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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 02:49

Elisabeth Badinter- L'intégralité du débat

Femmes-hommes : pourquoi ne parle-t-on jamais des hommes battus ?

LEMONDE.FR | 14.11.07 | 17h17  •  Mis à jour le 16.11.07 | 18h04

L'intégralité du débat avec Elisabeth Badinter, philosophe, vendredi 16 novembre 2007

http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3328,55-977998,0.html

 

Mouche : Combien d'hommes meurent chaque année sous les coups de leur femme en France ? Et combien de femmes meurent sous les coups de leur mari ?

 

Elisabeth Badinter : Nous avons au total pour l'année 2006, en augmentation par rapport à l'étude de 2004, 168 décès par homicide au sein du couple. Et dans ces 168 décès, il y a 137 femmes et 31 hommes. Ce qui veut dire qu'une femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son conjoint, et qu'un homme meurt tous les 11,5 jours sous les coups de sa conjointe. Donc il est incontestable que ce sont les femmes qui sont majoritairement victimes de la violence des hommes.

Au demeurant, je considère que la question des victimes masculines de la violence des femmes doit être posée. Parce que ce n'est pas nul. 31 hommes qui meurent sous les coups de leur femme, ce n'est pas rien. Or je constate qu'il n'y a aucune étude spécifique entreprise sur le sujet des hommes, et que la presse, dans son ensemble, et les chercheurs ne considèrent que les violences faites aux femmes, comme si l'autre n'existait pas. C'est cet aveuglement, volontaire ou inconscient, qui m'interpelle. Car j'y vois en particulier un parti pris idéologique grave, qui consiste à faire des femmes les uniques victimes de la violence.

Ireneka : Oui, il faut parler des hommes battus... mais n'est-ce pas aux hommes de prendre cette question en main, comme les féministes l'ont fait pour les femmes battues ?

Elisabeth Badinter : Justement, il me semble que la situation des hommes battus est encore plus indicible que celle des femmes battues. Parce qu'être un homme battu est tellement contraire à l'image de la virilité que c'est encore plus honteux pour un homme de se dire victime de violences féminines que pour une femme d'être victime d'un homme.

Il faut se souvenir que c'est parce qu'il y avait eu une campagne de presque toute la société pour encourager les femmes à surmonter leur honte et déposer plainte, que, peu à peu, les femmes ont fait le pas d'aller à la gendarmerie ou à la police. Avec beaucoup de difficultés, car cela doit être très douloureux.

Pour les hommes, c'est une démarche encore quasiment impossible, qui doit donc être prise en charge par la société également. Je voudrais souligner que nous avons quelques études très partielles sur ces hommes objets de violences féminines, et tous expliquent que déposer plainte est une horreur, car ils sont l'objet de ricanements et de déni. Pour nous tous, spontanément, on ne peut pas imaginer qu'un homme se laisse battre par une femme. Or il semble bien que même si les hommes sont plus forts que les femmes (ce qui n'est pas vrai dans tous les couples), les hommes battus n'osent pas réagir et n'osent utiliser la même violence à l'égard de leur compagne pour la faire cesser. Voilà pourquoi, à mon sens, cette affaire ne peut pas être prise en charge par les seuls hommes, mais ce sont les associations, les psychologues, et peut-être aussi un ministère quelconque de la parité, qui doivent prendre ce sujet en charge.

Picolo : Cette violence féminine n'est-elle pas, majoritairement, de la légitime défense ?

Elisabeth Badinter : C'est toujours l'argument avancé pour parler des violences féminines contre les hommes : elles sont violentes pour se défendre d'une première violence masculine. Je suis convaincue pour ma part que c'est souvent vrai, mais je suis aussi convaincue, par les témoignages que nous avons, que c'est loin de l'être toujours.

Suzy : Quel est le profil des femmes qui battent leur mari ? A quelle classe sociale appartiennent-elles ?

Elisabeth Badinter : Comme nous n'avons pas d'étude sur ces femmes violentes, on ne peut pas répondre à cette question, pourtant fondamentale. Il faudrait presque briser un tabou pour pouvoir aborder sereinement et avec toute l'objectivité nécessaire cette question-là, et nous ne l'avons pas fait.

