Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 15:25

La question que l’on nous pose de manière récurrente, depuis plus de 14 ans, est la suivante :

« Pour quelles raisons les responsables du Droit familial ne prennent-ils pas les mesures pour supprimer le génocide social, perpétré depuis de nombreuses années,  sur des hommes… lorsqu’ils sont pères de familles ? ».

Cette question est pertinente d’autant plus que ce fléau prend de plus en plus d’ampleur et qu’il est l’un des facteurs d’exclusion et de pauvreté à l’égard de tous ces enfants privés de leurs pères… Sans repères !

 

Le Collectif La Vie de Pères – Bruxelles – Wallonie

 

Prise de position de l’AHL sur le problème de la non-représentation des enfants

 

L’Association des Hommes du Luxembourg (AHL) est gravement préoccupée par le phénomène, malheureusement fort répandu, de la non-représentation des enfants.

Il est connu qu’au Grand-Duché le droit de garde des enfants communs en cas de séparation ou de divorce des parents est accordé en règle générale à la mère, sauf dans quelques très rares exceptions.

Au cours des semaines à venir, l’AHL prendra encore position sur cette pratique discriminatoire, qu’elle juge inacceptable.

 

Un droit de visite et d’hébergement est consenti au père, souvent une fin de semaine sur deux et la moitié des vacances scolaires.

Ce droit de visite accordé au père, déjà trop limité, n’est pas respecté par de nombreuses mères. On parle de «non-représentation» d’un enfant, lorsque le parent gardien refuse indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer.

 

L’AHL souligne que, conformément à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (résolution 44/25 de l’Assemblée générale des Nations Unies du 20 novembre 1989), qui, au Luxembourg, a été ratifiée en date du 7 mars 1994 et a donc force de loi, il fait partie des droits de l’enfant «séparé de ses deux parents ou de l’un d’eux d’entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents» (Art. 9.3.) et que les Etats parties s’emploient de leur mieux à assurer la reconnaissance du principe selon lequel «les deux parents ont une responsabilité commune pour ce qui est d’élever l’enfant et d’assurer son développement» (Art.18). Ainsi, le père doit pouvoir exercer une influence et un droit de surveillance réels sur l’éducation de ses enfants, comme c’est prévu en principe aussi à l’article 372 (jurisprudence Cour, 7 novembre 1990, 28,93) ainsi qu’à l’article 378 du Code civil.

 

La non-représentation d’un enfant est un comportement d’une grande cruauté à la fois à l’égard de l’enfant et à l’égard du père. Il n’est malheureusement pas rare que des pères ne peuvent pas voir leurs enfants pendant plusieurs années. Ceci leur cause d’énormes souffrances humaines auxquelles les autorités politiques et judiciaires semblent toutefois être insensibles.

 

La souffrance des pères a plusieurs facettes. D’abord, les enfants, qu’ils ne voient que rarement, leur manquent cruellement. Ensuite, lorsqu’ils se rendent à l’endroit où ils sont supposés voir leurs enfants ils sont souvent pleins d’inquiétudes voire d’angoisses car ils ne savent jamais à l’avance s’ils pourront réellement avoir un contact avec leurs enfants. Finalement, si les enfants ne sont pas représentés, ils quittent cet endroit dans un profond désespoir, d’autant plus grave qu’ils peuvent être certains que les tribunaux luxembourgeois ne leur accorderont pratiquement aucune aide.

 

Les enfants sont des êtres fragiles, dont la psychologie est en phase de construction. Souvent, les mères, qui ne représentent pas les enfants à leur père, veulent accaparer un enfant de façon possessive ou entendent l’instrumentaliser par vindicte. Il s’agit d’un phénomène d’emprise et de manipulation qui vise à obtenir une «aliénation parentale». La mère cherche à couper l’enfant du père pour diminuer le rôle qu’il joue dans la vie des enfants. Ceci n’est rien d’autre qu’un abus de l’autorité parentale pour inciter l’enfant à rompre tout lien affectif avec son père auparavant aimé, sans aucun motif et en discordance avec la réalité des faits. Parfois elle agit ainsi par jalousie si le père a pu établir une nouvelle relation avec une autre femme.

 

Fréquemment, la non-représentation des enfants est aussi un moyen de chantage pour essayer d’extorquer plus d’argent ou d’autres avantages matériels du père.

 

Souvent la non-représentation est accompagnée de toute une panoplie d’autres mesures qui servent à rompre les relations entre les enfants et leur père: coupures voire suppression des contacts téléphoniques entre le père et ses enfants, contrôle du courrier, etc.

 

Certaines mères ont tellement peu de scrupules et sont si désireuses d’exclure définitivement leur ancien conjoint de la vie de leurs enfants qu’elles n’hésitent pas à recourir à des allégations mensongères et diffamatoires de violence, d’attouchement ou d’abus sexuels, ce qu’on appelle alors les «prétextes protectionnels». De telles accusations sont fréquentes dans des disputes relatives au droit de garde ou au droit de visite et d’hébergement et elles sont presque toujours dénuées de tout fondement.

 

Les enfants privés de leur père subissent des conséquences psychologiques néfastes à long terme. Dans les cas où les enfants sont entendus par les tribunaux, ils sont souvent manipulés par leur mère et sont inéluctablement victimes de conflits de loyauté entre le «parent gardien» et leur père. Il est traumatisant pour un enfant d’être pris ainsi en otage et de devoir prétendre «ne plus vouloir voir son père» dans le seul but de faire plaisir à sa mère.

 

La non-représentation d’un enfant est ainsi une forme de maltraitance particulièrement destructrice des enfants. Les psychiatres parlent de «parricide psychologique» ou d’un «orphelinat artificiel» qui peuvent faire naître des attitudes pathologiques. Les enfants sont ainsi les principales victimes de la non-représentation des enfants avec des conséquences négatives à moyen terme pour toute la société.

 

Il y a lieu de rappeler que la non-représentation d’un enfant est un délit pour lequel le Code pénal luxembourgeois prévoit dans son article 371-1 que :

«Art . 371-1. (L. 10 août 1992) Seront punis d’un emprisonnement de huit jours à deux ans et d’une amende de 251 euros à 2000 euros ou d’une de ces peines seulement, les père, mère et autres personnes qui soustrairont ou tenteront de soustraire un mineur aux mesures qui doivent être prises à son égard par application des dispositions de la loi sur la protection de la jeunesse, ou en vertu d’une décision, même provisoire, d’une autorité judiciaire, qui le soustrairont ou tenteront de le soustraire à la garde de ceux auxquels il a été confié, qui ne le représenteront pas à ceux qui ont le droit de le réclamer, l’enlèveront ou le feront enlever, même de son consentement. Si le coupable avait encouru la déchéance totale ou partielle de l’autorité parentale sur l’enfant, l’emprisonnement pourra être élevé jusqu’à trois ans.»

 

Il est noté que la résistance des enfants ou leur aversion à l’égard de la personne qui les réclame ne saurait constituer, pour celui qui a l’obligation de les représenter, ni une excuse légale, ni un fait justificatif. Il n’en est autrement que lorsque le prévenu a en vain usé de son autorité et que seules des circonstances, telles que la situation de fait des enfants, leur âge ou leur état de santé, l’ont empêché d’exécuter son obligation. Cour 21 avril 1986, P. 26, 384.

 

A son plus grand regret, l’AHL doit constater que, contrairement à l’esprit de la loi, les acteurs politiques, sociaux et judiciaires sont trop souvent complaisants et encouragent ainsi, souvent par inertie, des comportements irresponsables et délictuels !

 

Les pères qui rencontrent des problèmes au niveau du droit de visite et d’hébergement ne trouvent pas ou peu de soutien auprès des autorités judiciaires luxembourgeoises.

 

Même dans des situations claires et évidentes, les tribunaux n’appliquent que rarement la loi et tendent ainsi à favoriser systématiquement les mères qui ne représentent pas leurs enfants.

 

L’AHL regrette que la violation des droits des pères conduit souvent en même temps au non-respect des droits des grands-parents du côté paternel de voir leurs petits-enfants.

 

L’AHL est révoltée par le fait que certains pères, qui n’ont parfois pas pu voir leurs enfants pendant des années, peuvent être doublement punis. En effet, il arrive que les tribunaux estiment que cette absence de contacts prolongée aurait aliéné les enfants de leur père et que pour cette raison il vaudrait mieux ne pas renouer ce contact. Un comportement fautif de la mère est ainsi opposé au père innocent et la mère délinquante est de fait récompensée par le système judiciaire au lieu d’être punie !

 

L’AHL n’est pas disposée à accepter une telle situation !

 

L’AHL entend préciser qu’elle ne cherche pas à demander des avantages indus aux pères mais que sa démarche vise à assurer entre autres que les pères soient enfin traités d’une façon comparable aux mères.

 

Par conséquent:

 

1. Quant aux peines pour le parent gardien qui ne représente pas un enfant à l’autre parent :

L’AHL revendique une révision de l’article 371-1 du Code pénal dans le but d’augmenter encore les peines prévues et de prévoir une peine de trois ans de prison et/ou une amende de 50.000 Euros. L’AHL constate que les peines prévues à l’étranger en cas de non-représentation d’un enfant sont souvent beaucoup plus lourdes qu’au Luxembourg.

