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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 10:08

Par Yvon Dallaire, psychologue

 

(Résumé tiré de Homme et fier de l’être

publié aux Éditions Option Santé (Québec, Canada) en 2001)

 

(Note historique : La première fête des pères fut célébrée à Spokane (État de Washington) le 19 juin 1910. C'est Sonora Smart Dodd, élevée ainsi que ses cinq frères et soeurs par son père Henry Jackson Smart suite à la mort de leur mère, qui en eut l'idée. L'idée d'une fête nationale et annuelle des pères fit son chemin, mais ce n'est qu'en 1966 qu'elle devint officielle aux États-Unis. La France la célèbre depuis 1968. J'ignore en quelle année eut lieue la première fête des pères au Québec, en Belgique et en Suisse. Quelqu'un(e) le sait ? Pour la majorité des pays, elle se tient le 3e dimanche de juin, mais le 19 mars, fête de St-Joseph, en Italie, en Espagne et au Portugal. Au Luxembourg, elle a lieu le 3 octobre. La première fête des mères remonte à la Grèce antique. La France a inauguré le premier dimanche de mars une fête des grands-mères depuis 1987.)

 

 

Dans un contexte social où de plus en plus de pères veulent s’impliquer dans l’éducation de leurs enfants, il serait peut-être bon de se poser la question : « En quoi consiste réellement la fonction paternelle ? » En quoi sa fonction est-elle complémentaire, et non similaire, à la fonction maternelle ? Quelle est la mission réelle du père ? Voici quelques éléments de réflexion que j’ai glanés au cours de mes lectures et de ma vie de père et qui m’ont servi à écrire le chapitre « Un père, pour quoi faire ? »

 

Il existe une différence fondamentale entre rôle sexuel et fonction sexuelle. En résumé, le rôle désigne des comportements, des actes ou des attitudes conscientes, volontaires, concrètes, interchangeables et relatifs comme les tâches ménagères ou de pourvoyeurs. Ces rôles évoluent au gré du temps et des modes et peuvent être indifféremment remplis par la mère ou le père (identité de genre). La fonction est à l’inverse des rôles car celle-ci est inconsciente, psychologique (non volontaire), unique, spécifique et absolue (identité sexuée). Aucune mère, malgré sa bonne volonté, ne peut remplir la fonction paternelle ; elle ne peut remplir que « sa » fonction maternelle. Et vice versa !

 

La fonction maternelle est d’abord une fonction de matrice, de source nourricière, d’enveloppe, de réceptacle de vie, de rétention. La bonne mère représente l’abri, la sécurité, la protection, la chaleur, l’affection, la fusion, la compréhension… La mère représente l’amour. La fonction du père en est une de séparation, d’expulsion du sein maternel, de distinction, de différenciation. Le bon père doit éduquer ses enfants dans le sens étymologique du mot « educare » : faire sortir, tirer dehors, conduire au-dehors avec soin, montrer le chemin.

 

La fonction du père est de séparer l’enfant de la mère. Il doit s’interposer entre la mère et l’enfant pour permettre à l’enfant de développer son identité en dehors de la symbiose maternelle et rappeler à la mère qu’elle est aussi une femme, une amante, un être de plaisir, non seulement un être de devoir généreux. Si la mère représente l’amour fusionnel, le père représente les limites, les frontières, la séparation psychologique.

 

L’enfant a besoin de sentir toute l’attention de la mère pour découvrir sa puissance. Mais il a aussi besoin des interdits de son père pour connaître ses limites et apprendre à faire attention aux autres. L’enfant apprend, par sa mère, qu’il est au centre de l’univers, de son univers ; il doit apprendre, par son père, qu’il existe d’autres univers avec lesquels il devra collaborer pour survivre et s’épanouir. L’enfant doit apprendre à se situer à mi-chemin entre l’attitude du chat et du chien. Le chat se croit le maître en voyant tout ce que son « esclave » fait pour lui, alors que le chien perçoit son propriétaire comme son maître parce qu’il est capable de tout faire pour lui.

 

D’après les psychologues, la fonction paternelle se manifeste dans cinq secteurs précis :

 

1. La protection. Auparavant, grâce à sa force physique, cette protection était surtout limitée aux dangers physiques extérieurs : l’homme des cavernes devait protéger les siens de prédateurs de toutes sortes. L’homme du XXIe siècle sera de plus en plus appelé à assurer, en plus, une sécurité émotive non seulement pour ses enfants, mais aussi pour sa femme (c’est d’ailleurs là l’une des principales demandes de la femme moderne). Sa femme et ses enfants veulent pouvoir compter sur lui. Pour ce faire, il doit évidemment être présent, physiquement et psychologiquement, et être valorisé dans cette fonction.

 

2. L’éducation. Le père doit faciliter à ses enfants l’apprentissage du contrôle de soi ; il doit leur apprendre à renoncer à la satisfaction immédiate de ses besoins et désirs ; il doit leur apprendre la patience. Il doit surtout les aider à canaliser leur agressivité vers une expression positive et constructive de celle-ci. Il est évident que, ce faisant, il apprend lui aussi à mieux gérer ses propres besoins et sa propre agressivité. Mais n’est-ce pas en enseignant qu’on apprend à enseigner ?

 

3. L’initiation. Le père a aussi comme fonction d’humaniser l’enfant à la frustration et au manque afin de pouvoir l’intégrer dans le monde adulte et le monde social, comme cela se fait dans les rituels initiatiques des tribus dites « primitives ». Le père initie l’enfant aux règles de la société, sinon aucune vie sociale n’est possible. La démission du père à ce niveau, ou son exclusion, est probablement en grande partie responsable de l’augmentation croissante de la délinquance juvénile. Les enfants deviennent délinquants parce qu’ils continuent de croire que tout leur est dû et que les autres sont à leur service (comme l’était maman).

 

4. La séparation. La femme moderne demande à l’homme de l’accompagner dans toutes les étapes de la grossesse, de l’accouchement et des soins de l’enfant et je crois que cet accompagnement constitue une excellente façon de développer le sens de la paternité. Mais, j’insiste pour réaffirmer que la fonction du père est de séparer l’enfant de la mère et la mère de l’enfant et non pas de former une « sainte trinité » où chacun perd son identité. Ainsi, le père permet la survie et l’épanouissement de l’enfant ; ainsi, l’homme permet la survie et l’épanouissement de la femme qui existe dans la mère.

 

5. La filiation. Peu importe le nom de famille donné à l’enfant, celui-ci a besoin de savoir qu’il a un père et qui est ce père. Il a aussi besoin de savoir qu’il s’inscrit dans une lignée qui possède une histoire. Il a besoin de se sentir relié à l’humanité, qu’il fait partie de la grande famille humaine. Traditionnellement, la filiation était patrilinéaire ; elle assurait au père qu’il avait un fils ou une fille et elle assurait à l’enfant, fille ou fils, qu’il avait bien un père, ce père.

 

La maternité ne fait pas de doute : la mère sait que c’est « son » enfant parce qu’elle l’a porté. La paternité, elle, doit parfois être prouvée et c’est la raison principale pour laquelle, ne l’oublions pas, la filiation patrilinéaire et la monogamie se sont développées. L’homme peut ainsi être assuré qu’il est vraiment le père de ses enfants et qu’il peut consacrer ses ressources, sa force de travail et son affection à leur survie et leur développement. C’est une attitude extrêmement paranoïde de croire que les hommes ont inventé ces institutions pour asservir les femmes. Ils l’ont fait pour protéger leurs droits, leur paternité, ce qui m’apparaît un mobile tout à fait légitime. Sinon, l’homme serait encore plus esclave de la femme en ce sens que sa fonction serait réduite à son rôle de pourvoyeur : améliorer les conditions de vie de n’importe quel enfant et il devrait probablement prendre en charge de nombreux enfants qui ne sont pas les siens. D’ailleurs, diverses études rapportent qu’actuellement de 2 à 8 % des enfants sont élevés par un père qui n’est pas le leur et ce, à l’insu du père.

 

Déjà, en juillet 1966, Margaret Mead proposait dans un article de Redbook le mariage en deux étapes. La première consistait en un lien légal sans véritable engagement et sans conséquences advenant un divorce : le mariage individuel ou amoureux. La deuxième étape légalisait la relation à long terme avec des garanties concernant les enfants en cas de divorce : le mariage parental. Ce mariage unirait les co-parents à vie. La première étape a donné naissance au foisonnement des unions libres des années 70 et 80. Mais la deuxième étape n’a jamais pris forme. Les enfants n’ont aucune garantie que leurs droits seront respectés dans le cas de divorce. Les mariages basés sur le sentimentalisme, le non-engagement et l’absence de sens pratique responsable deviennent évidemment explosifs et traumatisants pour toutes les parties en cause au moment du divorce, et les enfants sont souvent l’enjeu des disputes entre ex-amants.

