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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 01:38

Quel rapport, me direz-vous, entre un prisonnier politique et un parent aliéné ?  Bien sûr, le parent aliéné n’est pas prisonnier d’un Etat mais ses enfants et lui sont prisonniers d’une situation dont la durée, fort longue, est entretenue par certains dysfonctionnements de notre Justice, donc de notre société.  Si l’on ne peut parler de prisonniers politiques, on pourrait donc parler de prisonniers sociétaux !  Mais pourquoi prisonniers ?

 

-          Lors d’une séparation conflictuelle, le parent secondarisé  est un prisonnier physique car s’il n’est pas dans une prison reconnue par l’Etat, il vit reclus dans un logement qu’il a dû trouver à la hâte (suite à la décision judiciaire  qui lui donne généralement un mois pour quitter la maison du couple défunt).  Il s’agit donc généralement  d’un flat ou d’un petit appartement, voire d’un retour chez ses parents, ce qui est parfois le plus simple.  Dans ce nouveau logement qui ne correspond donc pas à ses aspirations, le parent secondarisé  et aliéné a toutes les chances d’être surveillé par son ex-épou (x)se ou son ex-« belle »-famille, voire par les sbires engagés par eux comme des détectives, sans foi, ni loi...  Il est donc tout simplement en résidence surveillée.  Tous ses faits et gestes sont étudiés, de même que les différentes personnes qui rentrent et qui sortent de ce logement.  Et si ce parent secondarisé reçoit occasionnellement  « une ami(e) », il a toutes les chances de ramasser dans les semaines qui suivent la visite d’un huissier dont le but sera de démontrer la collusion, en essayant de trouver toutes sortes d’indices, directs ou indirects, de la présence régulière...  Le parent secondarisé est donc dans l’incapacité, pendant toute la durée de la procédure du divorce (ce qui dure généralement  quelques années) de pouvoir recevoir ou vivre avec qui il veut et ceci est donc, manifestement  une perte de liberté de vie.  Idéalement, il devrait rentrer au couvent ou dans une abbaye et au moins, on pourrait penser qu’il aurait la paix de la part des huissiers...

 

-          Le parent secondarisé est également prisonnier matériel.  Je veux dire par-là que pendant toute la durée de la procédure, il ne pourra pas récupérer, suite à son exclusion du domicile conjugal, tout effet personnel ou du moins, la moitié des effets du couple...  D’autre part, généralement, le père doit payer une part contributive à la mère pour les enfants mais aussi, parfois, le loyer de la maison qu’occupe la mère et par ailleurs, son loyer dans sa nouvelle maison... et tout ce qu’il faut pour vivre...  C’est parfois la quadrature du cercle avec un salaire limité...  J'en connais qui finalement, sans le moindre sou, loge sur les coussins arrière de leur voiture... (cas vécus à Bruxelles...) ou deviennent SDF (cas vécus à Charleroi). 

 

-          Il ne faut bien sûr pas oublier non plus la prison psychologique : il n’est pas facile de vivre quand on sait que l’on est dénigré, noirci, vilipendé aux yeux de ses enfants, de ses voisins, du village, dans le milieu professionnel, parmi les copains...  Même et surtout, si l’on est « droit dans ses bottes », il faut un temps fou pour redresser la barque, remettre les choses au point, faire éclater la vérité car le dicton bien connu est toujours d’application « Mentez, mentez.  Il en restera toujours quelque chose... ».  Cette longue réhabilitation est comme une longue traversée du désert... ce qui peut donner l’idée de changer de référence religieuse en quittant un aspect parfois trop jésuitique pour une philosophie « plus humaine, plus accueillante ».

 

Ceci n’est cependant rien par rapport à la torture psychologique de ne plus voir ses enfants que quatre jours maximum par mois dans le cadre le plus fréquemment rencontré de l’hébergement principal chez la mère, non alterné... Quatre jours, parfois moins, quand il y a refus de visite parentale, refus contre lesquels les plaintes n’aboutissent généralement   à rien et découragent in fine le père, voire le démotivent, ce qui est évidemment la pire des choses, surtout pour les enfants...  Mis à part cela, la dépression nerveuse guette ce père secondarisé car il a perdu beaucoup dans son déménagement forcé, improvisé, dans de mauvaises conditions et pendant toute la durée de la procédure, il ne pourra pas trouver de compensation, que ce soit au mode relationnel de manière sérieuse, durable, ni au mode financier, ne pouvant s’acheter des biens au risque de devoir le partager avec une ex-épouse qui veille au grain de toutes modifications dans le train de vie de son ex-époux dont elle n’a que faire si ce n’est au plan financier, bien sûr... 

 

§         Quant aux enfants, et c’est bien sûr le point le plus important, ils sont aussi prisonniers, particulièrement  au plan psychologique mais aussi au plan matériel.