En même temps, en cas d’une infraction unique ou mineure, il devrait être possible :

- de fixer une astreinte qui ne peut être inférieure à 1.000 Euros,

- de condamner le parent coupable à des travaux d’intérêt public.

 

L’AHL estime que la diversification et la graduation des peines permettra aux tribunaux de faire appel plus facilement à toute la force de la loi afin de protéger les intérêts des pères et des enfants. Les possibilités qui existent déjà à cet égard devraient être utilisées plus systématiquement par les tribunaux.

Tout constat de non-représentation d’enfant par le juge (y inclus de référé ou du tribunal de la Jeunesse par saisine expresse), ainsi qu’a fortiori toute condamnation pour non-représentation d’enfant doit donner lieu à un changement automatique et avec effet immédiat du droit de garde au bénéfice du père, si celui-ci le demande. En effet, la non-représentation de l’enfant par le parent gardien prouve à suffisance que ce parent est incapable d’assurer le bien de l’enfant.

Surtout, l’AHL demande au Ministère de la Justice et au Parquet de changer leur attitude laxiste à l’égard de la non-représentation des enfants afin que les lois qui existent déjà en la matière soient enfin appliquées !

 

L’AHL exige qu’il soit mis définitivement fin à l’impunité des parents gardiens qui refusent de représenter un enfant.

 

2. Quant aux plaintes déposées par les pères en cas de non-représentation des enfants :

L’AHL prie instamment la Police grand-ducale et le Parquet de prendre au sérieux les plaintes déposées, de toujours enregistrer ces plaintes, de ne jamais les classer sans suites et de leur accorder une grande priorité. L’AHL demande au Parquet de toujours informer les pères des suites données à leurs plaintes. Si toutefois, pour des raisons impérieuses, le Parquet optait pour classer une telle plainte à titre tout à fait exceptionnel, il devrait motiver cet acte par écrit et le notifier au père afin qu’il puisse prendre les mesures appropriées s’il le souhaite.

 

3. Quant à l’intervention de la Police sur les lieux :

L’AHL prie les membres de la Police grand-ducale et les huissiers de justice de se mettre à la disposition des pères, à leur demande, pour constater les faits et pour déposer comme témoins. Elle leur saurait gré de montrer de la compréhension pour la situation difficile dans laquelle se trouvent les pères auxquels on refuse le droit de visiter et/ou d’héberger leurs enfants.

 

Si le lieu où se trouve l’enfant est connu et si le père le demande, le Parquet (représenté par le substitut de service) devrait ordonner à la Police d’intervenir pour remettre l’enfant au père afin que celui-ci puisse exercer son droit de visite et d’hébergement conformément aux décisions judiciaires intervenues.

 

4. Quant au rôle des tribunaux :

L’AHL demande aux magistrats de veiller à la crédibilité du système judiciaire, d’assurer le respect de la loi et des décisions judiciaires déjà prises et de prendre des jugements clairs et non ambigus qui respectent les droits des pères. La non-représentation d’un enfant n’est en aucun cas une « petite affaire », présumée insignifiante, qu’un Tribunal peut se permettre de ne point considérer!

Il faut notamment que la justice intervienne très rapidement en cas de non-représentation d’un enfant, en tout cas beaucoup plus rapidement que cela ne se fait actuellement. La réaction juridique doit être ferme, contraignante et claire.

 

La rapidité de l’intervention de la justice est en effet un facteur-clé pour prévenir toute tentative d’aliénation de l’enfant. Dans les cas de non-représentation, une décision judiciaire devrait intervenir endéans un délai maximal de huit jours à partir de la date du dépôt de la plainte par le père, sans possibilité pour le parent gardien de demander un report.

 

L’AHL demande en particulier beaucoup plus de rigueur aux Tribunaux en cas de présentation de certificats médicaux de complaisance, d’activités imaginaires ou prétextées des enfants, d’absences aux rendez-vous fixés et de mille autres stratagèmes utilisés couramment pour miner les droits des pères.

Les frais occasionnés aux pères qui se sont déplacés pour prendre leurs enfants et qui se sont vus confrontés à une non-représentation de leur enfant doivent toujours être remboursés en entier par le parent gardien. Pour le cas où le père doit verser une pension alimentaire à titre personnel à la mère, ces frais peuvent être directement déduits de cette pension par le père sur production de quittances, billets ou autres documents faisant foi.

Dans tous les cas, les journées perdues au titre du droit de visite et d’hébergement par la non-représentation d’un enfant doivent être pleinement récupérables par le parent non gardien !

 

L’AHL est a priori disposée à étudier des modèles de médiation familiale dans la mesure où de tels mécanismes ne servent pas à affaiblir de nouveau les droits des pères ou à faire traîner les procédures. Elle salue le rôle des rares centres au Luxembourg où les pères peuvent rencontrer leurs enfants dans un endroit appelé « neutre ». Parfois, c’est leur seule chance de rencontrer leurs enfants.

 

L’AHL est choquée par le fait que de nombreux avocats spécialisés dans le droit de la famille se voient contraints à dire aux pères que l’attitude des tribunaux serait tellement contre les hommes qu’ils ne devraient pas s’attendre à des jugements en leur faveur. Par conséquent, l’AHL exige un changement fondamental de l’attitude de certains magistrats afin de garantir un traitement plus équitable des hommes. Elle demande au Ministre de la Justice d’envisager des mesures pour protéger les droits des pères devant les tribunaux.

 

L’AHL remercie tous les avocats des enfants qui se sont engagés pour le respect des droits des pères et note avec intérêt la proposition pour la création d’un tribunal de la famille.

 

5. Quant à la situation des enfants victimes du comportement délinquant de leur mère :

L’AHL demande que les tribunaux fassent bien plus d’efforts qu’actuellement pour détecter la manipulation éventuelle des enfants par le parent gardien, notamment le chantage émotionnel ou autre. Les circonstances dans lesquelles les enfants sont entendus ne doivent pas être ouvertement en faveur d’une des deux parties.

Le droit de visite et d’hébergement ne saurait plus être refusé au père que dans des cas extrêmement graves, motivés en détail et susceptibles d’appel.

 

6. Quant à la situation des pères :

Beaucoup de pères souffrent affreusement des difficultés que leur crée la non-représentation de leurs enfants.

 

L’AHL demande dès lors que la non-représentation d’un enfant permette au père de toucher des dommages et intérêts directement déductibles d’une éventuelle pension alimentaire à titre individuel qu’il doit verser à la mère délinquante.

La mère coupable de non-représentation d’enfants doit prendre à charge les frais d’une éventuelle assistance psychologique au père ou aux enfants.

 

7. En ce qui concerne les modalités d’exécution du droit de visite et d’hébergement :

L’AHL se doit de constater que même si l’enfant est représenté au père, la mère essaie parfois d’imposer des restrictions au père quant à l’exercice de ses droits.

 

L’AHL rappelle que le père de l’enfant a le droit de voyager librement avec ses enfants, notamment aussi pendant les vacances scolaires, et a ainsi le droit de disposer pendant ce temps de tous les documents de voyage et documents médicaux de ses enfants.

 

8. L’AHL demande que les pères des enfants dits « naturels » ne soient jamais désavantagés par rapport aux pères des enfants dits « légitimes », c’est-à-dire nés pendant le mariage.

 

Page :

http://www.codex-online.com/codex/contents.nsf/CD8B086DFE82CC25C22571BC00589A4E/$file/newsletter_droit.pdf

 

Association des Hommes du Luxembourg

http://www.ahl.lu/

L'AHL peut être contactée

par téléphone au numéro (+352) 691 308154

fax numéro (+352) 26 50 36 07

par courriel infos@ahl.lu

ou par un courrier adressé à son siège

153, avenue de Luxembourg, L - 4940 Bascharage

Repost 0
Published by Michel Willekens - dans Famille
commenter cet article
31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 22:38

1.  Introduction

De nos jours, on parle beaucoup de la violence contre les femmes (qui toucherait environ une femme sur cinq !) (1/10 dans l’année, 4/10 durant leur existence) (1) et donc, à juste titre, il faut condamner cette violence qui est reconnue pour être surtout physique, pouvant aboutir dans certains cas dramatiques au meurtre.  Cette violence est tout à fait condamnable et nécessite une prise en charge rapide (2) même s’il faut, dans certains cas du moins, tenir compte de circonstances atténuantes liées à des comportements de provocation (3), compte tenu que tout homme ne peut posséder un sang-froid suffisant !  Nous passerons, par ailleurs et seulement pour mémoire, la notion de violence physique entre les hommes qui serait selon nos statistiques nationales retrouvée à raison d’un homme sur quarante environ (4) ! 