 

Les alternatives du père

Devant la situation actuelle, l’homme devenu père se trouve face à une alternative que l’on peut présenter de différentes façons :

 

1. Il délègue toutes ses responsabilités à la mère et lui laisse tout le pouvoir ou bien il s’approprie la partie du pouvoir qui lui revient et fait partie intégrante du triangle familial.

 

2. Il reste le pourvoyeur de nourriture qu’il a été depuis le début de l’humanité ou bien il s’implique en plus au plan relationnel et émotif pour éviter d’être le père manquant à l’origine des enfants manqués (Guy Corneau) parce qu’ils ont eu trop de mère et pas assez de père.

 

3. Il démissionne et ne sert que d’épouvantail au service de la mère (bonhomme 7 heures ou père fouettard) ou bien il se tient debout et se « bat » pour remplir sa fonction de père.

 

Comme l’a si bien fait ressortir le sociologue québécois Germain Dulac (La configuration du champ de la paternité : politiques, acteurs et enjeux, in Lien social et politique, no 37, printemps-été 1997), les études faites sur la paternité l’ont été autour des quatre paradigmes négatifs suivants : la passivité, l’absence, la violence et l’abus. On s’est plutôt penché sur les conséquences de l’absence ou de la passivité du père et sur les effets négatifs des abus de pouvoir paternels plutôt que de chercher à étudier la paternité pour elle-même, ses caractéristiques intrinsèques, ses apports à l’éducation et l’évolution des enfants ou les façons de mieux l’exercer.

 

Il serait temps que le discours des pères – et partant celui des hommes – soit enfin entendu pour ce qu’il est : une réelle volonté de participer à l’éducation des enfants et à l’évolution de l’humanité.

 

Pour continuer votre réflexion : http://www.optionsante.com/yd_livres.php?livre=7.

 

Yvon Dallaire, M. Ps.

Psychologue et auteur

www.yvondallaire.com

http://www.optionsante.com/

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 10:51

Association of the Children of the Divorce of Belgium

J’Aime Papa et Maman

http://jaime-papa-et-maman.skynetblogs.be/

URGENT COMMUNICATION TO THE WHOLE WORLD

WHILE RETURNING HOME THIS EVENING MY BROTHER ROBIN AND I FOUNDS 3 LETTERS
FROM A BAILIFF IN OUR LETTER BOX.

OUR MOM AND OUR SISTER SUPPORTED BY THE SAME LAWYER JM DEFOURNY SUE US SUMMARILY (me, my brother and of course my father) BECAUSE THEY CONSIDER THAT THEY HAVE SUFFERED A SERIOUS DAMAGE OWING TO THE FACT THAT WE PARTICIPATED INTO THE TRANSMISSION ON 12/03/2008 TO WHICH THEY HAVE REFUSED TO TAKE PART AND DURING WHICH WE DECIDED TO LAUNCH A CALL FOR HELPING IN THE CREATION O

 ASSOCIATION JAIMEPAPAETMAMAN.

 

THEY ASK FOR THE STRIKING OFF  AND SUPPRESSION OF THE SKYBLOG AND INTERNET WEB SITE WITH PROHIBITION OF CREATING AN ASSOCIATION TOGETHER WITH A DAILY INTEREST ON ARREARS EQUAL TO 1000 EUROS.

 

JUSTICE NEVER BELIEVED US EVEN IF WE HAVE BEEN ONLY SAYING THE TRUTH FOR 10 YEARS.

OUR SISTER HAS REFUSED TO SEE OUR FATHER FOR 5 YEARS
AND NEVER BECAME DISTRESSED OVER THIS.

OUR MOM REFUSES TO SEE US SINCE WE ARE STAYING WITH OUR DAD
AND NEVER BECAME DISTRESSED OVER THIS.

WITHOUT THIS TRANSMISSION, OUR SUFFERINGS WOULD NEVER HAVE BEEN KNOWN AND WE WOULD NEVER HAVE BEEN ABLE TO SET UP OUR INTERNATIONAL ASSOCIATION.

Because we want that what unfortunately happened to us

NEVER HAPPENS AGAIN to other children.

Because before becoming parents at our turn, we want to BE SURE
to be able to preserve

all our life long the love and esteem of our children, even after a separation.

200.000 CHILDREN DO NOT SEE ANY MORE ONE OF THEIR PARENTS, THIS MUST STOP.

THESE MASSIVE LOSSES OF PARENTAL BONDS
MAINLY BETWEEN THE CHILDREN AND THEIR FATHER MUST STOP.

OUR PSYCHOLOGISTS EXPLAINED US THAT OUR SISTER WAS SNARED.

CALL FOR HELP

WE ASK FOR ANY JURIST, LAWYER, PSYCHOLOGIST AND OTHER PERSON TO HELP US IN MAKING OUR WEB SITE IN CONFORMANCE  WITH LEGALITY, TO BE ABLE TO CREATE OUR ASSOCIATION, TO WRITE MY BOOK AND TO PUBLISH IT.

MY BROTHER AND I  WILL ANYWAY KEEP ON SAYING ALL THE TRUTH AND PURSUING THE AIMS OF OUR ASSOCIATION EVEN IF WE MUST CHANGE COUNTRY.

THANK YOU TO THE GREAT NUMBER OF PEOPLE WHO ENCOURAGED US,
TO THE PERSONS WHO JOINED US OR WILL DO IT

COME ALL TO THE EMERGENCY MEETING THAT WE WILL HOLD THIS SUNDAY AT 13H00.

To know the place of our meeting, please call me

ADRIEN

0476 05 10 77

Calling from abroad

+32 476 05 10 77

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 03:24

Association des Enfants du Divorce de Belgique

J’Aime Papa et Maman

http://jaime-papa-et-maman.skynetblogs.be/

COMMUNIQUE URGENT AU MONDE ENTIER

EN RENTRANT CE SOIR MON FRERE ROBIN ET MOI AVONS TROUVE 3 PLIS D'HUISSIER DANS NOTRE BOITE A LETTRE.

NOTRE MAMAN ET NOTRE SOEUR ASSISTEES DU MEME AVOCATS JM DEFOURNY NOUS (moi, mon frère et bien sur mon père) ASSIGNENT EN REFERE PARCE QU'ELLES ESTIMENT QU'ELLES ONT SUBITS UN GRAVE PREJUDICE DU FAIT QUE NOUS AVONS PARTICIPES A L'EMISSION DU 12/03/2008 A LAQUELLE ELLES ONT REFUSES DE PARTICIPER ET AU COUR DE LAQUELLE NOUS AVONS DECIDES DE LANCER UN APPEL A L' AIDE EN VUE DE CREER L'ASSOCIATION JAIMEPAPAETMAMAN.

ELLES DEMANDENT LA RADIATION ET LA SUPPRESSION DU SKYBLOG ET DU SITE INTERNET AINSI QUE L'INTERDICTION DE CREER UNE ASSOCIATION ET QUE LA MESURE D'INTERDICTION SOIT ACCOMPAGNER D'UNE ASTREINTE QUOTIDIENNE DE 1000 EUROS.

JAMAIS LA JUSTICE NE NOUS A CRU ET POURTANT NOUS N'AVONS FAIT QUE DIRE LA VERITE PENDANT 10 ANS.

NOTRE SOEUR REFUSE DE VOIR NOTRE PERE DEPUIS 5 ANS ET N'EN A JAMAIS ETE INQUIETEE.

NOTRE MAMAN REFUSE DE NOUS VOIR DEPUIS QUE NOUS SOMMES CHEZ NOTRE PAPA ET N'EN A JAMAIS ETE INQUIETEE.

SANS CETTE EMISSION, NOTRE CALVAIRE N'AURAIT JAMAIS ETE CONNUS ET NOUS N'AURIONS JAMAIS SU METTRE SUR PIED NOTRE ASSOCIATION INTERNATIONNALE.

Parce que nous voulons que ce qui nous est malheureusement arrivé n'arrive plus JAMAIS à d'autres enfants.

Parce qu'avant de devenir parents à notre tour, nous voulons avoir la CERTITUDE de pouvoir conserver
toute notre vie durant l'amour et l'estime de nos enfants, même après une séparation.

200 000 ENFANTS NE VOIENT PLUS UN DE LEUR PARENT, CA DOIT CESSER.

CES PERTES MASSIVES DE LIENS PARENTAUX PRINCIPALEMENT ENTRE LES ENFANTS ET LEUR PERE DOIVENT CESSER.

NOS PSYCHOLOGUES NOUS ONT EXPLIQUES QUE NOTRE SOEUR ETAIT PIEGEES.