 

-          Au plan psychologique, c’est évidemment le conflit de loyauté vis-à-vis des parents qui caractérise leur drame de vie.  En effet, englués dans une aliénation parentale, ils se voient involontairement pris en otage, fusionnés avec leur mère dans le but « conscient ou inconscient » de dénigrer au maximum leur père...  Ils se rendent progressivement  compte, dans ce contexte, que ce qui fait plaisir à leur mère est à l’inverse de ce que leur père souhaiterait...  De plus, s’ils se prêtent au jeu machiavélique que leur mère leur demande de jouer, c’est-à-dire d’épier leur père, de ramener à la mère des informations sur la nouvelle vie de leur père et cela peut être très précis comme un numéro de code..., ils s’attendent bien sûr à une réaction de rejet de la part du père...  A partir de ce moment, la situation devient cornélienne car l’enfant ne sait plus comment faire pour bien faire.  Il s’agit vraiment d’une torture psychologique...  Et comme l’aliénation parentale n’est pas reconnue, ni traitée en Belgique (au Canada, par contre, on peut retirer la garde des enfants à une mère aliénante), cette situation peut durer des années avec donc, des dégâts psychologiques sérieux chez des enfants qui peuvent décrocher au niveau scolaire, voire évoluer vers la délinquance ou la consommation de drogues...  Pour en sortir, il faudra que l’enfant admette un jour que sa mère l’a trompé, l’a manipulé et ceci ne se fera pas sans une réaction d’écorché vif...

 

-          Quant à la prison matérielle, l’enfant la ressent comme une nette réduction des budgets parentaux pour tout ce qui est scolaire, habillement et divertissements, ...  En effet, les deux ex-parents devant faire front à des honoraires d’avocats non négligeables, pour une durée qui peut s’étaler sur plusieurs années, auront évidemment un budget beaucoup moins important qu’auparavant pour partir en vacances, acheter des vêtements, prévoir des cours complémentaires, avoir des distractions...  Les enfants sont donc enfermés dans une nouvelle vie tout à fait inconfortable, voire insupportable et ceci, malheureusement  pour des années avant que la Justice daigne prendre des positions qui permettront de sortir de cette aliénation...

 

§         Sans vouloir bien sûr comparer la prison virtuelle du parent aliéné (statistiquement c’est surtout le père) et de ses enfants avec le cachot des prisonniers politiques, il n’empêche que la souffrance physique, matérielle et surtout, psychologique a des points communs, tant pour le prisonnier sociétal que pour le prisonnier politique !  Cette prison sociétale est bien sûr une notion inconnue de la plupart des membres de notre société car elle résulte d’une déviance des coutumes et lois utilisées par certaines personnes aliénantes au détriment de celles qu’elles aliènent... et ceci, sous le couvert d’une Justice qui n’ouvre pas les yeux sur ce problème et qui, par ailleurs, est d’une lenteur excessive, double défaut qui ne fait qu’aggraver la situation des gens concernés...  Il est donc indispensable de réagir !  D’autres pays montrent le chemin d’une prise en charge plus égalitaire plus rapide et moins dramatique des divorces conflictuels !  Tout en soutenant de toutes nos forces Amnesty International et autres organisations du même type pour leur aide au sens large aux prisonniers politiques, il serait agréable de ne pas devoir créer des organisations du même genre pour conscientiser notre population et par ailleurs, aider les personnes victimes d’aliénation dans notre pays dont la force est la démocratie avec ses corollaires usuels, égalité, fraternité et liberté ! 

 

J-E VANDERHEYDEN

Médecin Hospitalier

Fleurus

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Published by Michel Willekens - dans Société
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Will 29/11/2010 14:20



Ce 10 décembre est la Journée Mondiale des droits de l'homme


L’éducation aux droits de l’homme est bien plus qu’un sujet de leçon ou que le thème d’une journée: c’est un
processus qui vise à ce que chacun soit équipé pour vivre sa vie dans la sécurité et la dignité.


 


En cette Journée internationale des droits de l’homme, continuons ensemble à faire le nécessaire pour que les
générations futures aient une culture des droits de l’homme, et à promouvoir la liberté, la sécurité et la paix dans tous les pays.


(s) Le secrétaire général de l'ONU


 


Rappel : En 1950, l’Assemblée générale des nations unies a invité tous les états et toutes les
organisations internationales concernées à célébrer le 10 décembre de chaque année la Journée des droits de l’homme [résolution 423 (V)]. Cette journée marque l’anniversaire de l’adoption en
1948, par l'Assemblée, de la Déclaration universelle des droits de l’homme.


 



Will 25/09/2009 13:04



AVIS IMPORTANT


Étant donné que des scélérats s’amusent à poster des insanités pour insulter, discréditer les auteur(e)s qui ont le courage de dénoncer les horreurs inhumaines
après ruptures conjugales, je me vois donc forcé, avec un grand regret, de modérer tous les commentaires de ce Blog qui a pour mission de mettre en lumière toutes les saloperies que les scélérats
mettent en œuvre pour leurs glorioles et pour leurs profits. Seules les insultes et les attaques personnelles pouvant être identifiées seront rejetées. « Lorsque l'homme s'habitue à voir les autres détruits par de fausses accusations, c’est qu’il accepte lui-même de subir, un jour ou l’autre, lui aussi, les mêmes
destructions. ». À bon entendeur, votre serviteur.


 


 


 



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