 

Le but de cet article est de mettre en évidence une autre forme de violence, pas nécessairement moins grave dans ses conséquences : il s’agit d’une violence psychologique, liée au phénomène d’aliénation parentale.  L’aliénation parentale est un concept apparu dans la seconde moitié du XXème siècle, période pendant laquelle les conflits conjugaux sont devenus de plus en plus fréquents, sans doute liés à une évolution de la société où l’égocentrisme est devenu un leitmotiv renforcé par des idées sociales de recherche du bien-être à tout prix et sans doute, par des mesures légales de protection de la femme, toujours considérée comme sexe faible et particulièrement, fragile lors de la séparation d’un couple.  Il n’empêche que les statistiques prouvent bien que l’aliénation parentale est réalisée dans 90% des cas par la mère, seulement dans 10 % des cas par le père.  Tout en étant bien au courant de cette statistique, nous nous permettrons, à partir de maintenant et pour simplifier le texte, de considérer le cas de la mère aliénante et du père aliéné.

 

2.  L’aliénation parentale : aspects passifs et actifs

·        Actuellement, on recense annuellement en Belgique 30.000 divorces dont on considère que 20 % au moins sont manifestement conflictuels.  6.000 couples par an vont donc se déchirer devant les tribunaux et dans un bon nombre des cas, la mère va développer un comportement d’aliénation parentale consistant à utiliser la garde préférentielle des enfants, qui lui est d’office accordée pour imprégner, à longueur de journée, l(les)’enfant(s) d’informations plus fausses que vraies visant à dénigrer, noircir, salir le comportement de leur père et éventuellement de sa nouvelle compagne ou de ses ami(e)s.  Ceci n’est pas sans conséquence car il est possible, par cette « technique de lavage de cerveau », de modifier la mémoire de l’enfant de sorte qu’il oublie définitivement les bons côtés de son père (5).  Jusque là, le comportement de l’enfant peut être étiqueté de « passif » même si son attitude de dénigrement du père est active sur le plan psychologique.

·        L’aliénation peut être non seulement passive mais également devenir active, ce qui est sans doute plus grave au niveau des conséquences psychologiques.  Tout peut commencer lorsque la mère favorise que les enfants embrassent l’avocate qui défend ses intérêts.  Certaines avocates n’ont d’ailleurs pas de retenue à ce sujet. Ensuite, on explique aux enfants que pour aider leur mère, il serait bon que lorsqu’ils voient leur père, ils ramènent soit du courrier, soit des factures, soit des numéros de code qui peuvent bien intéresser la mère pour faire des recherches et violer ainsi la vie privée du père par le courrier, les mails, voire également les facturations concernant carte de crédit, GSM… afin d’essayer d’obtenir des preuves permettant de gagner plus ou moins vite le divorce et dès lors, une manne juteuse d’argent…

 

Le problème, c’est que les enfants sont manifestement mêlés à cette recherche d’indices, et font bloc avec leur mère contre leur père qui apparaît dès lors de plus en plus négativement, voire comme un escroc, pour ne pas dire un salaud… ce qui reste cependant à prouver car tous les pères et loin s’en faut ne sont pas ceux qui s’en vont avec leur secrétaire blonde…  Malheureusement, beaucoup de pères sont victimes d’une épouse qui recherche autre chose dans la vie mais qui ne se prive pas, grâce aux bons conseils donnés par les avocat(e)s, d’essayer de coincer le père dans un piège bien préparé à l’avance, dont l’aliénation parentale n’est finalement qu’un aspect (6).

 

Il s’agit ni plus, ni moins, d’un viol de la vie privée du père bien organisé par la mère avec l’aide des enfants…  Ceux-ci sont aussi piégés, voire rendus insensibles à cette situation par les paroles de leur mère qui explique que tant que le divorce n’est pas prononcé, elle a tous les droits sur son mari… !  Fallacieuse interprétation de l’article 213 du Code Civil stipulant que jusqu’à la dissolution du mariage (même si les époux ont cessé de cohabiter !), les époux se doivent mutuellement assistance !  Mais on oublie évidemment de reprendre l’entièreté de cet article qui dit aussi : « le devoir d’assistance comprenant le devoir de respect mutuel » !

 

3.  Conséquences psychologiques chez le père

Le père séparé par mesure judiciaire est donc secondarisé car il doit quitter le domicile conjugal, retrouver un logement et recommencer à vivre à partir de zéro… Cette secondarisation est d’autant plus difficile à vivre que le juge ne prévoit pas de mesure compensatoire à l’écartement du père du domicile conjugal.  Ces mesures pourraient être un suivi du dossier avec vérification que le père est dans de bonnes conditions pour s’en sortir, dans ses nouvelles conditions de vie et entre autres, qu’il ne souffre pas d’une aliénation parentale et / ou de refus de droit de visite, situation où la mère a toujours la prépondérance car lorsqu’un père porte plainte de ce fait, il peut malheureusement être sûr dans 9 cas sur 10 que sa plainte prend une direction verticale dans les heures qui suivent son dépôt… et ceci est sans doute justifié par l’encombrement chronique des tribunaux…  Il n’empêche que le père est très fragilisé dans cette vie de secondarisé et que de devenir aliéné par sa femme et ses enfants est évidemment la goutte qui fait déborder le vase au plan psychologique.

Il y a de quoi déprimer sérieusement, voire se suicider de manière violente ou non violente, à petit feu avec une drogue ou l’autre…  Evidemment, quand on reçoit les enfants le week-end, il n’est pas facile non plus d’avoir une mine très souriante d’autant qu’on sent que les enfants arrivent comme des enfants espions ou pour le moins, sur de grandes réserves, déjà bien conditionnés à une vue négative du père durant la semaine passée chez la mère…  Il n’est donc pas rare qu’il y ait de temps à autre des éclats de voix entre père et enfants lors de ces trop brèves visites qui ne permettent pas d’ailleurs de bien gérer ces situations délicates où le conflit père – mère finit par éclabousser les enfants.  Ceux-ci ne comprennent pas de manière immédiate pourquoi leur père est de mauvaise humeur, se sentant abandonné de tous, voire violé ou tout simplement sacrifié par certains…

 

Tout ceci rend nécessaire un souci d’éviter la secondarisation en prévoyant la parallélisation du père par les juges, ce que nous proposons de longue date (7).

 

4.  Complications psychologiques chez les enfants

En effet, l’aliénation parentale « bien guidée » par la mère finit évidemment par engendrer un certain conflit entre le père et les enfants : le père, s’étant rendu compte de tel ou tel comportement de viol d’informations dans sa vie privée, peut évidemment en vouloir à ses enfants de s’être laissés aller aux pratiques bien dirigées par leur mère et son avocate.  Le père peut alors réagir tout simplement par l’abandon pur et simple de ses contacts avec les enfants.  On dira alors qu’il s’agit d’un « lâcheur » ou d’un père qui abandonne facilement ses responsabilités.  On oublie en fait là qu’il y a été quasiment forcé étant piégé dans l’aliénation parentale !

 

Quoiqu’il en soit, des dégâts psychologiques sont importants chez les enfants car ils voient ainsi disparaître toute relation possible avec leur père.  Ils vont devoir, à l’avenir, vivre uniquement d’un amour maternel pour autant que celui-ci soit encore sincère…

 

Si d’aventure, le père se décarcasse pour ne pas subir la situation et essayer d’inverser la vapeur, s’il en parle aux enfants et leur demande d’exprimer clairement devant telle ou telle personne, voire devant un juge, ce qu’ils ont fait contre lui à la demande de leur mère.  C’est à ce moment que la situation se corse car l’enfant répondra que dire la vérité, c’est (évidemment) témoigner contre leur mère ! 

Comme tout enfant bien né et apparemment bien honnête ne souhaite témoigner ni contre son père, ni contre sa mère, il est clair que dans ce cas de figure, on n’ira pas dire la vérité où que ce soit.  Le dégât psychologique est alors évidemment énorme d’abord chez le père qui se sent totalement sacrifié sur l’autel de la vérité et ceci, au détriment de relation enfants – mère qui ne peut souffrir aucune entorse ?  Mais pour les enfants, est-ce mieux ?  En fait, on les oblige à abandonner leur père à sa quête de la vérité tout en sachant qu’il a raison mais qu’on ne peut satisfaire à son souhait de vérité !  Quelle torture psychologique cela doit être !  En fait, cela revient à assassiner psychologiquement son père parce que l’on ne sait plus faire autrement. Le piège de l’aliénation parentale qui s’est mis en route il y a quelques années se ferme alors sur les enfants et le père alors que la mère victorieuse se frotte les mains avec jubilation !

 

5.  Conclusion

Dès lors, on se rend donc bien compte ici que l’aliénation parentale est un piège psychologique majeur pour lequel il n’y a pas de solution thérapeutique. 

Une fois que l’aliénation parentale s’est bien installée, l’enfant et le père sont pris au piège et toute réaction devient impossible si ce n’est avec des dégâts psychologiques supplémentaires.

 

La seule bonne mesure est donc la prévention ou en tout cas, la détection précoce de la mise en route d’une aliénation par la mère.

Il est donc important que les avocats et les magistrats de nos tribunaux soient bien au courant de la gravité de ce comportement d’aliénation et l’empêchent tant que possible (8).

