Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 15:06

Accusé à tort, Michel ne reverra jamais plus ses cinq enfants

BRUXELLES La vie n'a pas fait de cadeau à Michel Willekens, un divorcé de 64 ans, père de cinq enfants, trois filles et deux garçons de 23 à 41 ans, qu'il n'a plus revus depuis Noël 1993. Willekens vit l'enfer depuis 14 ans, de vivre sans les siens.

Un enfer qu'il décrit en disant qu'il lui a fallu beaucoup souffrir pour dépasser le stade où cela fait mal. À force d'avoir mal, vient le moment où vous ne sentez plus rien.

Michel Willekens n'a plus l'espoir du tout de revoir ses enfants. La Belgique est un mouchoir de poche.

Les cinq vivent peut-être à deux pas de chez lui. Il les croise, peut-être sans le savoir. Terribles mots d'un père coupé des siens : "Ils ont dû tellement changer : je ne les reconnaîtrais même pas".

Willekens fait partie de ces pères qui, dans un divorce, ont été accusés du pire, d'avoir été violent et d'avoir eu des gestes déplacés. Les yeux dans les yeux, Michel Willekens promet que c'est faux. La justice ne l'a jamais inquiété, poursuivi, inculpé, jugé, condamné. Michel n'a même jamais été interrogé : dans un divorce, tous les coups étaient permis.

Ce désastreux jour de Noël 1993, Willekens voyait ses cinq enfants pour la dernière fois. Le mal était fait, la coupure définitive. Marié durant 28 ans, Willekens était expulsé, jeté à la rue avec deux valises de vêtements. Willekens a galéré. Il a connu la faim, le froid. SDF, il s'est battu pour remonter la pente.

Aujourd'hui, Michel a même retrouvé un toit. De le voir, l'air very british sous sa casquette, fait chaud au coeur : il est intarissable sur ses enfants.

L'aîné, fait-il, doit avoir 41 ans. Michel Willekens se souvient d'un parcours scolaire chaotique. Bref, il avait fallu mettre l'enfant à l'internat. Son père n'a pas oublié le jour où son fils, ayant décroché son diplôme de fin d'études, vint à lui pour l'embrasser : "Merci, papa".

"J'espère qu'A. a du travail. J'espère qu'il est heureux."

Avec quelle tendresse Michel parle de leur deuxième enfant. "Après un garçon, je dois dire que j'espérais plutôt une fille. À l'époque, les papas patientaient dehors. À la naissance, l'infirmière accoucheuse m'a annoncé que c'était un petit garçon. Et puis je l'ai vue : une petite fille. Elle avait les yeux grands ouverts et sa petite langue, je me souviens, dépassait. Elle me manque. V. doit avoir 40 ans. Des enfants ? Et dire que je ne la reconnaîtrais pas si je la croisais en rue."

Troisième, également une fille : "Elle, vous ne me croirez pas, mais je ne l'ai jamais entendue pleurer. C'était la petite fille modèle. Je l'imagine institutrice de maternelle, toute frisée comme déjà enfant. Quel âge aujourd'hui ? 30 ans."

La suivante, A., aurait 24 ans : "Je dois vous avouer. Ce devait être en 1997 ou 98. J'étais SDF, assis sur un banc, à la place Flagey, pas lavé, pas rasé, mon sac sur le dos, un bonnet sur la tête. J'avais froid. Je devais sentir. J'ai vu ma fille A. qui marchait avec son petit frère, D. J'ai eu la honte. J'aurais pu marcher vers eux. Mais leur dire quoi ? Je suis votre père ? Je n'ai pas osé. Encore souvent je me dis : Et si j'avais osé ?".

D., le petit dernier, doit avoir 23 ans. Son père évoque des souvenirs heureux, ses premiers pas, ses premiers coups de pédales, le camping à Oostduinkerke.