APPEL A L'AIDE

NOUS DEMANDONS A TOUT JURISTE, AVOCAT, PSYCHOLOGUE ET AUTRE PERSONNE DE BIEN VOULOIR NOUS AIDER EN VUE DE RENDRE NOTRE SITE CONFORME A LA LEGALITE, DE POUVOIR CREER NOTRE ASSOCIATION, ECRIRE MON LIVRE ET LE PUBLIER.

DE TOUTE MANIERE MON FRERE ET MOI CONTINUERONS A DIRE TOUTE LA VERITE ET A POURSUIVRE LES BUTS DE NOTRE ASSOCIATION MEME SI NOUS DEVONS CHANGER DE PAYS.

MERCI A LA MULTITUDE DE PERSONNES QUI NOUS ONT ENCOURAGES, QUI NOUS ONT OU VONT NOUS REJOINDRE

VENEZ TOUS A LA REUNION D'URGENCE QUE NOUS TIENDRONS CE DIMANCHE A 13 HEURES.

Pour connaitre le lieu de notre réunion, je vous demande de me téléphoner au  

ADRIEN

0476 05 10 77

de l'étranger

+32 476 05 10 77

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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 16:33

"Le temps, l'occasion, l'usage, la prescription, la force font tous les droits" (Voltaire)


C'est peut être ce qu'ont également pensé les parents, les pays, ou les institutions qui, un jour, ont enlevé nos enfants.

 

Dans le domaine familial, la justice semble trop souvent imperméable à l'éthique et même à la plus élémentaire sagesse. Dans le cadre des litiges entre parents pour l'hébergement de leurs enfants, c'est manifestement au niveau seulement de l'intensité de la détermination des acteurs du débat judiciaire qu'apparaît se situer sa sensibilité; mais ceci, à l'inverse du Roi Salomon, pour abandonner presque toujours les enfants à celui qui se montre le plus disposé au pire pour les accaparer.

 

Il nous faut donc prouver....

Des lois sont faites pour protéger les enfants. Chaque année, pourtant, des centaines de milliers d'enfants perdent leur droit à garder le contact avec leurs deux parents. Pourquoi cela ? Parce que les autorités, pourtant au fait du manque d’efficacité des solutions qu’elles ont mises en place, n’essaient pas de rectifier le tir.

 

Aucune institution d’Etat, aucune juridiction de quelque pays Européen que ce soit n’a le droit de retirer un droit de garde ou de prévenir un droit de visite à  un parent, sauf si ce dernier a été condamné pour un crime qui pourrait mettre la condition de l’enfant en danger.

 

Certains pays, au sein même de la communauté européenne, continuent à agir sans respect des conventions et des lois.

 

Par exemple:

Des enfants qui ont un droit à leurs deux parents perdent l’accès à l’un des deux, suite à un rapt, suite à l’obstruction à un droit de visite.  Le juge statue, un parent ne respecte pas la décision, le juge préfèrera revoir sa décision et donnera raison au parent criminel pour ne pas montrer « que son pouvoir est un pouvoir de papier ». Le juge est lâche.

 

Les enfants sont manipulés, torturés psychologiquement.  Les psychologues le constatent et rendent leur conclusions - des conclusions parfois aberrantes comme : «  l'enfant est manipulé, mais stabilisé dans cette situation, changer sa vie pourrait nuire au bien de l'enfant. ».  Certains psychologues indiquent le danger, et pourtant le juge n'en prend pas compte, il préfère donner raison au parent rapteur et à l'enfant manipulé.  Le psychologue connaît le danger et ne se mettra pas en travers du juge, il ne dénoncera pas le danger.  Non assistance aux enfants en danger. Le juge est aveugle, le psychologue est lâche.

Les médiateurs entrent en jeu. Ils sont confrontés à la détermination du parent aliénant.  La médiation est, bien entendu, un échec ; les médiateurs fléchissent devant la détermination du parent qui retient l'enfant.  Parfois ils préfèrent même donner raison au parent qui détient l'enfant, comprenant que devant le juge ce parent criminel a tous les droits.

Les directions des écoles refusent de prendre position, partant du principe que si le parent aliénant a la garde, c'est que le juge a pris une décision qu'il ne faut contredire.  Et même si l'école regrette ce fait, elle le respecte et aide à la rupture entre l’enfant et le parent laissé pour compte.

Si les parents enlèvent des enfants, dans les couples binationaux, le parent rapteur retourne dans son pays.  Pour l'année 2007 le Ministère de la Justice belge reconnaît avoir, à lui seul, reçu plus de 100 nouveaux dossiers.  Dans le cadre des rapts parentaux, des groupes de parents dénoncent des pays non respectueux des lois internationales, comme l'Allemagne, la France, l'Espagne,... L'Allemagne est appelée d'ailleurs un pays voyou.  Le phénomène est dénoncé aussi depuis des années par des hommes politiques et par des associations.  Mais nos ministres refusent de porter plainte contre ces pays, afin de sauvegarder les relations diplomatiques.  Il est plus simple de fermer les yeux et de prétendre que tout va bien que d'ordonner à un pays de faire respecter conventions et règlements.  Par exemple, le ministre De Gucht qui a osé prétendre que l'Allemagne était un pays civilisé et respectueux dans les affaires de rapt parentaux, alors que son ministère venait de dire le contraire devant la presse. Nos ministres sont lâches.

Au parlement Européen certains députés dénoncent la problématique allemande, et pourtant...Pourtant ils votent des recommandations concernant les droits de l'enfant, en sachant pertinemment bien que les Allemands ne pourront pas respecter les conventions et les règlements européens, puisque la l’actuelle législation familiale allemande est contradictoire aux bases fondamentales de la législation européenne.  L'Allemagne juge selon un droit familial fondé sur des lois datant des années 36-37 et 38.

Le Parlement Européen accepte aussi, sans broncher, que la médiatrice Evelyne Gebhardt représente les parents victimes alors qu'elle est Allemande et qu'elle ne fait rien pour les parents en détresse.  Le Parlement est lâche devant l'Allemagne et devant d'autres pays ... qui n’appliquent pas les lois concernant les droits de visite et les droits de garde.

Chaque Parent qui aliène son enfant envers l’autre parent devra être puni selon la loi qui traite de la maltraitance envers l’enfant (l’aliénation est bien une forme de maltraitance) - et la loi devra être appliquée.

C'est ainsi aux Etats-Unis. Pourquoi pas en Europe?

Il faut savoir que l’aliénation parentale ne sera officiellement reconnue que lorsqu’elle rejoindra les autres maladies dans le DSM, Diagnostic and Statistical Manual, le livre de référencement des maladies, qui sera publié dans sa nouvelle édition en 2010. Monsieur van Gijseghem disait en 2005: « on peut estimer, actuellement, ses chances (au SAP) de faire partie du manuel à 99,9 pour cent. »

Les administrations sont lentes, les facultés de médecine et de psychologie sont assez lâches pour ne pas mettre de pression pour changer ce système. Nos enfants, sous leurs yeux sont détruits, juste parce qu'on n’enregistre pas cette problématique dans un livre?  Paresse et lâcheté de notre système médical ?

Ce sera donc comme pour l'amiante?

« Aliénation » vient d’un mot latin qui signifie « étranger » ; quand on parle d’aliénation parentale, on veut expliquer qu’un parent devient un étranger pour l’enfant.

Conséquences de l’aliénation :

 

  1. Problème d’identité, voire de schizophrénie : l’enfant se voit composé de deux parties, du bien et du mal.
  2. L’enfant prend le pouvoir, abolition de la distance intergénérationnelle; l’enfant doit obligatoirement rester un enfant, pourtant en tuant symboliquement son parent aliéné, l’enfant tue son enfance pour prendre la place du parent aliéné.
  3. L’enfant peut aller jusqu’à avoir un jour des problèmes avec la loi, ne plus être capable de la respecter.
  4. Vers l’âge de 13-14 ans, l’enfant peut vouloir défier le parent aliénant.
  5. On commence à constater des symptômes psychiques aussi lorsque l'enfant devient adulte.
  6. L'aliénation le poursuit toute sa vie.
  7. D’autres problématiques graves qui se perpétueront sur plusieurs générations.
  8. La deuxième génération est également victime des conséquences du déni de droit familial. 
  9. Il faut donc s’attendre à ce qu’elle frappe également la troisième génération ainsi que les suivantes…
  10.  (…)

 

Deux hommes ont donné une définition à cette appellation.  Les scientifiques préfèrent l’appellation de Kelly, les parents comprennent souvent mieux Gardner :

 

Gardner:
Le Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP) serait un désordre qui a comme première manifestation une campagne de dénigrement de la part de l’enfant contre un parent, campagne non justifiée.  Cette campagne de dénigrement est elle-même le résultat d’une combinaison d’une part d’une forme de lavage de cerveau plus ou moins subtil opéré par un parent (le parent aliénant) et, d’autre part, de contributions de l’enfant relevant donc de certaines caractéristiques personnelles de cet enfant.