 

On devrait barrer à vie de l’ordre des avocats tout quiconque n’aurait pas diagnostiqué à temps une aliénation parentale et sûrement, tout quiconque l’aurait favorisée, qui plus est en utilisant ou en donnant des conseils pour utiliser des moyens illégaux tels que par exemple les écoutes téléphoniques ou les enregistrements de messagerie de GSM… !  

Faut-il vraiment que le père soit comme le capitaine d’un navire naufragé, obligé de se laisser couler dans le naufrage de son couple même s’il n’y est pour rien ou pour pas grand-chose… ?  Je ne veux évidemment pas défendre ici le cas de figure des pères qui quittent leur femme pour leur secrétaire blonde… mais encore une fois, il existe de nombreux autres cas de figures que l’on a tendance à assimiler à celui-ci et ceci, à grand tort.  En effet, de nombreux pères sont ainsi victimes d’une ignorance, d’une tolérance, voire d’une incapacité de notre société actuelle à gérer ce phénomène d’aliénation parentale qui amène non seulement des pères au suicide mais aussi sûrement des enfants (9) car l’aliénation parentale est un « excellent » piège mortel comme une toile d’araignée pour la mouche ou comme ceux que les GI’s devaient éviter dans les forêts vietnamiennes, de telle sorte qu’un enfant est obligé de sacrifier son père s’il veut psychologiquement survivre !

 

Je ne sais à qui il faut transmettre ce message qui est un cri d’appel au secours concernant plusieurs milliers de pères et d’enfants chaque année en Belgique. J’ose espérer qu’en le transmettant à Mme le Ministre de la Justice, il sera entendu ! J’invite également toute personne qui se reconnaîtrait à travers cette description d’en faire de même afin d’alourdir le poids de cet article qui se veut une réflexion à tête bien reposée sur le sujet…

 

Au plus nous serons à défendre une nouvelle façon de prendre en charge le divorce conflictuel, au mieux nous y arriverons.

 

Dr JE. VANDERHEYDEN,

Médecin hospitalier

 

« Le juge ne rend pas la justice.  Il applique la loi.  Il punit et dédommage.  C’est le parlement qui a le pouvoir de faire régner le droit au nom du Peuple. »

Charles de Gaulle

 

Références  

 

1. Burge et al. - Am Fam Med. 2005 ;3 : 248.

2. Meunier P. et Ozgunes F. - Violence entre partenaires. - Lettres du Parquet n° 10, mai 2005, p.7 et suiv. (Belgique)

3. Vanderheyden JE - Frappe-moi, frappe-moi - Le Journal du Médecin, n° 1573 (27 02 2004) : p. 58.

4. Secrétariat d’Etat aux Familles (Belgique 2004 – chiffres de 1998) : en Belgique, en 1998, dans la tranche des 20 – 49 ans, une femme sur 7 et un homme sur 40 ont subi à un moment de leur vie des violences physiques ou sexuelles graves de la part de leur partenaire, plus d’autres violences verbales, psychologues et économiques…  Ceci touchant tous les milieux socio-économiques et religieux et impliquant fréquemment les enfants…

5. Vanderheyden JE - La mémoire transformée. - Feuilles Familiales, Ed. J. Gérard, Namur (4° trimestre 2004) : p. 59 – 63.

6. Vanderheyden JE. - Le terrorisme familial : un nouveau jeu d’échec qui peut rapporter gros ! (in press)

7. Vanderheyden JE. - Secondariser un parent est un acte criminel ! (in press)

8. Van Gijseghem et Lamontagne P. - L’aliénation parentale.  Comment intervenir ? (in press)

9. Dolto Françoise - La cause des enfants. Ed. Robert Laffont, Paris (1985)


 
Diffusion: http://www.garscontent.com/510_Octobre/09/05_10_01bis.htm

 

 

 

Repost 0
Published by Michel Willekens - dans Enfants
commenter cet article
31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 22:31

Il faut que le droit du père soit correctement défendu.  C’est le seul moyen pour que l’on aille vers l’équilibre de l’enfant, de la mère et du père.

 

Marie ARENA

Ministre de la Fonction Publique

Le Vif – L’Express (Week-end) - 7 novembre 2003, page 68

 

La bien-traitance n’est pas un hasard : elle est une production humaine, non seulement individuelle, familiale mais aussi le résultat d’efforts fournis par la société.

Giorge BARUD

 

En mains propres ou en de très sales mains ?

 

Où s’arrête le non-respect des valeurs humaines ?

 

Comment la Justice peut-elle, à notre époque, punir un père d’avoir aimé et aidé femme et enfants ?

 

1. Introduction

Tout comme la législation concernant la procréation assistée, le droit familial doit actuellement évoluer afin de répondre beaucoup mieux et de manière humaine aux divers problèmes posés dans l’évolution moderne de notre société.  Divers exemples récents nous démontrent que l’attitude actuelle de la Justice est bien trop lointaine du citoyen, les décisions prises étant bien sûr conformes à la loi et aux habitudes mais le manque d’approche psychologique ou la non-utilisation de professionnels des conflits engendre de plus en plus de dégâts moraux sur les familles, particulièrement celles où le divorce se passe dans un climat conflictuel, ce qui représente malgré tout 20 % des 30.000 divorces annuels en Belgique.  Nous voudrions aborder ici le problème du paiement des parts contributives.

 

2. Problèmes posés par le paiement des parts contributives

Il ne nous semble pas intéressant d’envisager ici le problème du non-paiement de la part contributive.  Il est évident que cette attitude est soit tout simplement intolérable s’il s’agit d’une attitude volontaire alors que les capacités de paiement existent.  Dans ce cadre, une prise en charge spécifique a récemment été mise sur pied (juin 2004) pour la gestion de ce type d’attitude et son règlement (Fonds spécifique étatique de Recouvrement et de Poursuite).

 

Plus délicat est le problème de non-paiement lorsqu’il n’apparaît pas de manière volontaire mais par manque de capacité.  La compréhension et l’aide sociale doivent alors dominer tout en vérifiant bien sûr les capacités de paiement.

 

Nous voudrions aborder en fait ici les différentes modalités de paiement des parts contributives mais aussi les différentes approches du contenu de celles-ci car pour certains, payer une part contributive n’empêche pas d’intervenir dans d’autres frais. Quels seraient donc les frais à payer éventuellement en sus de la contribution ?

Il faut alors partager ces frais « spéciaux » entre les deux partenaires de l’ex-couple. Il est évident que dans un contexte conflictuel, ce seront les modalités de paiement et surtout, les paiements accessoires qui vont faire l’objet de grandes difficultés.

 

2.1. Contenu des parts contributives

Il nous paraît donc important, voire fondamental que lors d’un jugement, qu’il soit réalisé à la Justice de Paix ou dans des tribunaux civils, que le juge détaille bien dans son jugement ou dans son arrêt, lorsqu’il fixe la part contributive, le contenu de celle-ci et éventuellement les charges accessoires qu’il laisserait à partager entre les deux ex-époux.  Tout manque de précision va bien sûr, dans un contexte conflictuel, entraîner des discussions, des palabres, voire des affrontements où beaucoup d’énergie psychologique, voire physique, va être dépensée inutilement au détriment de l’ensemble de l’ex-cellule familiale.  Il y a donc là une responsabilité importante pour le juge.

 

2.2. Possibilité de paiement anticipé et déduction de parts contributives

Il peut arriver que pour diverses raisons (incapacité mentale, manque de liquidité, paiements urgents, …) que l’ex-membre du couple recevant la part contributive (généralement la femme) demande à son ex-conjoint de payer rapidement telle ou telle facture et bien sûr, dans un contexte de correction, de la déduire alors des parts contributives futures.  Rappelons aussi que de manière pratique, le jugement prévoit le paiement en mains propres de la personne qui reçoit la part contributive.  Cette notion de mains propres est bien sûr dépassée dans la mesure où très généralement, on accepte le paiement sur compte bancaire, les extraits de celui-ci faisant office de preuve car il est difficile d’obtenir un reçu d’une remise « en mains propres », surtout dans un contexte conflictuel.

 

S’il est nécessaire d’aider en réalisant des versements anticipés, il faut évidemment demander au payeur une comptabilité des plus précises et transparente afin de vérifier la bonne utilisation de la part contributive anticipée et donc, les déductions qui s’en suivent.  Mais d’autre part, il est également bon de vérifier que l’un des ex-conjoints n’entraîne pas l’autre dans une demande d’assistance financière exagérée, disproportionnée dans le temps avec le secret espoir de pouvoir être payé en double pour toutes ces sommes payées à l’avance et déduites de la part contributive. Réclamant alors devant un tribunal pour argent non payé en mains propres, celui-ci pourrait alors obtenir un deuxième paiement !  Ce serait une manœuvre des plus sordides, le dédoublement de paiement serait alors la propriété de mains très sales ! Ceci serait un exemple d’exploitation des décisions judiciaires dans un profit tout à fait déloyal !