Enfant de la guerre, Willekens a souffert des privations. Invalide reconnu à 66 %, il met un point d'honneur à ne rien laisser paraître. Il met un même point d'honneur à crâner. "C'est ainsi : la vie vous joue parfois de mauvais tours", fait-il, espérant qu'elle épargnera à chacun de ses enfants ce qu'il endure depuis ce maudit Noël de 1993. "J'espère qu'ils sont heureux en famille. J'espère que la vie ne les broiera pas comme elle m'a broyé. Je ne sais pas s'ils pensent parfois à moi. Je n'en sais rien. Je le suppose. Pour être franc, j'ai dû m'efforcer moi aussi de tourner la page. C'était cela. Tourner la page. Ou se suicider."Gilbert Dupont

Michel Willekens, divorcé, 64 ans, est père de 5 enfants, trois filles et deux garçons. Il ne les a plus revus depuis Noël 1993. (demoulin)

Date: 02/02/2008
Section: INFORMATIONS GENERALES
Sous Section: FAITS DIVERS

http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=785622

Partager cet article

Repost 0
Published by Michel Willekens - dans Famille
commenter cet article

commentaires

BC 15/09/2009 01:43

Accusé à tord de pédophilie, un ex-policier municipal témoigne dans « Calomnie »
 
Christophe Bridou, ex-policier municipal dont l'affaire a été révélée par Rue89, raconte dans « Calomnie », un livre qui vient de sortir, sa longue descente aux enfers après avoir été accusé de pédophilie par l'ancienne ministre Nelly Olin.
Suite à l'ordonnance de non-lieu rendue en juillet 2007, l'heure de la contre-attaque a sonné pour celui qui se dit victime d'une cabale homophobe. Il porte plainte pour dénonciation calomnieuse et saisit la Halde et la Cour européenne des droits de l'homme.
Ancien chef de la police municipale de Garges-lès-Gonesse (Val d'Oise), Christophe Bridou a été révoqué de ses fonctions en 2002 suite à des accusations de Nelly Olin, ancienne maire de Garges-lès-Gonesse et ministre, de détournements de bien public et de recel de photos à caractère pédophile.
Ce jeune père de famille expliquait, à Rue89 en septembre 2007, le cauchemar qu'il a vécu pendant plus de six ans : l'humiliation de la garde à vue, les perquisitions, la rue, la mendicité, les tentatives de suicide, l'isolement…
Dans « Calomnie », il décrit de façon directe et touchante le calvaire qu'il a vécu au quotidien, puis son soulagement le jour où l'ordonnance de non-lieu a été rendue.
Ayant essuyé un premier refus de réintégration de la part du nouveau maire et suite à l'annonce d'un nouveau délai pour statuer, il menaçait en février 2008 d'entamer une grève de la faim. Finalement, la Justice a pressé le pas et vient de débouter Christophe Bridou de sa demande. Pour lui, c'est évident, les pressions politiques perdurent.
 
Lire la suite sur
http://snpm-cftc.over-blog.com/article-36025615.html

Tondemifrère 24/06/2009 01:42

Carine ? , Est-ce bien toi qui écrit cela ? J’en doute ! Alors, si c’est bien toi, je réagis ainsi :
 
Témoin de quoi ? De tout le mal que l’on t’a dit sur moi ? Ce que je n’ai pas apprécié du tout, c’est l’enlèvement de Vinciane, en 1980, à l’âge de 12 ans. Pour que tes « Parents » puissent recevoir 15.000 BEF par mois, de la Communauté Française ! Durant près de 6 ans ! Nous enlever Vinciane sous le prétexte que sa mère la maltraitait !!! Et que je ne voyais rien de tout ça !!! Vous ne vous plaisiez qu’en disant du mal sur l’un et sur l’autre ! Vous ne viviez que dans la jalousie et le désir de profit.
 
Et puis, un peu avant ses 17 ans…  les « parents » se sont débarrassés d’elle en la plaçant au Home le Tamaris à Etterbeek, où elle fit une tentative de suicide. Nous sommes allé à la clinique pour la voir. Bizarrement, dès qu’elle ne fut plus sous l’emprise des « parents » elle voulut nous revoir et revivre avec nous. Ne trouves-tu pas bizarre ce retournement de volonté ? Nous, spécialistes, nous connaissons la raison de ce syndrome si significatif. Ensuite, lorsqu’elle fut décidée de venir revivre chez nous, son éducateur du Home Le Tamaris, le lui déconseilla carrément en lui disant que nous allions lui prendre son livret d’épargne. En effet, depuis ses 12 ans, placée par le juge chez tes parents, Vinciane percevait une partie de ses allocations familiales. Elle a donc suivi les conseils de son éducateur et a préféré les centaines de milliers de francs au risque que nous lui prenions son épargne. Je n’aurais jamais fait une chose pareille. Et puis… la galère pour Vinciane… qui a vécut comme bon lui sembla… jouant un jeu bizarre avec sa mères, ne voulant plus la voir (me disait elle) mais lui téléphonant ou bien (…) derrière mon dos.
 