Kelly :

Le SAP est le phénomène où un enfant exprime librement et de façon persistante des sentiments et des croyances déraisonnables (rage, haine, rejet, crainte) envers un parent et qui sont significativement disproportionnés par rapport aux expériences réelles que l’enfant a vécu avec ce parent.

 

Van Gijseghem, docteur en psychologie et expert devant les tribunaux, dit que « le plus grand allié de l’aliénation parentale est le temps », le temps perdu.

Les juges ne savent pas encore ce qu'est l'aliénation parentale. Un des pires ennemis aussi de l'aliénation parentale en justice est la parole de l'enfant.  Il faut écouter l'enfant, mais il y a danger quand l'enfant est aliéné.

 

En Europe, des psys recherchent encore à formuler à leur manière les caractéristiques et les définitions appropriées.  Comme c’est un sujet à la mode, nombre de psys essayent de devenir incontournables dans ce domaine.  C’est un rôle qu'essayent aussi de jouer les médiateurs.

 

En 2005 Catherine Gougnard, juge de Charleroi disait: "il faut agir rapidement, mais des contradictions juridiques et des lois multiplient les pertes de temps ».  Elle suggère qu’on crée un chapitre sur requête contradictoire.

 

Le pays de la Communauté Européenne qui ne fait pas respecter les conventions qu’il a signées, les règlements qu’il a votés, se met hors la loi. Si une procédure d’appel se révèle nécessaire, de la part d’un parent lésé, cette procédure d’appel devrait se faire immédiatement auprès d’un tribunal européen, indépendant des juridictions nationales.

Si un parent veut aller devant la Haute Cour des Droits de l’Homme, il doit avoir épuisé toutes les procédures possibles dans un pays donné.  Seulement les procédures sont lentes et, dans les affaires familiales, le temps perdu ne se rattrape pas.  Des pays ont été condamnés à Strasbourg et pourtant ces pays condamnés ne respectent toujours pas les décisions prises.  Voyez l'Allemagne, dans l'affaire Gorgulu.

 

Ces pays, comme l'Allemagne, qui ne veulent plus se voir condamnés retardent les procédures de plus en plus, souvent prétextant des maladies, ... tout est bon.  Le parent victime ne peut ainsi plus se rapprocher de Strasbourg, vu que toutes les procédures ne sont pas épuisées. Les autorités compétentes dans le cadre des droits de l'homme, de l'enfant et de la justice européens le savent et ne font rien.

 

Des exemples de non respects nationaux comme internationaux:

La convention de La Haye est contre l'Aliénation et pourtant : usage immodéré de l’article 13 bis, ...

Des mandats d'arrêt non exécutés (ex affaire Ancel, affaire Piryns,...)

Non application des peines (Affaires Gallez, Gorgulu, affaires belgo-belges, ...)

Non application des décisions de justice (quasi tous les cas)

 Astreintes jamais vraiment utilisée.  Définition de l’Astreinte ?  C’est une arme forte, cachée au fond du placard, pour ne pas montrer ses faiblesses

 

Manque d'harmonisation des législations des différents pays:

 

La convention européenne du 20 mai 1980:

Assurer la reconnaissance et l'exécution des décisions en matière de garde des enfants.

Assurer le rétablissement immédiat de la garde, en cas de déplacement d'un enfant vers un autre pays.

 

La convention de La Haye :

Retour immédiat de l'enfant en cas de déplacement illicite

Tend à faire respecter dans les autres états contractants les droits de garde et de visite existant dans un état contractant.

Exception utilisée par des pays sans être critiqué par le pays requérant, par lâcheté: le 13bis.  L’article 13 bis va ainsi: « s’il existe un risque grave, que le retour de l'enfant l'exposerait gravement à un danger physique ou psychique ou de toute autre manière, qui le placerait dans une situation intolérable, on ne retourne pas l’enfant à son pays d’origine ».

Arguments utilisés: langue oubliée, climat, animaux domestiques, pays inconnu et dangereux (Belgique, Suisse), ...: « En pratique, force est de constater qu'un usage abusif et systématique des dispositions de cet article, à des fins dilatoires, risque de vider la convention de son intérêt essentiel: remédier à la voie de fait que constitue un déplacement illicite d'enfant. » (Commentaire droit et famille 1992/3)

 

Le règlement de Bruxelles II bis (2005) :

Un changement de ton, un règlement est à respecter! Seulement là encore...

Le règlement réunit dans un seul et même texte les dispositions applicables en matière matrimoniale et en matière de responsabilité parentale.

Un guide du règlement a été mis à disposition des acteurs et donne également certains conseils aux états membres.

Le règlement ne reconnaît plus la clause 13 bis telles que présentée dans la convention de La Haye.

Seulement trop de témoignages laissent à entendre que le règlement n'est pas non plus appliqué comme il devrait l'être.

Et ce par manque de compréhension de la part de certains acteurs.

Par lâcheté des autorités dites compétentes, telles que ministère des affaires étrangères et de la justice.

La convention de La Haye a été signée par 73 pays (chiffre donné en 2005)

 

Lâcheté européenne: des conventions sont signées, mais des pays mettent des réserves, l'Europe accepte ces réserves en sachant que cela nuit au parent victime et aux enfants.

 

TEMOIGNAGES

 

La pétition est présentée sur Internet et sur papier.

Nous avons récolté plus d'une centaine de témoignages divers que cela soit dans des affaires de rapt parental, de non respect des droits de l'homme dans des affaires familiales, du non respect du droit de visite, ...

 

Pour les témoignages sur Internet, vous pouvez vous rendre directement sur

 http://www.lapetition.be/list_signs.php?petid=1777&page=1#signs

Où vous découvrirez des témoignages sur chacune des pages de la pétition.

En dehors de ces témoignages, nous en avons reçu beaucoup par email avec l'autorisation de les publier.  Ces témoignages vous sont donc proposés afin de vous donner les preuves que lorsque l'on parle de lâcheté de la justice, des ministres, des médiateurs, ... nos mots ne sont pas lancés à la légère : ils sont le fruits de la représentation cruelle de la vie quotidienne de plusieurs centaines de milliers de parents à travers l'Europe.

 

           Je termine ces quelques lignes par une pensée spéciale pour les papas et les mamans qui se sont suicidés, suite à une douleur insupportable, celle que nous partageons, nous parents victimes.  Il y a des parents qui meurent de chagrin et qui ont droit eux aussi à la parole dans ce combat. 

 

Sans oublier, surtout, une pensée particulièrement importante à tous les enfants qui souffrent d’être privés de vivre avec l’autre parent vivant à quelques kilomètres de chez eux… sans oublier, non plus, tous ces adultes, les enfants d’hier, qui souffrent aussi… parce qu’ils ne vivent plus avec l’un de leur parent vivant pas très loin de chez eux… mais qui sont tous assassinés virtuellement. Pour arrêter ce génocide social, réagissons si nous sommes humains.

 

(s) Les Parents spoliés.

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 10:31

À Monsieur Melchior Wathelet, Secrétaire d’État à la Famille

51 Rue de La LOI,

1000 Bruxelles

 

Le 25 avril 2008

 

Concerne : La Journée Internationale de l’Aliénation Parentale

 

Monsieur,

 

En ce jour de commémoration internationale de l’Aliénation Parentale et au nom de toutes les victimes de ce syndrome, tant du Collectif La Vie de Pères, que des autres personnes… je vous remercie de votre accord pour nous recevoir afin de vous dire ce qui ne va pas dans ledit Droit Familial lors de situations de conflictuelles conjugales.

 

Le 8 juillet 1994, le magasine Le VIF L’EXPRESS, publiait un article informant les citoyens, par ce titre : Divorce : enfin l’heure des enfants.

L’article expliquait et je cite : « Un enfant sur deux perdait tout contact avec l’un de ses parents après le naufrage du couple.  Désormais, la nouvelle loi sur le divorce donne cependant la parole aux gosses.  Pour qu’ils ne soient plus, comme les meubles ou la maison, des objets silencieux dans le chantage des adultes ».

 

Le 23 décembre 1994, le magasine Le VIF L’EXPRESS, publiait un autre article à propos de ce droit familial informant les citoyens – et je cite : « les pères viennent de gagner une bataille.  Désormais, il sera plus difficile à leurs ex-épouses de les évincer de la vie de leurs enfants.  Grâce à une nouvelle loi sur « l’exercice conjoint de l’autorité parentale  (…) Dans l’intérêt du mineur, le juge pourrait toutefois décider de confier, comme auparavant, l’exercice exclusif de l’autorité à un seul parent.  L’autre obtenant alors le « droit de surveiller l’éducation » de l’enfant. 