 

De même, le juge pourrait être attentif à certains cas de parent (souvent la mère) inadéquat qui ne redistribue pas la part contributive reçue vers les enfants mais l’utilise à son profit, particulièrement pour payer ses frais d’avocat…  Dans ces cas, si les enfants se plaignent ou demandent régulièrement des suppléments d’aide à leur père, il devrait être possible, du moins dans le cas d’enfant majeur, de verser la partie de la part contributive de chaque enfant sur son compte propre.  De cette façon, l’enfant majeur pourra disposer de l’argent et l’utiliser au mieux pour ses besoins.  Là aussi, jusqu’à présent, la mère qui n’a pas été payée en mains propres pourrait demander le dédoublement du paiement réalisé sur le compte d’enfant majeur.  Il me paraît important de réfléchir à bien protéger le payeur et les enfants majeurs dans ce type de conditions.

 

3. Conclusion

Dans le cadre des parts contributives, la Justice et la société ont donc beaucoup de responsabilités.  La première, c’est bien sûr de veiller qu’elles soient payées.  La seconde, c’est de prévoir la possibilité de versements anticipés si la situation, particulièrement la sécurité des enfants le nécessite, versements anticipés qui doivent bien sûr être compensés par un rattrapage sur les versements ultérieurs. D’autre part, veiller à ce que le receveur de la part contributive l’utilise bien au profit des enfants et non à ses profits.  Si les enfants se plaignent, il devrait être possible d’envisager des versements directement sur le compte d’enfant majeur.  Enfin, il faut vérifier que la possibilité de versements anticipés ne soit pas abusivement utilisée par un receveur de parts contributives dans l’espoir, in fine, d’obtenir un dédoublement de cette pension en se basant sur l’argumentation que toute pension contributive doit être payée en mains propres et non autrement.  Il faut également prévoir que le payeur, dans ce cas, ait bien une comptabilité transparente avec preuves de paiement.

 

En quelques mots, nous souhaiterions que la Justice soit à la fois plus humaine mais aussi plus explicite afin de rechercher des manipulations dans le comportement de certains parents et d’autre part, éviter des mesures lourdes telles que saisies sur salaires qui entraînent ou aggravent des difficultés psychologiques dans des familles qui sont déjà en détresse.  Il faudrait sans doute plus souvent penser, si pas à chaque fois dans ce type de situation, à imposer un médiateur comptable plutôt que d’attendre que la situation se retrouve plusieurs années plus tard devant le juge des saisies mais dans une atmosphère encore bien plus électrique qu’auparavant, bien sûr, d’autant qu’une perte d’énergie et des dégâts psychologiques souvent irréversibles ont eu tout le temps de s’installer !

 

Dr. JE. VANDERHEYDEN

 

Diffusion par : http://www.garscontent.com/510_Octobre/09/05_10_01bis.htm

Repost 0
Published by Michel Willekens - dans Famille
commenter cet article
16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 11:24

undefined

 

Per favore vi chiedo la diffusione di questa mail.
Il prossimo 16 marzo a Roma ci sarà un evento mondiale che interesserà tutti i padri, figli, madri e nonni.  Vi aspettiamo
Grazie dell'aiuto
Giorgio Ceccarelli
3392753088

 

Traductions par - Translations by M. WILLEKENS avec – with :

http://fr.babelfish.yahoo.com/translate_txt

 

S'il vous plait je vous demande la diffusion de ce courier.  Le 16 Mars 2008 à Rome, il y aura un évènement mondial qui intéressera tous les pères, les fils, les mères et les pépés.  Nous vous attendons.

Merci de votre aide

 

Als hij u bevalt, vraag ik u de verspreiding van dit courier. Op 16 Maart 2008 in Rome, zal er zijn een wereldgebeurtenis die alle vaders, pépés draden, de moeders zal interesseren en. Wij wachten u.

Bedankt voor uw hulp

 

If you like it, I ask for the diffusion of this courier to you. 16 the Mars 2008 in Rome, there will be a world event which will interest all the fathers, wire, the mothers and pépés. We await you.

Thank you for your assistance

 

Εάν σας αρέσει, σας ρωτώ μετάδοση αυτού του courier. 16 Μάρτιος το 2008 σε Ρώμη, θα υπάρξει παγκόσμιος ιvθnement που θα ενδιαφέρει όλους πατέρες, τα pιpιs νήματα, τις μητέρες και. Σας αναμένουμε.

Ευχαριστία της βοήθειάς σας

 

Si les agrada, les pido la difusión de este courier. El 16 de marzo de 2008 en Roma, habrá un acontecimiento mundial que interesará todos los padres, los hilos, a las madres y el pépés. Les esperamos.

Gracias por su ayuda

 

Plus d’infos - More information :

Associations Internationales - International associations

http://www.daddyspride.it/linksintern.htm

 

Repost 0
Published by Michel Willekens - dans Actualités
commenter cet article
31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 00:24
undefined
Repost 0
Published by Michel Willekens - dans Actualités
commenter cet article
23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 00:29
undefined

Ce que vous faites est considérable pour nous tous sur cette partie de planète.  S’il y avait plus d’acteurs de changements tels que vous… nous ne serions plus dans ces situations dramatiques. 

Aussi, je vous suis infiniment reconnaissant pour tout ce que vous osez entreprendre pour le bien-être et la sauvegarde de l’humanité.  J’ai beaucoup d’estime pour vous, chères collaboratrices, chers collaborateurs et chers partenaires de Belgique, de France, d’Italie, de Grèce, du Canada, du Royaume Uni et des Etats-Unis d’Amérique.

Nous vous souhaitons un Joyeux Noël plein d’espoirs et une Bonne Année 2008, remplie d’amitiés, de solidarités et d’amour.

Michel WILLEKENS                 

Fondateur – Militant bénévole

 

What you do is considerable for us all on this part of planet. If there were more actors of changes such as you... we would not be any more in these dramatic situations.

Also, I am infinitely grateful to you for all that you dare to undertake for the wellbeing and the safeguard of humanity. I have much regard for you, dear collaborators, dear collaborators and dear partners of Belgium, of France, of Italy, of Greece, of Canada, of the United Kingdom and the United States of America.

We wish you a Merry Christmas full with hopes and a Happy New Year 2008, full with friendship, solidarity and love.

Michel WILLEKENS

Founder - Militant Voluntary

 

Che avete fatto è considerevole per noi tutti su questa parte di pianeta. Se ci fossero più attori di cambiamenti così come voi... non saremmo stati più in queste situazioni drammatiche.

Inoltre, vi sono infinitamente riconoscente per tutto ciò che osate intraprendere per il benessere e la salvaguardia dell'umanità. Ho molta stima per voi, cari collaboratori, cari collaboratori e cari partner del Belgio, della Francia, dell'Italia, della Grecia, del Canada, del Regno Unito e degli Stati Uniti d'America.

Vi desideriamo un Natale allegro pieno di speranze ed un buono anno 2008, pieno d'amicizia, di solidarietà e d'amore.

Michel WILLEKENS

Fondatore - Militante disinteressato

 

Που κάνατε είστε ιδιαίτεροι για μας όλοι σε αυτό το μέρος του πλανήτη. Εάν υπήρξε πιο παράγοντες των αλλαγών όπως εσείς ... δεν θα ήμαστε πια μέσα σε αυτές δραματικές καταστάσεις.

Τοο, σας είμαι απείρως ευγνώμων για όλο που τολμάτε να αναλάβετε για την ευεξία και την προστασία της ανθρωπότητας. Έχω την πολλή εκτίμηση για σας, ακριβοί συνεργάτες, ακριβοί συνεργάτες και ακριβοί εταίροι του Βέλγιο, της Γαλλίας, του Ιταλία, της ελλάδας, του Καναδά, του ηνωμένου βασιλείου και των που συνδέονται Κρατών της Αμερικής.

Σας επιθυμούμε χαρούμενος noλl plein των ελπίδων και ένα καλό έτος το 2008, των φιλιών, οι αλληλεγγύες που γεμίζει και της αγάπης.

Michel WILLEKENS

ιδρυτής - bιnιvole μαχητής

 

Repost 0
Published by Michel Willekens - dans Famille
commenter cet article
6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 01:38

Quel rapport, me direz-vous, entre un prisonnier politique et un parent aliéné ?  Bien sûr, le parent aliéné n’est pas prisonnier d’un Etat mais ses enfants et lui sont prisonniers d’une situation dont la durée, fort longue, est entretenue par certains dysfonctionnements de notre Justice, donc de notre société.  Si l’on ne peut parler de prisonniers politiques, on pourrait donc parler de prisonniers sociétaux !  Mais pourquoi prisonniers ?