Jean Grisel : Si on parle uniquement des violences physiques, étant donné que les hommes sont statistiquement plus forts que les femmes, on trouvera toujours plus de dégâts chez les femmes. Mais pourquoi oublie-t-on les violences spécifiques commises par les femmes, comme par exemple les enfants faits dans le dos, les fausses attributions de paternité, etc.

Elisabeth Badinter : Je ne pense pas que l'on puisse mettre à égalité les violences physiques et les violences psychologiques. Au demeurant, les rares études que nous avons sur les violences, notamment au Québec, qui est nettement plus avancé que la France sur cette affaire, montrent que la violence psychologique serait plus le fait des femmes, et la violence physique plus le fait des hommes.

Ny2008 : Dans de nombreux cas de divorces aux Etats-Unis, les femmes avancent faussement qu'elles sont victimes de violence pour obtenir des jugements avantageux. Qu'en est-il en France ?

Elisabeth Badinter : En France comme au Québec, nous savons, à titre d'exemple, que des femmes en instance de divorce ont accusé à tort leur conjoint de pédophilie sur leurs enfants pour avoir la garde de ceux-ci. Nous possédons un chiffre qui est partiel mais tout de même inquiétant : 17 % de ces plaintes ont été prouvées mensongères par les tribunaux. Voilà un type de violence qui n'est pas physique, qui est psychologique, et qui est une ignominie, pas suffisamment dénoncée à mon gré.

Christophe Lambert : Avez-vous eu des réactions violentes de femmes qui s'offusquent de vous voir lancer ce débat ?

Elisabeth Badinter : Oui, et notamment venant d'associations féministes qui s'occupent des femmes victimes de violences masculines. On me dit que je tendrais à noyer le poisson, à disculper les hommes en évoquant la violence féminine, comme si je les renvoyais dos à dos. Conclusion : je suis une traître au féminisme.

Westindies : Pourquoi ne parle-t-on pas plus de ces mouvements féministes qui font la promotion de la haine anti-hommes ? Il y a de plus en plus d'associations féministes qui organisent des débats interdits aux hommes.

Elisabeth Badinter : Pour ma part, je parle de ces mouvements haineux contre les hommes. J'ai écrit un livre qui s'appelle Fausse Route qui essaie de faire le point sur ces discours anti-hommes. Mais finalement, je pense que la majorité de nos concitoyens savent faire la part des choses. Au demeurant, je suis choquée que tous les 8 mars, jour de la Fête des femmes, tous les médias brandissent les statistiques des violences faites aux femmes, laissant entendre aux nouvelles générations de femmes que leur condition est celle de victimes, ce qui nourrit la méfiance, la peur, voire la haine à l'égard des hommes.

Christophe Lambert : Est-ce que depuis la publication de "Fausse Route" et le chapitre que vous consacriez à cette question les choses vous paraissent avoir changé ?

Elisabeth Badinter : La réponse est non, ça n'a pas beaucoup changé. Mais je m'attends tout de même à ce qu'on finisse par être un peu plus objectif et qu'on en vienne à s'intéresser à la violence féminine.

Christophe Lambert : Faites-vous un lien entre la violence féminine au sein du couple et la montée de la violence chez les adolescentes : une sorte d'accession ou de droit à la violence des femmes, en quelque sorte ?

Elisabeth Badinter : Je ne crois pas qu'on puisse dire les choses ainsi. En revanche, l'augmentation massive des violences physiques, notamment depuis le début des années 2000, est un phénomène global. Nous assistons à une montée de la violence contre les enfants, contre les gens âgés, entre les enfants et entre les adolescents. Et bien entendu, chez les femmes aussi. Que dans des situations extrêmement dures pour les adolescentes, dans les quartiers difficiles, les jeunes filles soient amenées à être de plus en plus violentes me semble une conséquence naturelle de l'oppression dont elles sont l'objet. Mais cela ne veut pas dire pour autant que les femmes, globalement, quand elles ne sont pas dans des situations drastiques, deviennent plus violentes.

Longsword : Vivant au Québec, j'ai pu constater les méfaits d'un féminisme virulent sur les hommes de ma génération (35-40 ans). L'homme, toujours coupable !! Pourquoi certaines femmes utilisent-elles la culpabilisation et la dévalorisation des hommes pour obtenir ce qu'elles veulent d'eux ?

Elisabeth Badinter : Parce qu'elles croient n'avoir pas d'autre moyen pour obtenir quelque chose. J'ajoute qu'elles sont dans le ressentiment et la haine des hommes.