 

C’est, dans ce prétendu « intérêt du mineur », que les juges, sans exception, prennent des décisions de donner la garde exclusive aux mères, cela en raison de leurs accusations graves à l’égard de leurs ex-conjoints.  Cela même si les accusations sont fausses.  C’est ainsi qu’il y a de plus en plus de décisions totalement arbitraires, de priver des pères (et parfois des mères) de vivre avec leurs enfants.  De les priver aussi de leurs droits de visites, ou de vivre avec leurs enfants durant des week-end. Ou encore de priver les enfants de vivre avec leurs pères durant les congés scolaires et les vacances. Ce qui provoque l’éclatement familial. Ces coupures répétées dans les relations père/enfant (ou mère/enfant) en raison d’accusations (vraies ou fausses) provoquent trop souvent la coupure définitive de la relation de l’enfant avec son père ou avec sa mère.  Ces fausses accusations font parties de la panoplie du Syndrome de l’Aliénation Parentale, et fait l’objet de manipulation de l’enfant.

Cette aliénation parentale, ou cette manipulation du cerveau, est une grave atteinte à l’intégrité physique et mentale de l’enfant.  Cela doit être pris rapidement en compte car il s’agit bien de violence psychologique bien plus grave et plus fatale que la violence physique. 

 

L’article du magasine Le VIF L’EXPRESS indique par ailleurs :

Le « droit d’entretenir des relations personnelles » -- ancien  « droit de visite » -- notamment avec les grands parents, les frères ou les sœurs a également été reconnu.

 

En 2008, nous faisons les constats que la situation générale est pire qu’en 1994 et qu’elle se détériore davantage dans l’autre sens, et ce, malgré ces mesures datant de 14 ans. 

 

En effet, d’une part, nous constatons que L’article en question citait qu’en 1962, il y eut 4.697 divorces et qu’en 1991 il y eut 20.845 divorces, c'est-à-dire 4 fois plus de divorces qu’en 1962. 

 

Et d’autre part, nous vous faisons part de nos constats sur les points suivants :

 

1.       Il y a plus d’enfants privés de vivre avec leurs pères et parfois aussi avec leurs mères, qu’en 1994.

 

2.       Il y a plus de parents privés de vivre avec leurs enfants qu’en 1994.

 

3.       Quand on parle d’enfants privés de vivre avec l’un de leurs parents (le plus souvent le père) on ne prend nullement en considération les enfants d’hier, c'est-à-dire les adultes d’aujourd’hui, privés aussi de vivre avec leur pères.  Ces adultes, victimes du SAP, ont parfois plus de 45 ou 50 ans.  Car le Syndrome d’Aliénation Parentale ne date pas d’hier.  Il existe depuis bien plus de 50 ans, lorsque pour divorcer, avec le plus d’avantages possibles, tous les coups sont permis. 

 

4.       Le SAP n’est qu’un facteur de destruction d’humanité, parmi d’autres.  Il est bien présent dans la trilogie du divorce/séparation conflictuel/frauduleux.  C’est très bien expliqué dans le pamphlet Michel versus perversité au féminin (http://laviedeperes.over-blog.com/article-12857842.html) Dans ce pamphlet, bien des parents spoliés s’y retrouvent (surtout les pères de familles).  Ils s’y retrouvent… soit dans l’une ou l’autre situation décrite… soit trop souvent dans les trois situations.  Ils en sortent totalement broyés, ruinés, déshumanisés, déstructurés, désespérés, démoralisés,… Certains tentent de survivre désespérément sous le seuil de la pauvreté, d’autres sont affectés de pathologies mentales, et d’autres encore, se suicident car ils ne trouvent plus guère d’intérêt à vivre plus longtemps dans ces conditions inhumaines… parce qu’ils privés de vivre avec leurs enfants, parce qu’il leur faut aussi survivre avec moins de 2 € par jour, et parce qu’ils sont broyés par les pensions alimentaires impossibles à payer… au risque de se retrouver « à la rue ».  Il y a trop d’SDF, victimes de cette déshumanité du système sociétal qui les plonge dans l’anéantissement social, et les force à vivre dans des conditions inhumaines… cela, dans un des pays les plus riches du monde !

 

5.       Alors que des lois existent, et certaines depuis 1994, des situations se dégradent de plus en plus, et elles s’amplifient en raison de l’éclatement actuel plus fréquents des couples, après les naissances, ou bien au bout de 3 ou 4 ans à peine de vie commune,… (Voir texte de 1994 de Dorothée Klein du Vif L’Express)

 

6.       Même après les divorces, des femmes continuent à créer des conflits envers leurs ex partenaires, devant la justice, les psychologues, les SPJ, les pédopsychiatres,… provoquant continuellement de graves préjudices tant sur le plan économique que sur le plan psychologique des pères et des enfants pris en otages. 

 

7.             On peut donner quelques exemples d’enfants qui se trouvent en perpétuelles souffrances à cause de ces actes de malveillances, qui devaient être considérés comme des délits.  On interdit bien les actes d’harcèlement, de violation de la vie privée,… mais on n’interdit pas que des enfants soient maltraités sur le plan psychologique de cette manière là.

 

8.             Il y a trop de suicides et d’actes de violences, dans le monde des adolescents en raison de leurs mal-être, et surtout parce qu’ils sont privés de vivre avec leurs pères.  Sans repères.  Dernièrement, en quelques semaines à peine, dans le Grand - Charleroi, 4 jeunes adultes se sont suicidés « à la corde ».  Voulez-vous les noms et adresses de leurs parents ?

 

9.       Actuellement, on voit de plus en plus de jeunes qui font la manche en rue.  On ne voyait pas ça il y a encore quelques années, ni en 1994.

 

10.         L’on a pu déceler dans des classes de jeunes (de 13 à 17 ans) qu’il y a même jusque 75 à 100 % d'élèves qui sont privés de vivre avec l'un de leurs parents (le plus souvent le père).

 

11.         Le constat de la montée de la violence, de la consommation de drogues, d’alcoolisme, de crimes,… chez les jeunes.  Pour un MP3 ou pour une cigarette refusée, maintenant, on tue…

 

12.         Le SAP, dans la dynamique du divorce/séparation conflictuel/frauduleux, tout comme le divorce, mène à la dépression des enfants : le divorce parental a un large impact sur la dépression chez les enfants devenus adultes, indique une étude de l'Université de Gand.  Les chercheurs ont étudié 4.727 hommes et femmes de l'Etude Panel des Ménages Belges.  La recherche fait partie d'une étude effectuée à l'échelle internationale, et elle a été publiée dans le Journal of Divorce & Remarriage.  Il est généralement admis que les adultes ayant des parents divorcés ont un niveau de bien-être moins élevé, rencontrent davantage de problèmes émotionnels, et sont moins satisfaits avec les aspects sociaux et familiaux de leur vie.  La séparation des parents crée une rupture tant socio-économique que dans les relations interpersonnelles.  Le père absent et le manque de temps peuvent affecter négativement les enfants.  ( http://laviedeperes.over-blog.com/article-18577411.html ).

 

13.         Risque de divorce plus élevé - Il est prouvé que les enfants de parents divorcés, et plus particulièrement les filles, ont plus de risque de divorcer.  Par ailleurs, leur propre risque de divorce augmente d'autant plus si leur conjoint provient lui aussi de parents divorcés.  Les enfants vivent difficilement l'inconfort financier lié à la nouvelle situation familiale.  Ce qui, plus tard, peut les mener à évaluer négativement leurs propres capacités de réussite financière.  Ce qui a un impact négatif sur leur santé mentale.  Leur risque plus élevé de divorce et l'appréciation subjective de leur situation financière sont deux mécanismes qui peuvent expliquer une plus grande tendance à la dépression chez les enfants de parents divorcés, concluent les chercheurs. (http://laviedeperes.over-blog.com/article-18577411.html).

14.         Liste non exhaustive…

 

La question qui inquiète fortement une grande majorité de citoyens et surtout d’enfants, futurs parents est celle-ci : jusqu'où cela va-t-il aller… si personne ne prend des mesures pour endiguer ce désastre humanitaire ?  Actuellement, des enfants s’inquiètent sur leurs sorts : seront-ils aussi privés de vivre avec leurs enfants ?  Il n’est pas normal que des enfants de 13 à 17 ans se posent de telles questions.  Une association de jeunes enfants du divorce s’est créée : J’aime Papa et Mamanhttp://jaime-papa-et-maman.skynetblogs.be/ .  Ces enfants vous invitent à les écouter très sérieusement.  La vérité ne sort-elle pas de la bouche des enfants ? 

 

Au nom des parents et des enfants spoliés, je vous demande, ce que vous compter faire pour que cesse ces génocides sociaux ?

 

En tant qu’experts « d’expériences inhumaines » nous sollicitons une collaboration avec les instances officielles, les enquêtes, les colloques avec les universités,… pour apporter notre savoir, dans un but humanitaire qui est celui de mettre un terme à cette destruction massive, véritable génocide social européen et international, qui se perpétue lors des conflits de couples.  Nous devons réagir si nous sommes humains.