 

-          Lors d’une séparation conflictuelle, le parent secondarisé  est un prisonnier physique car s’il n’est pas dans une prison reconnue par l’Etat, il vit reclus dans un logement qu’il a dû trouver à la hâte (suite à la décision judiciaire  qui lui donne généralement un mois pour quitter la maison du couple défunt).  Il s’agit donc généralement  d’un flat ou d’un petit appartement, voire d’un retour chez ses parents, ce qui est parfois le plus simple.  Dans ce nouveau logement qui ne correspond donc pas à ses aspirations, le parent secondarisé  et aliéné a toutes les chances d’être surveillé par son ex-épou (x)se ou son ex-« belle »-famille, voire par les sbires engagés par eux comme des détectives, sans foi, ni loi...  Il est donc tout simplement en résidence surveillée.  Tous ses faits et gestes sont étudiés, de même que les différentes personnes qui rentrent et qui sortent de ce logement.  Et si ce parent secondarisé reçoit occasionnellement  « une ami(e) », il a toutes les chances de ramasser dans les semaines qui suivent la visite d’un huissier dont le but sera de démontrer la collusion, en essayant de trouver toutes sortes d’indices, directs ou indirects, de la présence régulière...  Le parent secondarisé est donc dans l’incapacité, pendant toute la durée de la procédure du divorce (ce qui dure généralement  quelques années) de pouvoir recevoir ou vivre avec qui il veut et ceci est donc, manifestement  une perte de liberté de vie.  Idéalement, il devrait rentrer au couvent ou dans une abbaye et au moins, on pourrait penser qu’il aurait la paix de la part des huissiers...

 

-          Le parent secondarisé est également prisonnier matériel.  Je veux dire par-là que pendant toute la durée de la procédure, il ne pourra pas récupérer, suite à son exclusion du domicile conjugal, tout effet personnel ou du moins, la moitié des effets du couple...  D’autre part, généralement, le père doit payer une part contributive à la mère pour les enfants mais aussi, parfois, le loyer de la maison qu’occupe la mère et par ailleurs, son loyer dans sa nouvelle maison... et tout ce qu’il faut pour vivre...  C’est parfois la quadrature du cercle avec un salaire limité...  J'en connais qui finalement, sans le moindre sou, loge sur les coussins arrière de leur voiture... (cas vécus à Bruxelles...) ou deviennent SDF (cas vécus à Charleroi). 

 

-          Il ne faut bien sûr pas oublier non plus la prison psychologique : il n’est pas facile de vivre quand on sait que l’on est dénigré, noirci, vilipendé aux yeux de ses enfants, de ses voisins, du village, dans le milieu professionnel, parmi les copains...  Même et surtout, si l’on est « droit dans ses bottes », il faut un temps fou pour redresser la barque, remettre les choses au point, faire éclater la vérité car le dicton bien connu est toujours d’application « Mentez, mentez.  Il en restera toujours quelque chose... ».  Cette longue réhabilitation est comme une longue traversée du désert... ce qui peut donner l’idée de changer de référence religieuse en quittant un aspect parfois trop jésuitique pour une philosophie « plus humaine, plus accueillante ».

 

Ceci n’est cependant rien par rapport à la torture psychologique de ne plus voir ses enfants que quatre jours maximum par mois dans le cadre le plus fréquemment rencontré de l’hébergement principal chez la mère, non alterné... Quatre jours, parfois moins, quand il y a refus de visite parentale, refus contre lesquels les plaintes n’aboutissent généralement   à rien et découragent in fine le père, voire le démotivent, ce qui est évidemment la pire des choses, surtout pour les enfants...  Mis à part cela, la dépression nerveuse guette ce père secondarisé car il a perdu beaucoup dans son déménagement forcé, improvisé, dans de mauvaises conditions et pendant toute la durée de la procédure, il ne pourra pas trouver de compensation, que ce soit au mode relationnel de manière sérieuse, durable, ni au mode financier, ne pouvant s’acheter des biens au risque de devoir le partager avec une ex-épouse qui veille au grain de toutes modifications dans le train de vie de son ex-époux dont elle n’a que faire si ce n’est au plan financier, bien sûr... 

 

§         Quant aux enfants, et c’est bien sûr le point le plus important, ils sont aussi prisonniers, particulièrement  au plan psychologique mais aussi au plan matériel.

 

-          Au plan psychologique, c’est évidemment le conflit de loyauté vis-à-vis des parents qui caractérise leur drame de vie.  En effet, englués dans une aliénation parentale, ils se voient involontairement pris en otage, fusionnés avec leur mère dans le but « conscient ou inconscient » de dénigrer au maximum leur père...  Ils se rendent progressivement  compte, dans ce contexte, que ce qui fait plaisir à leur mère est à l’inverse de ce que leur père souhaiterait...  De plus, s’ils se prêtent au jeu machiavélique que leur mère leur demande de jouer, c’est-à-dire d’épier leur père, de ramener à la mère des informations sur la nouvelle vie de leur père et cela peut être très précis comme un numéro de code..., ils s’attendent bien sûr à une réaction de rejet de la part du père...  A partir de ce moment, la situation devient cornélienne car l’enfant ne sait plus comment faire pour bien faire.  Il s’agit vraiment d’une torture psychologique...  Et comme l’aliénation parentale n’est pas reconnue, ni traitée en Belgique (au Canada, par contre, on peut retirer la garde des enfants à une mère aliénante), cette situation peut durer des années avec donc, des dégâts psychologiques sérieux chez des enfants qui peuvent décrocher au niveau scolaire, voire évoluer vers la délinquance ou la consommation de drogues...  Pour en sortir, il faudra que l’enfant admette un jour que sa mère l’a trompé, l’a manipulé et ceci ne se fera pas sans une réaction d’écorché vif...

 

-          Quant à la prison matérielle, l’enfant la ressent comme une nette réduction des budgets parentaux pour tout ce qui est scolaire, habillement et divertissements, ...  En effet, les deux ex-parents devant faire front à des honoraires d’avocats non négligeables, pour une durée qui peut s’étaler sur plusieurs années, auront évidemment un budget beaucoup moins important qu’auparavant pour partir en vacances, acheter des vêtements, prévoir des cours complémentaires, avoir des distractions...  Les enfants sont donc enfermés dans une nouvelle vie tout à fait inconfortable, voire insupportable et ceci, malheureusement  pour des années avant que la Justice daigne prendre des positions qui permettront de sortir de cette aliénation...

 

§         Sans vouloir bien sûr comparer la prison virtuelle du parent aliéné (statistiquement c’est surtout le père) et de ses enfants avec le cachot des prisonniers politiques, il n’empêche que la souffrance physique, matérielle et surtout, psychologique a des points communs, tant pour le prisonnier sociétal que pour le prisonnier politique !  Cette prison sociétale est bien sûr une notion inconnue de la plupart des membres de notre société car elle résulte d’une déviance des coutumes et lois utilisées par certaines personnes aliénantes au détriment de celles qu’elles aliènent... et ceci, sous le couvert d’une Justice qui n’ouvre pas les yeux sur ce problème et qui, par ailleurs, est d’une lenteur excessive, double défaut qui ne fait qu’aggraver la situation des gens concernés...  Il est donc indispensable de réagir !  D’autres pays montrent le chemin d’une prise en charge plus égalitaire plus rapide et moins dramatique des divorces conflictuels !  Tout en soutenant de toutes nos forces Amnesty International et autres organisations du même type pour leur aide au sens large aux prisonniers politiques, il serait agréable de ne pas devoir créer des organisations du même genre pour conscientiser notre population et par ailleurs, aider les personnes victimes d’aliénation dans notre pays dont la force est la démocratie avec ses corollaires usuels, égalité, fraternité et liberté ! 

 

J-E VANDERHEYDEN

Médecin Hospitalier

Fleurus

Repost 0
Published by Michel Willekens - dans Société
commenter cet article
6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 00:51

 

Mise à jour le vendredi 11 février 2011

 

La Machine à Broyer Les Hommes…

… ça se passe au Canada, mais c'est partout ailleurs, aux « Pays des Droits de l’Homme »

 

Partie 1/5

http://www.youtube.com/watch?v=_UpaKiPpm1k

Partie 2/5

http://www.youtube.com/watch?v=X9MOdIhCM5s&feature=related

Partie 3/5

http://www.youtube.com/watch?v=_Mg_dWI6Fzg&feature=related

Partie 4/5

http://www.youtube.com/watch?v=1au4cTyJd9g&feature=related

Partie 5/5

http://www.youtube.com/watch?v=5ItygXHhxEs&feature=related

 

En cas de problème, copier le lien et le coller dans le moteur de recherche.

 

Repost 0
Published by Michel Willekens - dans Famille
commenter cet article
30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 02:49

Elisabeth Badinter- L'intégralité du débat

Femmes-hommes : pourquoi ne parle-t-on jamais des hommes battus ?

LEMONDE.FR | 14.11.07 | 17h17  •  Mis à jour le 16.11.07 | 18h04

L'intégralité du débat avec Elisabeth Badinter, philosophe, vendredi 16 novembre 2007

http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3328,55-977998,0.html

 

Mouche : Combien d'hommes meurent chaque année sous les coups de leur femme en France ? Et combien de femmes meurent sous les coups de leur mari ?