Revenons un peu avec « les parents ». Un peu après, ton père avait été hospitalisé et soi disant « à la mort ». Maman nous téléphona, en pleurs, s’excusant d’avoir commis une si mauvaise action, nous demanda pardon, accusant « ton père » d’avoir tout manigancé, et se plaignit qu’elle avait une vie infernale avec lui… Nous pensions que ton père allait mourir… et que j’allais revoir ma mère. Mais « ton père » plus coriace, revint chez lui. Par la suite, nous n’avons pas repris contact. Tu penses ! Détourner Vinciane de ses parents… c’est quoi, d’après toi ? Et toi, Carine, tu as été complice de ça !!! Vinciane m’a bien raconté pas mal de choses à ton propos. Veux-tu voir ses lettres, que j’ai conservées ? Je peux aussi les publier ici.
 
Carine, tu es bien malhonnête… dans tout tes propos et tu n’as aucune notion des tenants et des aboutissants sur mon histoire. Tu ne connais que des « rumeurs »
Et tu t’y connais en scélératesses, puisque tu a bien profité de l’héritage « des parents » lesquels ont si bien détourné l’héritage de Tante Rose, en spoliant les frères et sœurs Charles, Corneille, Rosa.
 
Mon vécu avec toi s’est terminé en 1966. Tu n’avais que 3 ans !!! Alors, parle-en de ton vécu avec moi… tu seras toujours en décalage sur les réalités !
 
En plus, ta perversité est déplacée pour me réagir à ta manière sur ce Blog qui sert uniquement à communiquer des informations sur les vécus des pères violés et spoliés de leurs droits fondamentaux. Il est évident qu’avec toutes les imbécilités, les mensonges, les haines, que vous détenez, et que propagez autour de vous… mes deux plus jeunes enfants ne voudront plus me voir !
 
Qu’en sais-tu si je suis heureux ou bien malheureux ? Arrête de phantasmer… Carine, tu n’es nullement ma « petite sœur » !!! Tu n’es que la fille de ma « mère » et celle de ton père. Sache, qu’en 1994, lorsque je fus à la rue… ton père (celui qui a remarié ma mère) m’a bien insisté que je n’y remette plus les pieds « à la maison ». Ma mère était déjà quasi paralysée.
Tu comprends bien que si j’avais toujours eu mon père en vie, je n’aurais pas perdu ma famille. Je n’aurais pas perdu Vinciane, à l’âge de 12 ans. Je n’aurais pas été spolié par un divorce frauduleux. Un père, une mère, ça se bat pour ses enfants.
Moi, je n’attends plus rien. Si je me bats c’est uniquement pour mes deux plus jeunes enfants qui n’avaient que 9 et 10 ans et qu’ils savent que j’étais un papa digne et honorable et non pas comme celui qui fut diabolisé pour permettre a sa « Madame » d’obtenir le divorce à son avantage.  
 
Carine, disparaît de ma vie, car tu me rappelles trop d’horreurs. Depuis 1994, je vis en paix.
 