Los : Y a-t-il une différence entre la violence dans les couples hétérosexuels et dans les couples homosexuels ?

Elisabeth Badinter : A ma connaissance, il n'y en a pas. Les quelques très rares études que nous avons tendent à montrer le même pourcentage de violences au sein des deux types de couple.

Los : Vous avez fait part des statistiques sur les décès, y a-t-il un autre moyen de quantifier l'ampleur des sévices hommes-femmes ?

Elisabeth Badinter : Oui. En vérité, on a beaucoup de chiffres. A part le pourcentage d'homicides, il y a tous les pourcentages de blessures. Par exemple, pour l'année 2005, il y a eu 8 869 plaintes de femmes de violences de la part de leur conjoint. Et 1 457 plaintes d'hommes de violences de la part de leur femme. Et en 2006, il y a une augmentation importante de cette double violence : 10 680 plaintes de femmes, soit une augmentation de 20 %, et 1 724 plaintes d'hommes, soit une augmentation de 18 %. Mais ce qu'il faut ajouter, c'est que nous n'avons là que les statistiques des plaintes, et qu'il semblerait que seulement 10 % des femmes et des hommes victimes de violences déposent plainte.

Suzy : Ne faudrait-il pas canaliser la violence des époux(ses) à l'extérieur du milieu familial ? Encourager les femmes à faire du sport, à devenir autonomes, affectivement et financièrement ?

Elisabeth Badinter : Je considère que les hommes ou les femmes violents sont des malades, qui ont besoin de soins. Mais il me semble indispensable d'encourager de toutes les façons les femmes à jouir de l'indépendance financière, pour avoir les moyens de s'en aller, de quitter le foyer conjugal avec leurs enfants si nécessaire. Il me semble aussi judicieux que les femmes apprennent à se défendre physiquement, parce que les violences ne viennent pas que du conjoint, et qu'il y a aussi toutes ces statistiques considérables de violences physiques hors de la vie familiale dont les femmes sont majoritairement victimes, à 90 %.

Ccc3 : Vous exposez le phénomène de la montée de la violence envers les hommes. Pour quelles raisons ce phénomène prend-il une telle ampleur ?

Malys : Est-ce que la violence faite aux hommes augmente ou bien est-ce simplement qu'on en parle plus ?

Elisabeth Badinter : Apparemment, personne n'en parle. C'est moi qui ai voulu en parler aujourd'hui. Je pense que si l'on encourage les hommes à déposer plainte et si l'on prend leur situation en considération, on risque d'avoir des surprises. Je ne veux pas dire pour autant qu'ils seront majoritairement victimes, mais je suis convaincue que le chiffre des violences faites aux hommes sera impressionnant.

Chat modéré par Mathilde Gérard

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Published by Michel Willekens - dans Famille
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Yvon Dallaire 10/12/2008 11:25

La violence conjugale‏
À tous et à toutes, ci-dessous un article que j'ai osé commettre sur la violence conjugale dans ma chronique Votre couple du Journal de Montréal et de Québec.
Citation : Journal de Montréal, 07.12.08.http://www.canoe.com/artdevivre/ellelui/article1/2008/12/08/7670456-jdm.html
 
La violence conjugale
Aborder le thème de la violence conjugale est extrêmement délicat, car cela soulève de fortes réactions émotives, réactions qui nous empêchent souvent de voir la vraie réalité. Ces réactions sont fortement influencées par le préjugé de «l’homme violent, la femme victime» et de l’impensable social: «l’homme victime, la femme violente».
Par Yvon Dallaire, psychologue - Collaboration spéciale
 
Comprenons-nous bien: il n’est pas question de minimiser la violence faite aux femmes: il n’y aurait qu’une seule personne (femme, homme ou enfant) battue au Québec que ce serait déjà une personne de trop. Mon objectif: mieux comprendre ce qui est en jeu dans la violence conjugale pour mieux intervenir.
La réalité statistique
Si on se base sur les rapports de police, il y aurait de douze à quinze femmes battues pour un homme. Ces rapports sont véridiques, mais… partiels. Les hommes ne vont pas à la police ou ne consultent pas pour violence conjugale: ils craignent, avec raison, de ne pas être crus, d’être tournés en ridicule ou d’être accusés d’avoir provoqué cette violence. Pourtant, ils le devraient.
 