 

Elisabeth Badinter : Nous avons au total pour l'année 2006, en augmentation par rapport à l'étude de 2004, 168 décès par homicide au sein du couple. Et dans ces 168 décès, il y a 137 femmes et 31 hommes. Ce qui veut dire qu'une femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son conjoint, et qu'un homme meurt tous les 11,5 jours sous les coups de sa conjointe. Donc il est incontestable que ce sont les femmes qui sont majoritairement victimes de la violence des hommes.

Au demeurant, je considère que la question des victimes masculines de la violence des femmes doit être posée. Parce que ce n'est pas nul. 31 hommes qui meurent sous les coups de leur femme, ce n'est pas rien. Or je constate qu'il n'y a aucune étude spécifique entreprise sur le sujet des hommes, et que la presse, dans son ensemble, et les chercheurs ne considèrent que les violences faites aux femmes, comme si l'autre n'existait pas. C'est cet aveuglement, volontaire ou inconscient, qui m'interpelle. Car j'y vois en particulier un parti pris idéologique grave, qui consiste à faire des femmes les uniques victimes de la violence.

Ireneka : Oui, il faut parler des hommes battus... mais n'est-ce pas aux hommes de prendre cette question en main, comme les féministes l'ont fait pour les femmes battues ?

Elisabeth Badinter : Justement, il me semble que la situation des hommes battus est encore plus indicible que celle des femmes battues. Parce qu'être un homme battu est tellement contraire à l'image de la virilité que c'est encore plus honteux pour un homme de se dire victime de violences féminines que pour une femme d'être victime d'un homme.

Il faut se souvenir que c'est parce qu'il y avait eu une campagne de presque toute la société pour encourager les femmes à surmonter leur honte et déposer plainte, que, peu à peu, les femmes ont fait le pas d'aller à la gendarmerie ou à la police. Avec beaucoup de difficultés, car cela doit être très douloureux.

Pour les hommes, c'est une démarche encore quasiment impossible, qui doit donc être prise en charge par la société également. Je voudrais souligner que nous avons quelques études très partielles sur ces hommes objets de violences féminines, et tous expliquent que déposer plainte est une horreur, car ils sont l'objet de ricanements et de déni. Pour nous tous, spontanément, on ne peut pas imaginer qu'un homme se laisse battre par une femme. Or il semble bien que même si les hommes sont plus forts que les femmes (ce qui n'est pas vrai dans tous les couples), les hommes battus n'osent pas réagir et n'osent utiliser la même violence à l'égard de leur compagne pour la faire cesser. Voilà pourquoi, à mon sens, cette affaire ne peut pas être prise en charge par les seuls hommes, mais ce sont les associations, les psychologues, et peut-être aussi un ministère quelconque de la parité, qui doivent prendre ce sujet en charge.

Picolo : Cette violence féminine n'est-elle pas, majoritairement, de la légitime défense ?

Elisabeth Badinter : C'est toujours l'argument avancé pour parler des violences féminines contre les hommes : elles sont violentes pour se défendre d'une première violence masculine. Je suis convaincue pour ma part que c'est souvent vrai, mais je suis aussi convaincue, par les témoignages que nous avons, que c'est loin de l'être toujours.

Suzy : Quel est le profil des femmes qui battent leur mari ? A quelle classe sociale appartiennent-elles ?

Elisabeth Badinter : Comme nous n'avons pas d'étude sur ces femmes violentes, on ne peut pas répondre à cette question, pourtant fondamentale. Il faudrait presque briser un tabou pour pouvoir aborder sereinement et avec toute l'objectivité nécessaire cette question-là, et nous ne l'avons pas fait.

Jean Grisel : Si on parle uniquement des violences physiques, étant donné que les hommes sont statistiquement plus forts que les femmes, on trouvera toujours plus de dégâts chez les femmes. Mais pourquoi oublie-t-on les violences spécifiques commises par les femmes, comme par exemple les enfants faits dans le dos, les fausses attributions de paternité, etc.

Elisabeth Badinter : Je ne pense pas que l'on puisse mettre à égalité les violences physiques et les violences psychologiques. Au demeurant, les rares études que nous avons sur les violences, notamment au Québec, qui est nettement plus avancé que la France sur cette affaire, montrent que la violence psychologique serait plus le fait des femmes, et la violence physique plus le fait des hommes.

Ny2008 : Dans de nombreux cas de divorces aux Etats-Unis, les femmes avancent faussement qu'elles sont victimes de violence pour obtenir des jugements avantageux. Qu'en est-il en France ?

Elisabeth Badinter : En France comme au Québec, nous savons, à titre d'exemple, que des femmes en instance de divorce ont accusé à tort leur conjoint de pédophilie sur leurs enfants pour avoir la garde de ceux-ci. Nous possédons un chiffre qui est partiel mais tout de même inquiétant : 17 % de ces plaintes ont été prouvées mensongères par les tribunaux. Voilà un type de violence qui n'est pas physique, qui est psychologique, et qui est une ignominie, pas suffisamment dénoncée à mon gré.

Christophe Lambert : Avez-vous eu des réactions violentes de femmes qui s'offusquent de vous voir lancer ce débat ?

Elisabeth Badinter : Oui, et notamment venant d'associations féministes qui s'occupent des femmes victimes de violences masculines. On me dit que je tendrais à noyer le poisson, à disculper les hommes en évoquant la violence féminine, comme si je les renvoyais dos à dos. Conclusion : je suis une traître au féminisme.

Westindies : Pourquoi ne parle-t-on pas plus de ces mouvements féministes qui font la promotion de la haine anti-hommes ? Il y a de plus en plus d'associations féministes qui organisent des débats interdits aux hommes.

Elisabeth Badinter : Pour ma part, je parle de ces mouvements haineux contre les hommes. J'ai écrit un livre qui s'appelle Fausse Route qui essaie de faire le point sur ces discours anti-hommes. Mais finalement, je pense que la majorité de nos concitoyens savent faire la part des choses. Au demeurant, je suis choquée que tous les 8 mars, jour de la Fête des femmes, tous les médias brandissent les statistiques des violences faites aux femmes, laissant entendre aux nouvelles générations de femmes que leur condition est celle de victimes, ce qui nourrit la méfiance, la peur, voire la haine à l'égard des hommes.

Christophe Lambert : Est-ce que depuis la publication de "Fausse Route" et le chapitre que vous consacriez à cette question les choses vous paraissent avoir changé ?

Elisabeth Badinter : La réponse est non, ça n'a pas beaucoup changé. Mais je m'attends tout de même à ce qu'on finisse par être un peu plus objectif et qu'on en vienne à s'intéresser à la violence féminine.

Christophe Lambert : Faites-vous un lien entre la violence féminine au sein du couple et la montée de la violence chez les adolescentes : une sorte d'accession ou de droit à la violence des femmes, en quelque sorte ?

Elisabeth Badinter : Je ne crois pas qu'on puisse dire les choses ainsi. En revanche, l'augmentation massive des violences physiques, notamment depuis le début des années 2000, est un phénomène global. Nous assistons à une montée de la violence contre les enfants, contre les gens âgés, entre les enfants et entre les adolescents. Et bien entendu, chez les femmes aussi. Que dans des situations extrêmement dures pour les adolescentes, dans les quartiers difficiles, les jeunes filles soient amenées à être de plus en plus violentes me semble une conséquence naturelle de l'oppression dont elles sont l'objet. Mais cela ne veut pas dire pour autant que les femmes, globalement, quand elles ne sont pas dans des situations drastiques, deviennent plus violentes.

Longsword : Vivant au Québec, j'ai pu constater les méfaits d'un féminisme virulent sur les hommes de ma génération (35-40 ans). L'homme, toujours coupable !! Pourquoi certaines femmes utilisent-elles la culpabilisation et la dévalorisation des hommes pour obtenir ce qu'elles veulent d'eux ?

Elisabeth Badinter : Parce qu'elles croient n'avoir pas d'autre moyen pour obtenir quelque chose. J'ajoute qu'elles sont dans le ressentiment et la haine des hommes.

Los : Y a-t-il une différence entre la violence dans les couples hétérosexuels et dans les couples homosexuels ?

Elisabeth Badinter : A ma connaissance, il n'y en a pas. Les quelques très rares études que nous avons tendent à montrer le même pourcentage de violences au sein des deux types de couple.

Los : Vous avez fait part des statistiques sur les décès, y a-t-il un autre moyen de quantifier l'ampleur des sévices hommes-femmes ?

Elisabeth Badinter : Oui. En vérité, on a beaucoup de chiffres. A part le pourcentage d'homicides, il y a tous les pourcentages de blessures. Par exemple, pour l'année 2005, il y a eu 8 869 plaintes de femmes de violences de la part de leur conjoint. Et 1 457 plaintes d'hommes de violences de la part de leur femme. Et en 2006, il y a une augmentation importante de cette double violence : 10 680 plaintes de femmes, soit une augmentation de 20 %, et 1 724 plaintes d'hommes, soit une augmentation de 18 %. Mais ce qu'il faut ajouter, c'est que nous n'avons là que les statistiques des plaintes, et qu'il semblerait que seulement 10 % des femmes et des hommes victimes de violences déposent plainte.

