réussite scolaire et celle de sa vie d’adulte.Son comportement dans la société, son attitude vis-à-vis des problèmes sexuels, ce que sera sa jeunesse, quel type de personne il épousera et comment son mariage réussira.»(2)

(...)
 
          

III / PLAIDOYER POUR UNE PEDAGOGIE  DE  LIBERALISATION  DANS NOS  FAMILLES.

 

      Je  reste  de ceux qui pensent que tout enfant  naît  parasite  et  malléable, c’est-à dire apte à prendre  différentes formes  selon les milieux. Il est question dans cette perspective  de l’armer  en vue de son intégration sociale. Dès que les bases de l’avenir sont jetées, avions-nous dit, l’acquisition des savoir-faire, des savoir-vivre et des savoir-être s’autorégule .On n’a plus tellement besoin de se mettre en permanence derrière un enfant, le bâton à la main. Ce qui justifie d’ailleurs l’objet  et l’intérêt de ce chapitre .L’enfant se portera pour ainsi dire mieux parce que nous occupant de nous, nous nous occuperons  avec confiance de lui. L’inverse n’est pas toujours vrai.Il peut être puni s’il commet une bêtise ou un acte ignoble. Mais ne perdons jamais de vue que l’essentiel restera, une fois la punition administrée, de lui expliquer pourquoi il est châtié .C’est le moyen idoine de le mettre en confiance, au lieu d’amplifier en lui le coefficient d’incertitude et d’inquiétude dans les rapports quotidiens que nous aurons à entretenir avec lui. Nous voulons dire en un mot qu’il faut cultiver en et avec l’enfant les vertus du dialogue.

               Si nous voulons donc faire progresser notre enfant vers le but que nous visons  qui est celui de la libéralisation, c’est –à dire  le fait de le mettre avec générosité dans un processus qui consiste à lui donner de façon responsable plus de liberté  en diminuant nos interventions à chaque instant, nous mettant nous –mêmes dans l’incapacité de nous occuper de nous, c’est parce que cette voie est promotrice  d’autres valeurs individuelles, entre autres : la liberté de penser et de s’autogérer, l’indulgence et la tolérance à l’égard des autres. Le docteur DODSON cité plus haut recommande  dans cette perspective :

                    de s’appuyer sur l’univers journalier de l’enfant,

de procéder à un contrat de personnalité avec son enfant car, celui-ci favorise le développement d’un bon concept de soi .Il est par exemple important à ce titre d’écouter les dires de l’enfant, ceux-ci cachent ses émotions, ses sentiments et finissent à l’analyse par dévoiler son intelligence.S’il n’est pas écouté, il est frustré et du coup, il invente un langage , un discours clos qui très souvent échappe aux parents, mais est familier à ses amis .

                    tout mettre en œuvre pour donner à l’enfant la liberté d’explorer son biotope et d’assurer son autodiscipline, bien sûr en tenant compte de son processus de maturation.

                    dissocier très souvent ses sentiments de ses actes, autrement dit, éviter de le regarder et de le juger avec les yeux d’adulte.

                    aider l’enfant à forger un concept de soi solide, en lui laissant très souvent la possibilité de tirer lui-même des leçons par rapports aux actes posés.

Tout compte fait, de telles dispositions ne devraient pas nous faire oublier le dicton selon lequel : « qui aime bien, châtie bien. ».

Le travail le plus important dans ce cas précis reste la prévention. C’est un apprentissage de longue haleine qui, comme la démocratie, commence à la maison. Chacun de nous porte toujours en lui le résidu de l’amour maternel .Et parce que la mère passe souvent plus de temps avec les enfants, son univers mental ne devrait pas être trop troublé au risque de contaminer celui du  petit. Et pour éviter sur le long terme de perpétrer après le retour de l’école « la culture de l’indocilité », il faudra toujours  rapprocher les enfants  des vieux ou grands parents qui devraient  eux aussi rentrer à « l’école sous l’arbre ». Cette préoccupation revêt pour nous une importance notable parce que avec l’accélération de l’Histoire et de la modernité et dans un monde où les programme de la télévision  continuent à ravir la vedette dans nos familles  ces hommes du 3éme âge ne comprennent plus grand chose de ce que disent ou pensent les enfants que eux, considèrent toujours comme des enfants-petits. Tout le problème est de réfléchir sur ce fossé qui se creuse imperturbablement entre les générations dans nos communautés. Il en est donc des relations entre les vieux et les jeunes que de celles entre filles et garçons, filles et mamans et garçons et papa même à l’intérieur d’une même famille. A cause des totems et tabous, il existe généralement un grand  fossé entre les aînés-garçons et les petites sœurs. D’où l’urgence et la nécessité de créer des structures d’encadrement dans nos villes et villages  pour édifier et éclairer les uns et les autres  dans la tenue  régulière des conférences ou des causeries éducatives. Un autre problème restera à repenser ici : celui de la disponibilité et de la motivation des  encadreurs, appelés eux aussi à la formation tout au long de leur vie. Ce qui n’est pas une sinécure.

                 En définitive nous soulignons et ce qui est d’ailleurs le vœux de L’UNICEF   que « toute  la protection  et l’assistance devraient être accordées à la famille, qui est la cellule  de base et l’environnement naturel de la croissance et du bien-être des enfants». Fort malheureusement des dissociations  intervenues ces derniers temps dans ces cellules accentuent les délits. Du fait de la conjoncture, nos familles deviennent des noyaux nucléaires, des névroses. Le sociologue contemporain Paul YONNET le soutien avec amertume  dans un dossier consacré à la question : Pourquoi les enfants font la loi,  publié par L’EXPRESS (du 02  mars 2006, p.28) : « on avait l’habitude de dire que la famille était la cellule de base de la société, hiérarchisée à son image. Elle est devenue la cellule de base de l’individu en se réduisant, rétrécie à l’atome de parenté ». Il est donc important et de tradition de revaloriser cette structure au nom de l’enfant et en vue de son bonheur. Bien que ce dernier ait pris tant d’importance qu’il lui arrive de défaire la famille, il reste que c’est là qu’il se niche et prospère. Au lieu de ruiner cette fierté d’appartenance à celle d’être soi, consacrons cette valeur qu’est la famille. Briser une famille, c’est briser toute une nation. Par elle, grâce à elle et au moyen d’elle l’individu pourra retrouver son équilibre  grâce à un apprentissage permanent enraciné dans la dialectique des droits et des devoirs  qui fait problème aujourd’hui  dans les rapports entre les enfants et les adultes.

Magloire KEDE ONANA - Enseignant-chercheur (Politiques éducatives)

Université de Paris 12  Val De MARNE -- Site : www.camerculturechild.com

Info Diffusion : laviedeperes@hotmail.com

 

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