Des dizaines de recherches démontrent une autre réalité de la violence conjugale: il y aurait presque autant d’hommes battus physiquement que de femmes. Une étude faite par l’Institut de la statistique du Québec conclut que «la violence du conjoint ou d’un ex-conjoint atteint un homme sur 24 et une femme sur 19».
 
Autre statistique encore plus surprenante rapportée par la Gazette des Femmes (nov.-déc. 2005, p. 27): «D’après Statistique Canada, le taux de violence conjugale chez les homosexuelles est le double de celui déclaré par les hérérosexuelles (15 % contre 7 %)». Karol O’Brien, cofondatrice du Groupe d’intervention en violence conjugale chez les lesbiennes de Montréal, estime plutôt ce taux à 22 ou 24 %.
 
Nous sommes loin de l’homme toujours bourreau et de la femme toujours victime qui ne devient violente que par légitime défense. La réalité est que, dans 50 à 70 % des couples violents, les deux le sont. Et dans les cas où un seul émet de la violence, c’est autant ou presque le fait des femmes que des hommes.
De l’amour à la haine
L’important n’est pas de savoir qui est le plus violent, mais plutôt de comprendre comment deux êtres qui s’aimaient en arrivent à se taper dessus. Au-delà d’une certaine lutte normale pour le pouvoir entre deux partenaires, la violence conjugale est en fait la conséquence d’une dynamique action-réaction dans laquelle la réponse de l’un des partenaires au comportement de l’autre entraîne des réponses de plus en plus inappropriées.
 
Cette escalade, ou schismogenèse complémentaire, se produit parce que les hommes et les femmes ont des sensibilités différentes, parce qu’ils n’ont pas développé certaines habiletés relationnelles (empathie, ouverture, communication…) et parce qu’ils rendent les autres responsables de leurs besoins, de leurs émotions et de leurs frustrations. Le comportement est violent, mais la personne, elle, est souffrante.
 
Aucune thérapie ne peut débuter avant que la personne ne prenne l’entière responsabilité de ses actions et réactions, et cesse d’accuser l’autre d’en être responsable. Pourquoi, lorsqu’il s’agit de violence conjugale, est-ce si difficile d’accepter une coresponsabilité des conjoints dans la construction d’une situation qui mène inexorablement à l’explosion émotive et physique? Comment expliquer autrement que des hommes et des femmes se retrouvent toujours dans des relations violentes?
 
Chacun est responsable de ne pas émettre de violence et de ne pas accepter que de la violence soit émise à son endroit.
 
www.coupleheureux.com
Comment réagiriez-vous si…
… En public vous voyiez une femme gifler un homme? … Vous aperceviez un homme et une femme en train de se battre? … Un ami homme vous disait que sa femme le bat? … Un couple se battait dans l’appartement d’à côté? … Un policier arrêtait l’homme alors que c’est la femme l’agresseur? … Vous étiez un homme battu par votre femme?
 

JC 25/11/2008 23:52

Fausses statistiques sur la violence faite aux femmes – Interview Audio Canada
(suite)
Pour écouter l'entrevue de J-C Boucher et J-P Gagnon  avec André Arthur de TQS du 25 novembre 2008 à ce sujet: 1ère partie
http://www.tqs.ca/videos/le-midi-avec-andre-arthur/2008/11/2---fausse-statistique-sur-la-violence-conjugale---partie-1-37223.php  2ème partie
http://www.tqs.ca/videos/le-midi-avec-andre-arthur/2008/11/3---fausse-statistique-sur-la-violence-conjugale---partie-2-37222.php