Suzy : Ne faudrait-il pas canaliser la violence des époux(ses) à l'extérieur du milieu familial ? Encourager les femmes à faire du sport, à devenir autonomes, affectivement et financièrement ?

Elisabeth Badinter : Je considère que les hommes ou les femmes violents sont des malades, qui ont besoin de soins. Mais il me semble indispensable d'encourager de toutes les façons les femmes à jouir de l'indépendance financière, pour avoir les moyens de s'en aller, de quitter le foyer conjugal avec leurs enfants si nécessaire. Il me semble aussi judicieux que les femmes apprennent à se défendre physiquement, parce que les violences ne viennent pas que du conjoint, et qu'il y a aussi toutes ces statistiques considérables de violences physiques hors de la vie familiale dont les femmes sont majoritairement victimes, à 90 %.

Ccc3 : Vous exposez le phénomène de la montée de la violence envers les hommes. Pour quelles raisons ce phénomène prend-il une telle ampleur ?

Malys : Est-ce que la violence faite aux hommes augmente ou bien est-ce simplement qu'on en parle plus ?

Elisabeth Badinter : Apparemment, personne n'en parle. C'est moi qui ai voulu en parler aujourd'hui. Je pense que si l'on encourage les hommes à déposer plainte et si l'on prend leur situation en considération, on risque d'avoir des surprises. Je ne veux pas dire pour autant qu'ils seront majoritairement victimes, mais je suis convaincue que le chiffre des violences faites aux hommes sera impressionnant.

Chat modéré par Mathilde Gérard

Repost 0
Published by Michel Willekens - dans Famille
commenter cet article
30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 02:42
...spolié de ses enfants et de son avenir professionnel.


Un médecin spécialiste belge dit « d’origine » poussé aux aveux par détention arbitraire et torture mentale, comme les infirmières bulgares et le médecin palestinien récemment libérés après avoir été faussement accusés d’avoir inoculé le virus du SIDA à des enfants Libyens.

 

Non, ce n’est pas une autre affaire encombrante qui se passerait à nouveau en Libye mais bien dans notre bonne vieille Europe occidentale dont les valeurs démocratiques servent de standard y compris à l’Amérique de Georges Bush.

 

C’est à Bruxelles, capitale de l’Europe avant Strasbourg, qu’un tel médecin spécialiste faussement accusé de faits imaginaires a été détenu arbitrairement durant 5 mois afin de le pousser à « avouer » des faits inexistants matériellement et, cela va de soi, juridiquement.

 

Dysfonctionnement isolé ou pratique courante, habituellement camouflée, relevant de la terreur d’Etat ?

 

Voici les faits objectivement vérifiables de cette affaire déjà portée à la Cour Européenne de Strasbourg.

 

Le 08 mars 2007 soit vingt-quatre heures après sa détention pour prétendu enlèvement parental en qualité de père de mineur de 12 ans dont il a le droit d’hébergement accessoire, le médecin spécialiste précité s’aperçoit (au vu des documents administratifs pénitentiaires qu’on lui demande de signer) que:

1°) Son numéro national normalement unique et identique aussi bien au Registre national, à l’imposition fiscale ainsi qu’à la Sécurité Sociale a été changé ;

2°) Son état civil (Marié) a été changé en « INCONNU » ;

3°) Son adresse domiciliaire à BRUXELLES inchangée depuis 21 ans et bien connue de l’Administration comme de la Sûreté de l’Etat est devenue « INCONNUE »;

4°) Son patronyme normalement sans prénom a été modifié en lui créant un « prénom non chrétien » ;

5°) Le nombre de ses enfants [QUATRE] a été arbitrairement réduit à « ZERO » ;

6°) Sa nationalité BELGE est devenue tout aussi arbitrairement « Nationalité CONGO » ;

7°) Sa situation professionnelle de MEDECIN SALARIE exerçant en milieu hospitalier public est arbitrairement devenue « INCONNUE » ;

8°) Ses revenus annuels, comme mensuels, bien connus du FISC ont été arbitrairement ramenés à « ZERO ».

 

De très grands avocats de la place, consultés, minimisent ; et sans rougir, ils nous assurent que l’on a pris le médecin spécialiste pour « quelqu’un d’autre » alors que ce médecin vit en Belgique depuis 1974 soit 33 ans.

 

Bref, on a ainsi « fabriqué » les apparences d’un « étranger » ou d’un « immigré » sans travail, SDF (sans domicile fixe) dans l’espace de coopération judiciaire SCHENGEN pour ainsi « justifier » par avance ou a posteriori : c’est selon, sa détention qui – comme dans le cas des infirmières bulgares et du médecin palestinien – répond à d’autres arrières pensées et d’autres visées stratégiques. Notamment :

a)    A l’asphyxier financièrement ;

b)    A le discréditer, le déshonorer avant le procès en RC responsabilité civile qui sera plaidé à Bruxelles en février 2008; procès dans lequel il est réclamé à titre d’arriérés de rémunération et intérêts légaux sur 11 ans la somme de 3 millions d’€uros aux organes décentrés de l’Etat belge ou agissant au nom de l’Etat fédéral.

 

En effet, le médecin spécialiste a été spolié, exploité de 1987 à 1988 puis jeté comme un Kleenex et il futensuite l’objet de pressions psychologiques, financières, administratives, physiques et familiales dont les dernières en date sont simplement surréalistes : cauchemardesques ou hallucinatoires,…  C’est selon.

 

En tout état de cause, comme il a été établi par le Conseil d’Etat dès 1998, au bout de 5 ans de procédure; et en 1997 par l’Inspection des Lois Sociales (Ministère de l’Emploi et du Travail) après 2 ans d’enquête, le préjudice est incontesté et difficilement réparable.

 

Raison pour laquelle le médecin réclame uniquement l’incontestablement dû à savoir les arriérés de salaire pour le travail qu’il a incontestablement fourni durant des années pour le bien de toutes les catégories de population consultant l’hôpital universitaire où il se spécialisait. Il ne s’agit donc pas d’un «paumé misérabiliste» qui quémanderait – quod non – des dommages & intérêts pour une éventuelle mésentente tournant au règlement de comptes personnels…

 

Il est question de pratiques effrayantes et terrifiantes au sein d’un Etat de Droit, démocratique et que l’on aurait voulu savoir confinées dans les républiques bananières dont les grands commissionnaires viennent tendre l’obole pour recevoir 0,5 à 0,7 % du PIB des donateurs et démocraties avancées…

 

La question centrale et déterminante est celle de savoir qui avait intérêt à procéder à des falsifications aussi inquiétantes que redoutables et pour la sécurité physique que pour la sécurité juridique et administrative de chaque Belge peu importe que ce soit un(e) Belge de souche ou « d’origine ».

 

Falsifications qui, en dépit de vains efforts de les minimiser dans le chef de certains ténors du Barreau bruxellois, portent un coup sérieux à l’image, à la fiabilité, au sérieux des garanties qu’offre habituellement l’Etat Belge !

 

Comment de telles impostures ou falsifications qu’on qualifie sous d’autres cieux où l’Etat est devenu spectral de « chipotages » peuvent-elles se pratiquer dans des documents d’état civil prétendument officiels et rester impunies dans une démocratie qui fonctionne de manière impartiale ?

 

Le clientélisme des partis politiques, le blocage (paralysie) des institutions par les considérations communautaristes ou les tensions communautaristes inavouées, la corruption, la cupidité, la déchéance morale et le cynisme de ceux / celles qui sont aux affaires auraient-ils atteint les mêmes bas-fonds que dans les républiques bananières ?  Réponse en février 2008…

 

D’ici là, le fond commun séculaire de la sagesse humaine nous apprend depuis la nuit des temps que :

-         La bave du crapaud n’atteint jamais la blanche colombe ;

-         Le temps use le mensonge et polit la vérité ;

-         Le monde qui nous environne ne s’améliore pas avec nos lâchetés ni avec les mensonges à soi-même comme aux autres.  Car le mensonge mène toujours à la confusion de ses auteurs et de ceux / celles qui y croient ;

-         Comme pour JEANNE D’ARC, DREYFUS, GANDHI, NEHRU, MANDELA et plus près encore pour les infirmières bulgares… le médecin spécialiste torturé mentalement et physiquement à la prison bruxelloise de FOREST durant 5 mois sera réhabilité comme le préfigure sa relaxe après l’intervention de Maître Jacques VERGES et après l’invalidation de la prévention d’enlèvement parental requalifiée : en non-représentation d’enfant, pour laquelle depuis plus de 15 ans en Belgique, à notre connaissance, aucun parent n’a plus subi de mesures coercitives… en cas de divorce conflictuel.  Enfin, pour des raisons évidentes et humanitaires, il ne faut pas ajouter un traumatisme supplémentaire à la souffrance des enfants !

(s) Un papa de plus… victime de l’arbitraire institutionnel.

 

A SUIVRE…

 

Repost 0
Published by Michel Willekens - dans Société
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de la Vie de Pères
  • Le blog de la Vie de Pères
  • : Droit fondamental des parents, des enfants, à un logement suffisant, à la dignité humaine…
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Archives