 

L’aliénation parentale rend les enfants « Prisonniers ».  Libérons-les pour qu’ils puissent grandir sains et heureux.

 

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

 

 

Michel WILEKENS

 

Fondateur

Collectif La Vie de Pères

laviedeperes@hotmail.com

http://laviedeperes.over-blog.com/

http://www.parents.droitfondamental.eu/

http://www.daddyspride.it/adesioni-2008-wip_en.htm

http://www.daddyspride.it/linksintern_en.htm#belgio
http://www.daddyspride.it/linksintern.htm#belgio
http://www.daddyspride.it/newsdalmondo.htm
http://www.daddyspride.it/newsfromtheworld.htm

http://figlinegati.forumfree.net/?t=27114146&view=getlastpost#lastpost

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 12:10

Communiqué de Presse

Pour les Italiens, le 25 avril est une journée historique à ne jamais oublier: le Pays libéré des dictateurs et des criminels

 En ce jour, une association américaine organise la Journée Mondiale contre l'Aliénation Parentale.

 Dans le monde entier, de nombreuses associations y ont adhéré afin de rappeler à tous les parents, aux parasites et aux destructeurs de l'information que, après la séparation, les enfants ne doivent pas être massacrés par un lavage de cerveau continuel.

 En Belgique, le Pays le plus apartheid d'Europe, cette violence quotidienne entre les murs domestiques est continuelle et impunie.

 Les études scientifiques d'autres Pays (Etats Unis, Suède etc...) ont démontré que ces agressions et ces violences psychologiques continuelles font mal grandir nos enfants. Leur futur, sans leurs deux parents, est rempli de drogue, d'attitudes de petit caïd, d'alcool, de délinquance, de dépression, de solitude, de suicides.

 Au milieu du silence et de l’indifférence générale de notre Pays nous avons l'honneur et l'orgueil d'adhérer à cette initiative mondiale pour accuser la Belgique de désintéressement et de je-m'en-foutisme face à ces nombreuses tragédies familiales, car la Belgique refuse de défendre la croissance correcte de nos enfants, les met en situation de dangers et porte atteintes à leurs intégrités physiques et mentales.

 Le 25 avril, par respect pour cette Journée Mondiale de l’Aliénation Parentale, nous rencontrerons le Secrétaire d’Etat à la Famille pour lui communiquer nos doléances.

 Nous organiserons une soirée – conférence – débat sur le syndrome d’aliénation parentale ainsi que sur les manipulations du cerveau. Une récente association de jeunes enfants du divorce viendra nous expliquer leurs objectifs pour le « Défi de la Famille ».

 Pour nous, le 25 avril sera aussi la Fête de la Libération des enfants, prisonnier su SAP, qui ne reçoivent pas l'amour de leurs deux parents et de leurs quatre grands-parents.

 Les papas, les mamans et les enfants spoliés par la Belgique

 Associations Internationales :
http://www.figlinegati.it/news-aprile2008.htm#PAAO2008

 

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 09:20

1. Qu’est-ce que le syndrome d’aliénation parentale?

2. Comment identifier le syndrome d’aliénation parentale?

3. Comment traiter le syndrome d’aliénation parentale?

4. Les aspects juridiques et légaux

5. Les parents qui ont réussi...

6. Références

 

Renseignements utiles sur :

http://www.paulwillekens.be/pw/pas.htm


++++++++++++++++

Lui-même obligé de recourir à la justice pour obtenir la résidence alternée de sa fille, le psychologue Jean-Pierre Cambefort a observé différents comportements.  Il discerne dorénavant cinq stratégies d’“aliénation parentale”, utilisées par les mères (ou les pères) “pour conquérir l’amour de l’enfant, pour se faire passer comme prioritaire”.  Elles sont notamment utilisées pour refuser la résidence alternée.

 

1. La prise à témoin et la victimisation : “Tu vois, ton papa n’est pas gentil”. L’enfant est pris dans un “conflit de loyauté”.

2. La recomposition familiale : “Nous, au moins, on a refait une famille, mais ton père est resté tout seul”.

3. La séduction par les cadeaux, les objets, afin d’entrer en concurrence avec l’autre parent.

4. Donner du pouvoir à l’enfant dans la famille recomposée : “Tu es mieux ici, car tu peux décider ce qu’on achète”.

5. L’auto-victimisation : “Regarde comme tu fais pitié”. L’objectif étant que l’enfant se plaigne de l’autre parent.

REAGISSEZ  SUR

http://www.clicanoo.com/index.php?page=article&id_article=167566

 

Lundi 29 octobre 2007 | 05h57 GMT+4

 

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 19:56

Voici un témoignage français.  En Belgique c’est pire…

Le stress au travail tue cent fois moins que la souffrance au tribunal, en section familiale…

Chaque année, des centaines de pères français se donnent la mort après jugement dans les sections familiales des tribunaux français, où, rappelons le, sont violés quotidiennement les Droits de l’Homme et les Droits de l’Enfant, en collaboration avec les milliers de cabinets d’avocats qui prospèrent grâce à ce racket.

Des millions d’enfants subissent la politique révisionniste des tribunaux français, et sont brutalement conditionnés à délégitimer leur père et valider les rapports de pouvoir interparentaux et la ségrégation sexuelle sous prétexte gonosomique, sous prétexte de violences féministes légitimées et surtout d’opportuniste légaziste.

Et c’est toute une société qui subit cette forme contemporaine d’aliénation idéologique, qui fait par exemple bavarder à longueur de temps sur le sort d’une femme otage partie jadis militer à l’autre bout du monde, ou sur les droits de l’Homme à l’autre bout du monde dans une société qui n’a pas de leçons de morale à recevoir des occidentaux, en oubliant les dizaines de milliers de pères dont les libertés fondamentales ont été violées ici, jusqu’aux meurtres déguisés en suicides, par violences institutionnelles dont le cynisme ferait pâlir de honte les Chinois et les Tibétains, s’ils savaient à quel point ils sont instrumentalisés par notre dictature qui se prétend humaniste...

Avant de faire des affaires et d’envahir les ondes au sujet des violences patronales –parfois réelles- les avocats divorcistes, para mafieux sur protégés, ne devraient-ils pas battre leur coulpe et reconnaître la poutre de leurs propres turpitudes, avant de faire encore de l’argent sur la paille de celle des autres ?

P. Dazin

 

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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 19:43

Le célèbre joueur de foot français, Thierry HENRY ne marque plus pour son équipe de foot du BARCA (FC Barcelone)…

 

Au cours d’une conférence de presse, où les journalistes n’ont pas très bien compris ce qu’il racontait, HENRY dit que ses défaillances footballistiques étaient liées à des raisons privées, de rupture familiale et de difficultés de rencontrer sa petite fille restées à LONDRES.

 

La presse espagnole, qui ne connaît pas les conséquences des difficultés sentimentales, a estimée que les explications étaient très insuffisantes…

 

Nous autres pères de BELGIQUE savons depuis longtemps combien les atteintes à nos familles ont des répercussions graves et profondes sur nos vies professionnelles.  Dès qu’on nous retire nos enfants, on retire notre énergie dans nos engagements pour la collectivité.  Dès qu’on nous enlève nos enfants, il n’y a plus d’intérêt pour la demande de la collectivité.

 

Courage Thierry.  Pense à garder ton salaire le plus longtemps que possible.  Et si tu estimes être des nôtres, nous te soutiendrons avec loyauté et sincérité.

 

Amitiés à tous

 

Kerim MAAMER du

Centre des droits Parentaux – Bruxelles

Tél : +32(0) 2 735 88 48

 

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 15:06

Le discours des défenseurs des droits des hommes sur la violence conjugale

Une analyse critique (Complète en 28 pages)

 

Normand BRODEUR

Étudiant au doctorat

École de service social

Université Laval

normand.brodeur@sympatico.ca

http://www.erudit.org/revue/ss/2003/v50/n1/006925ar.pdf

 

Résumé par Michel WILLEKENS en 7 pages

 

Se disant victimes d'injustices non reconnues, les défenseurs des droits des hommes dénoncent le discours féministe sur la violence masculine et les politiques sociales mises en place depuis vingt ans pour combattre la violence conjugale.  Cet article résume leurs principaux arguments à partir d'une analyse de contenu de trois ouvrages publiés au Québec.  La seconde partie de l'article situe ces arguments à l'intérieur des controverses autour de la définition de la violence, de la violence des femmes et du maintien d'un équilibre entre les droits des victimes et ceux des personnes accusées devant les tribunaux.  Elle fait aussi état de données qui remettent en question les thèses des défenseurs des droits des hommes sur la symétrie générale de la violence entre les sexes et sur la discrimination systématique dont les hommes seraient victimes au sein du système judiciaire.