JC 25/11/2008 22:57

LE SCANDALE DES FAUSSES STATISTIQUES
DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES
SOCIAUX DU QUÉBEC SUR LA VIOLENCE CONJUGALE
Montréal, le 25 novembre 2008. — Au printemps 1985, le ministère des Affaires sociales du Québec, devenu depuis le ministère de la Santé et des Services sociaux, publiait le document Une politique d’aide aux femmes violentées dans lequel il affirmait que 300 000 femmes étaient victimes de violence conjugale en 1985 au Québec, mais sans fournir de précision quant à la méthodologie et aux sources de données à la base de ce résultat sensationnaliste.
Depuis 1985, ce chiffre de 300 000 femmes victimes de violence conjugale au Québec a été cité des centaines de fois dans les journaux, à la radio, à la télévision, ainsi que dans toute une gamme de brochures et de dépliants distribués dans les points de services de divers ministères et organismes du gouvernement du Québec.
Au terme de plusieurs années d’investigation, L’après-rupture est en mesure de démontrer que ce chiffre de 300 000 constitue une imposture marquant l’aboutissement d’une série de fausses statistiques sur la violence conjugale publiées en 1984 et 1985.
En février 1984, le ministère des Affaires sociales, dans le Document de consultation sur une politique d’aide aux femmes violentées évaluait précisément à 258 661 femmes de 15 ans et plus le nombre de victimes de violence conjugale en 1984 au Québec. Ce chiffre a été obtenu en appliquant la proportion « d’une Canadienne sur dix battue par son mari ou conjoint de fait », avancée par MacLeod et Cadieux en 1980, à l’ensemble des 2 586 615 femmes de 15 ans et plus dénombrées lors du recensement de 1981, plutôt qu’aux 1 552 405 femmes mariées, vivant en union de fait ou étant séparées, comme cela aurait dû être le cas. En somme, le chiffre de 258 661 se trouvait à surévaluer de 67 % le résultat que l’on aurait obtenu en appliquant correctement la proportion « d’une Canadienne sur dix ».  
Le ministère des Affaires sociales se trouvait à inclure dans le calcul des victimes de violence conjugale toutes les femmes de 15 ans et plus : les bonnes sœurs vivant en communauté religieuse (encore fort nombreuses en 1981), les jeunes filles encore adolescentes et les « vieilles filles » n’ayant jamais eu de conjoint, les veuves et les divorcées depuis plusieurs années et sans conjoint au cours de l’année de 1981.   
En outre, il était évident que la proportion de 10 % avancée par MacLeod n’avait aucune validité statistique, comme celle-ci l’a elle-même reconnu en 1994 au congrès de l’ACFAS. À elle seule, cette proportion de 10 % surévaluait de 300 % et plus le nombre de femmes battues.
En octobre 2004, le ministère des Affaires sociales publiait un document de consultation sur la politique familiale québécoise intitulé Pour les familles québécoises, dans lequel il évaluait à 256 000 le nombre de femmes battues de façon chronique au Québec. Le procédé employé pour arriver à ce chiffre est exactement le même que celui utilisé dans le document de février 1984. On a appliqué la proportion erronée de 10 % de MacLeod et Cadieux au scénario moyen de projection estimant à 2 556,6 milliers la population des femmes de 15 ans et plus au Québec en 1981, publié par Statistique Canada en 1974. L’après-rupture est d’avis que ce second chiffre révèle la nature délibérée de la fabrication des fausses statistiques par le ministère des Affaires sociales en 1984.
Enfin, au début de 1985, le ministère des Affaires sociales sortait le chiffre massue de 300 000 femmes victimes de violence conjugale. Il semble que l’on ait décidé simplement d’arrondir à 300 000, les deux chiffres publiés en 1984. Car pour arriver à ce chiffre de 300 000, il aurait fallu appliquer la proportion de 10 % de MacLeod à toute la population féminine de 8 ans et plus vivant au Québec en 1985.
Tous les ministres qui se sont succédés à la tête du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec depuis 1985 ont refusé de reconnaître les impostures statistiques commises par ce ministère en 1984 et en 1985.
Il s’agit d’un véritable scandale beaucoup plus grave que celui des commandites. La recherche complète de l’équipe de L’après rupture qui démontre l’ampleur de la supercherie est disponible sur le lien  Internet suivant:
http://lapresrupture.qc.ca/recherche.html
25 novembre 2008
Contacts:
Jean-Claude Boucher     450-772-6812
Jean-Pierre Gagnon       450-464-9095

Will 25/11/2008 23:09



Merci pour l'info! En Belgique, Amnesty International:
Belgique a aussi parlé de violences faites aux femmes, mais sans parler de la violence faite aux hommes mais surtout aux enfants !
Je précise aussi que le féminisme n'est pas féminin. Comme toute idéologie, celle-ci
survalorise un sexe sur l'autre, mais les adeptes du féminisme sont autant des femmes que des hommes (de même que les gens qui se méfient de cette idéologie appartiennent aux deux sexes).
Amicalement. Will



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