will 12/06/2009 21:09

Témoignage d'une canadienne prise en charge par un centre d'accueil pour femmes« Je suis une mère célibataire avec deux enfants. Lorsque j'ai pris la décision de rompre les liens du mariage (par ennui), j'ai consulté trois avocats différents dans le but de me renseigner. Ils m'ont tous trois posé la même question concernant d'éventuels abus entre les mains de mon mari. Ma réponse fut que jamais, et d'aucune manière ce soit, mon conjoint n'avait abusé de moi. À ma grande stupéfaction, leurs réactions furent unanimes. À moins d'accuser mon conjoint d'abus, jamais je n'obtiendrais la garde exclusive de mes enfants. Ils m'ont également raconté comment ces allégations déposées contre mon conjoint allaient suffire pour m'approprier la TOTALITÉ de ses biens et encore davantage. Lorsque je m'inquiétais à savoir comment prouver ces allégations, je me suis fait simplement répondre que les preuves n'étaient pas requises à la cour, et qu'il suffisait de me rendre à une centre de crise pour femmes, que j'allais y obtenir tout le support nécessaire à l'appui dans mon histoire de mauvais traitements.Issue d'une famille où les valeurs religieuses étaient de rigueur, j'étais très mal à l'aise avec ces conseils. Ensuite, les avocats m'ont avisé que pour bénéficier pleinement de l'aide juridique, je n'avais pas d'autre option que de déposer des allégations contre mon mari. Dépourvue des ressources monétaires pour assumer les honoraires professionnels des avocats, j'ai suivi leurs conseils. De reculons, j'ai emmené les enfants au centre de crise. Je ne pouvais pas croire ce que je voyais. De l'extérieur, tout semble correspondre à l'image projetée auprès des bailleurs de fonds. Cependant, rien n'est plus éloigné de la vérité.Cet endroit pourrait être assimilé à un lieu de culte, à défaut d'un meilleur terme. Dénigrer les hommes y était une priorité et la direction de l'établissement semblait très enthousiaste à l'idée de recruter une autre femme pour joindre les rangs de celles qui les détestent. Elles disposaient même d'un scénario infaillible pour gagner à la cour. En suivant le mode d'emploi suggéré, je m'assurais de remporter non seulement la garde exclusive des enfants mais aussi l'automobile, la maison, la terre et des ressources financières pour vivre confortablement jusqu'à la fin de mes jours.Dès que ma décision de suivre leur plan fut connue, les événements se sont précipités. J'ai vu l'homme avec qui j'avais été marié être détruit tant sur le plan émotionnel, financier que physique. J'ai obtenu la garde exclusive des enfants et, avec l'ordonnance de non communication, obtenu également la maison et l'automobile de manière à préserver le rythme de vie habituel des enfants.Non seulement ai-je obtenu une ordonnance de non communication à son endroit mais il fut également reconnu coupable de voie de fait. L'homme qui avait participé activement à la création de nos enfants, à leur entretien et qui les aimaient tendrement, était par la loi maintenu à bonne distance d'eux et tenu de me verser (davantage que j'en avais besoin) une pension pour leur entretien. Tel que je l'ai mentionné, je l'ai détruit, ne lui laissant que des miettes pour survivre. »
 
11 juin 2009
http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2009/06/11/homme-noir-sdf-coupable-ideal.html
 
Publié sur
Michel versus perversité au féminin
http://laviedeperes.over-blog.com/article-12857842-6.html#anchorComment
Commentaire n° 17 posté par mimi le 12/06/2009 à 18h44
 
QUID des fausses accusations pour gagner un divorce ?
http://laviedeperes.over-blog.com/article-23639745-6.html#anchorComment
Commentaire n° 39 posté par Will le 24/04/2009 à 14h45

Will 08/05/2009 12:29

Alexandra et David, vous me manquez…
Voici la photo, de mes deux derniers enfants, prise au Collège Cardinal Mercier à Braine-l’Alleud, à la rentrée scolaire 1993. Alexandra, 10 ans et David, 9 ans. Quatre mois plus tard, je fus séparé d’eux… à jamais ! Car cela fait plus de 15 ans qu’ils ne veulent plus me voir en raison du Syndrome d’aliénation parentale. Pourtant, ils n’ont strictement rien à me reprocher. Si vous les connaissez, dites leur bien qu’ils me manquent et expliquez leur les dégâts sur les familles par le SAP et que s’ils m’on banni de leur vie, c’est par la faute de leur mère qui a diabolisé leur père par méchanceté et par cupidité. Car, vous deux, vous savez bien que je ne vous ai jamais causé du tort… quoi qu’ont dit faussement Alain, Valérie et votre mère pour leur profit !

Présentation

  • : Le blog de la Vie de Pères
  • Le blog de la Vie de Pères
  • : Droit fondamental des parents, des enfants, à un logement suffisant, à la dignité humaine…
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Archives