(…)

À l'origine, l'analyse présentée ici constituait un exercice universitaire réalisé dans le cadre d'un cours sur la condition masculine (…).  Trois ouvrages ont ainsi été retenus.  

 

Le premier est le Manifeste d'un salaud de Roch Côté (1990).  Ce livre au style pamphlétaire2 a été écrit à la suite des événements dramatiques survenus à l'École Polytechnique de Montréal le 6 décembre 1989.  L'auteur y déconstruit, dénonce et tourne en dérision les arguments d'auteurs féministes qui ont vu dans l'assassinat des 14 jeunes femmes l’expression extrême d'une violence exercée quotidiennement contre les femmes. 

 

Le second ouvrage, intitulé Coupable d'être un homme : violence conjugale et délire institutionnel, a été écrit par Georges Dupuy (2000), un militant du Groupe d'entraide aux pères et de soutien à l'enfant (GEPSE).  L'auteur s’élève contre la Politique d'intervention gouvernementale en matière de violence conjugale (Gouvernement du Québec, 1995), ainsi que contre les pratiques du système pénal envers les hommes accusés dans une affaire de violence conjugale.  

 

Le dernier ouvrage est Homme et fier de l'être, d’Yvon Dallaire (2001).  Ce livre dénonce les préjugés contre les hommes et s'intéresse à l'épanouissement de l'homme dans le couple et dans la société.

(…)

Les auteurs et les groupes qui s'inscrivent dans ce courant de pensée affirment qu'ils font l'objet d'injustices non reconnues, tant sur le plan légal, social que psychologique, et qu'ils constituent les nouvelles victimes du sexisme dans la société contemporaine.  Par conséquent, ils s'organisent afin de défendre les droits des hommes dans les causes de divorce, mettent en doute la pertinence des programmes de discrimination positive en faveur des femmes et dénoncent les publicités qui véhiculent une image négative de l'homme.

(…)

S'appuyant sur des citations tirées de la littérature féministe, les auteurs étudiés soutiennent que le féminisme a instauré un véritable procès de l'homme que l'on accuse d'être généralement violent et misogyne (…).  Elle vise tous les hommes, car ces derniers sont perçus comme étant solidaires et complices de la violence, même lorsqu'ils ne sont pas auteurs d'agressions directes contre les femmes.  Dallaire (2001) abonde dans le même sens en affirmant que tous les hommes sont victimes de préjugés qui les présentent comme des êtres violents, des violeurs en puissance ou des abuseurs d'enfants.  Selon les auteurs, l'homme est aussi accusé d'être dévoré par la soif du pouvoir, de ne pas avoir de respect pour la femme et de dégrader la nature constamment.  On lui attribue de plus l'entière responsabilité des guerres, des massacres, du totalitarisme et de tous les autres maux qui affligent l'humanité.  L'antidote à ce mal universel serait d'accroître la présence des femmes dans toutes les sphères de l'activité humaine (…)  Ainsi, Dallaire (2001) mentionne que les pères sont perçus comme des menaces pour leurs enfants, que les garçons n'ont plus de modèles positifs auxquels s'identifier, que les filles se méfient des garçons et que les femmes perçoivent la sexualité masculine comme agressive et violente.

(…)

Les auteurs situent le procès intenté à l'homme dans le contexte d'une guerre des sexes qui fait rage autour d'enjeux comme le partage des tâches domestiques, la décision d'avoir ou non des enfants et la négociation des besoins de chacun.  Bien que cette guerre se déroule dans le quotidien des couples, c'est dans les situations de rupture et de divorce qu’elle atteint son paroxysme.  La garde des enfants, le partage des biens et la perte du sens à la vie, (tout cela) devient alors des enjeux « si importants qu'ils font oublier toute prudence aux belligérants » (…).

Pour les auteurs étudiés, il ne fait pas de doute que les hommes sont les grands perdants de la guerre entre les sexes.  Ces auteurs estiment que le divorce, motivé de plus en plus par des raisons égoïstes (voir, par exemple, Dallaire, 2001, p. 141) a un impact psychologique plus lourd pour les hommes que pour les femmes qui, dans la majorité des cas, en sont les instigatrices. 

 

Cette situation déjà difficile serait aggravée par les injustices que les hommes subissent au moment des divorces.  À ce propos, Dupuy (2000) affirme que les femmes peuvent maintenant obtenir facilement la garde des enfants et s'approprier les biens du couple en faisant de fausses allégations de violence conjugale.  Il n'est pas clair dans les propos de l'auteur si cette tactique est le fait de quelques femmes « qui exploitent à leur avantage un système vicié » (p. 11) ou si le « coup monté, préparé et soigneusement orchestré » est « typique » des situations où des accusations de violence conjugale sont portées (p. 18).  Les verdicts de culpabilité non fondés seraient toutefois en forte augmentation (p. 84).

 

Pour Dupuy (2000), les femmes qui font de fausses allégations de violence tentent d'utiliser les moyens mis à leur disposition pour améliorer leur position stratégique. Ce qui est plus grave à ses yeux, c'est que le système de justice défend inconditionnellement leur point de vue au lieu de faire éclater la vérité.  

Les hommes, dit-il, sont « broyés » (p. 35) par ce système qui présume de leur culpabilité avant même qu'ils aient ouvert la bouche (p. 70), qui s’appuie sur un arsenal de moyens pour les éloigner de leur famille et qui les prive d'une défense pleine et entière.  En plus de dénoncer l'introduction dans le Code criminel du délit de harcèlement, le traitement des dossiers par procédure sommaire, l'utilisation fréquente de l'article 810 du Code criminel 4 et les restrictions dans l'accès à l'aide juridique, l'auteur critique le parti pris des acteurs du système pénal.  Il reproche aux policiers de bâcler les enquêtes, aux juges d'errer dans l'interprétation des faits, aux substituts du Procureur de la couronne de terroriser les hommes en les menaçant de procédures supplémentaires et aux avocats de la défense de plaider sans conviction.

 

Les injustices dont les hommes sont victimes de la part du système judiciaire sont à son avis le fruit d'un « véritable complot » (p. 35) qu'il assimile à la persécution des juifs par les nazis (p. 10), au maccarthysme (p. 175), à la chasse aux sorcières (p. 56) et au « goulag judiciaire » (p. 71).

 

(…) Selon les auteurs étudiés, plusieurs facteurs expliquent que les hommes soient soumis à un procès symbolique et à des accusations criminelles injustes.  Tous s'entendent toutefois pour en attribuer la responsabilité première à un féminisme qu'ils qualifient de « doctrinaire », « extrémiste », « intégriste » ou « exacerbé ».

 

Les trois auteurs se défendent cependant d'être antiféministes. 

(…) un féminisme « doux » peut contribuer au développement d'une société plus égalitaire où les individus seront plus autonomes, les couples plus intimes et les enfants plus heureux, l'homme et la femme étant tous les deux gagnants (Dallaire, 2001, p. 307).

(…) Le féminisme « extrémiste » serait ainsi devenu une nouvelle dictature cherchant à corriger une injustice en en créant une autre et à « faire payer aux méchants tout ce qu'ils ont fait aux victimes » (Dallaire, 2001, p. 19).

(…) le féminisme « doctrinaire » repose sur un mode de pensée manichéen qui divise le monde entre bons et méchants, l'homme faisant office de « Grand Satan »

(…) Tous soulignent que la pensée dichotomique déforme les faits en passant sous silence la contribution positive des hommes à la famille et à la société.

(…) les féministes cantonnent tous les hommes dans un rôle de salaud.  Ceux-ci sont ensuite condamnés au silence, puisque toute personne qui remet la « parole sacrée » en question risque selon l'auteur d'être vilipendée sur la place publique et accusée de misogynie...

(…) Le féminisme « extrémiste » a pu s'imposer, disent les auteurs, parce qu'il a bénéficié de la complicité d'hommes pro féministes.  Dallaire (2001) présente ces derniers comme des hommes qui, ne pouvant « sentir leurs semblables » (p. 67), se mettent volontairement du côté des féministes pour combattre leur propre sexe; ce sont, en d'autres termes, « des loups dans la bergerie »…

(…) Le féminisme « extrémiste » bénéficie aussi de la complicité de politiciens et d'institutions sociales que les auteurs dénoncent au passage…

(…) les politiciens qui accordent des budgets dérisoires aux groupes venant en aide aux hommes en difficulté…

(…) les médias qui font la promotion des valeurs féminines (…) et reprennent sans discernement le discours féministe sur la violence conjugale…

(…) Les plaignantes de mauvaise foi y ont la partie facile, dit-il, puisqu'elles n'ont qu'à alléguer une agression sexuelle, de la violence conjugale ou du harcèlement criminel pour que se mettent en branle des procédures judiciaires contre leur conjoint.  Et elles n'ont pas à subir de conséquences en cas d'accusations mensongères. 

 

Les auteurs expliquent finalement le maintien des injustices faites aux hommes par leur propre faiblesse.  Habités par des sentiments de honte, de culpabilité et de peur, ils ne réagissent pas avec la vigueur qu'il faudrait aux accusations dont ils sont victimes.  L'homme moyen, envahi par la honte d'être du côté des exploiteurs, cherche la rédemption dans la passivité et le silence face au discours féministe (…).  

 

L'homme qui doit faire face à des procédures judiciaires injustes se laisse pour sa part manipuler et fait tout pour tenter d'étouffer l'affaire dans laquelle il est impliqué (…)

Les auteurs étudiés veulent restaurer l'image de l'homme ternie par le féminisme « doctrinaire » et mettre fin au sexisme dont les hommes sont victimes.  Pour atteindre ces buts, ils cherchent à redéfinir les réalités décrites par les féministes et proposent leur propre projet de société.

(…)

Les trois auteurs reconnaissent que le problème des femmes victimes de violence conjugale est réel.  Ils estiment cependant qu'il a été mal posé par le mouvement féministe et s'emploient à le redéfinir.  Ils critiquent d'abord la définition de la violence conjugale qui est à leur avis beaucoup trop large…

(…) Violence « économique », violence « psychologique », violence « verbale », l'aire sémantique du mot « violence » a tellement été étirée qu'on peut y mettre à peu près n'importe quel comportement…

(…) il ne saurait être question d'étendre ainsi le sens du mot « violence », dont la définition doit être limitée au meurtre, au viol et aux coups et blessures (…)

 

Les féministes considèrent la violence comme un instrument de domination et dénoncent la tendance des hommes à vouloir contrôler leur partenaire. (…) les hommes entrent naturellement en relation selon un mode hiérarchique.  S'ils veulent ordonner les choses, dit-il, c'est pour qu'elles fonctionnent bien et non pas pour dominer leur partenaire.

(…) les auteurs concluent que la violence des hommes est sur évaluée, alors que celle des femmes est sous-évaluée.  En réalité, disent-ils, la violence des hommes et des femmes est parfaitement symétrique, tant en fréquence qu'en sévérité.

(…) qu'il y a autant d'hommes que de femmes tués par leur conjoint. 

(…)

En calculant ainsi le nombre de personnes qui décèdent des suites de la violence conjugale, dit-il, on en arriverait à reconsidérer le déséquilibre apparent, puisque les hommes se suicident beaucoup plus souvent que les femmes et que plusieurs d'entre eux le font « après avoir été privés sans raison valable de leurs enfants et de leur maison, ou après avoir été emprisonnés sans motif »…

(…)

La société à laquelle les auteurs aspirent devra reconnaître davantage « ce que les hommes ont fait, font et continueront de faire pour l'amélioration de l'Humanité »

(…)

Considérant les fausses allégations de violence conjugale et le parti pris des institutions en faveur des femmes comme des menaces pour la démocratie, Dupuy (2000) veut éviter les dérapages et protéger les droits des personnes accusées.  Il revendique donc le retrait complet de la politique gouvernementale d'intervention en matière de violence conjugale, ainsi que de toute politique similaire fondée sur le principe de la tolérance zéro.  Il réclame également une série de modifications au fonctionnement de l'appareil de justice, par exemple : le retrait des directives données aux policiers pour l'arrestation systématique des hommes lorsqu'il y a allégations de violence conjugale; l'exigence de preuves directes pour justifier les arrestations; la prise en note par les policiers des démentis de l'accusé; la prise en compte de la notion de doute raisonnable par les juges; la justification des décisions du tribunal par écrit; la tenue systématique des enquêtes préliminaires auxquelles les accusés ont droit; la possibilité pour les accusés de contre interroger eux-mêmes la plaignante; et le retrait de l'article 810 du Code criminel.

(…)

 

Le programme d'action

Le programme d'action proposé par les auteurs se compose de stratégies individuelles et collectives. (…) les hommes faussement accusés de violence conjugale devront (…) défendre leur cause avec détermination, en assurant si possible leur propre défense et en utilisant tous les recours dont ils disposent.  

Cela inclut notamment des poursuites civiles contre la plaignante, les corps policiers et le Procureur général lorsque les accusations s'avèrent sans fondements.

(…)

 

Sur un plan collectif, les auteurs proposent quatre stratégies d'action complémentaires.  

Premièrement, les hommes doivent dénoncer publiquement le discours féministe sur la violence masculine et la violence conjugale en publiant des livres consacrés à la cause des droits des hommes ou en utilisant d'autres médias. (…) que la presse écrite constitue un véhicule privilégié pour livrer ce type de message.  

 

Le deuxième élément de la stratégie consiste à mettre sur pied des associations vouées à la défense des droits des hommes dont la mission consiste, d'une part, à mener la lutte politique et, d'autre part, à donner aux membres des services concrets.  

 

Le troisième élément de la stratégie consiste à attirer l'attention des autorités sur la situation des hommes.  Dans le cadre de cette lutte politique, divers groupes de défenseurs des droits des hommes ont sollicité la tenue de commissions parlementaires, et (ils ont) organisé des manifestations publiques pour dénoncer les politiques gouvernementales d'intervention en matière de violence conjugale.  

 

La politique québécoise a même été dénoncée auprès de l'Organisation des Nations Unies (ONU) (Dupuy, 2000).

 

Enfin, le dernier élément de la stratégie proposée se situe sur le terrain de la recherche.  Alléguant que les féministes et leurs alliés bénéficient de millions de dollars de fonds publics pour conduire des études biaisées en faveur des femmes, Dupuy (2000) réclame sa part de subventions gouvernementales afin de réaliser ses propres études sur les injustices dont les hommes sont victimes.

(…)

 

Suite :

  • Définition, fonction et explication de la violence, p 159
  • La symétrie de la violence, p. 162
  • La réponse du système judiciaire, p. 165
  • RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES, p. 170

 

***

Les défenseurs des droits des hommes et la violence

Une analyse critique complète en 28 pages (pages 145 à 173)

à lire sur

http://www.erudit.org/revue/ss/2003/v50/n1/006925ar.pdf

 

CONCLUSION

Cet article visait d'abord à présenter une vision d'ensemble du discours des défenseurs des droits des hommes sur la violence masculine et la violence conjugale à partir de trois ouvrages québécois.

 

L'analyse thématique met en évidence le fait que ces hommes se perçoivent comme les victimes d'un procès où ils se voient injustement accusés de violence généralisée et de misogynie.  Cette image négative ternit l'image masculine et cause aux hommes des préjudices psychologiques, sociaux et matériels.  Elle entraîne une répression policière et judiciaire démesurée envers les hommes accusés de violence conjugale par leur conjointe.  

 

Les auteurs étudiés attribuent ces injustices envers les hommes à la montée d'un féminisme doctrinaire et fermé à la critique.  Ils entendent combattre ce nouveau sexisme en limitant la définition de la violence à ses formes les plus graves, en contestant les statistiques officielles sur la violence faite aux femmes, en décrivant la violence conjugale comme un phénomène parfaitement symétrique et en plaidant pour une plus grande tolérance à l'égard des agressions mineures.  Pour mener leur combat, ils mettent sur pied des associations de défense des droits des hommes, dénoncent publiquement le discours féministe sur la violence, exercent des pressions politiques et revendiquent des budgets de recherche.

 

Dans la seconde partie de l'article, nous avons fait état de données scientifiques qui remettent en question les thèses des défenseurs des droits des hommes sur la symétrie générale de la violence entre les sexes et sur la discrimination systématique dont les hommes seraient victimes au sein du système judiciaire.  

 

Nous avons aussi tenté de montrer que les définitions courantes de la violence, la question de la violence féminine et l'équilibre entre la protection des victimes et celle des droits des accusés font depuis longtemps l'objet de débats parmi les chercheurs et les intervenants qui s'intéressent à la violence conjugale. Il s'agit là de sujets complexes ou peu explorés pour lesquels il y a toujours matière à réflexion. Comme Straus (1999) l'a déjà indiqué, il est peu probable que l'on en arrive un jour à de véritables consensus autour de ces questions controversées, compte tenu des objectifs politiques différents poursuivis par les acteurs qui prennent part au débat. Il faut toutefois souhaiter que la discussion se poursuive dans un esprit d'humilité et d'ouverture, en se rappelant que les théories sur les causes de la violence conjugale demeurent toujours embryonnaires, même après trente ans de recherche (Harway et O'Neil, 1999).  Pour manifester cette ouverture d'esprit, les défenseurs des droits des hommes doivent à notre avis dépasser leur opposition au féminisme radical et considérer davantage l'apport théorique que le mouvement de défense des femmes violentées a fourni.

 

Info Diffusion : Collectif La Vie de Pères

23/02/2008 13:20:15

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Published by Will - dans Famille
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